Chronique film – Only God Forgive

Année : 2013

Durée : 90min

Genre : Thriller, Drame (interdit aux moins de 16ans)

Réalisatrice : Nicolas Winding Refn

Résumé :

Julian, un truand américain, s’est retiré en Thaïlande où il dirige un club de boxe thaïlandaise, permettant de couvrir ses opérations de trafic de drogue. Un soir, son frère aîné Billy viole et tue une jeune adolescente qui se prostituait mais il est retrouvé par la police. Chang, un policier à la retraite reconverti en justicier et bourreau, autorise Choi Yan Lee, le père de la victime, à battre Billy. Mais il finit par le tuer. Dès qu’ils quittent les lieux, Chang et les policiers amènent Choi Yan Lee dehors, et Chang finit par reprocher à ce dernier d’avoir laissé sa fille se prostituer et de ne pas s’occuper de ses trois autres enfants. Dans l’espoir que Choi Yan Lee  » n’oublie jamais ses filles « , Chang sort un katana et lui tranche le bras droit.

Pendant ce temps, Julian est avec Maï, une prostituée, qui lui attache les mains sur une chaise afin qu’il puisse la regarder se masturber. C’est alors qu’il fait une sorte de rêve où il voit Chang lui trancher l’avant-bras. Mais après être revenu à la réalité, un de ses associés lui annonce la mort de Billy.

Le lendemain, Julian et ses associés arrivent à la maison de Choi Yan Lee pour lui demander pourquoi il a assassiné Billy. Après avoir entendu sa version des faits, Julian décide de le laisser en vie. Pendant ce temps, Crystal, la mère de Julian, arrive à Bangkok afin de récupérer le corps de Billy. Après avoir retrouvé Julian, elle lui demande comment il a tué le meurtrier de Billy mais Julian finit par lui dire qu’il l’a laissé vivre. Fâchée, elle lui demande des explications et Julian lui raconte ce qui s’est passé. Crystal est pourtant convaincue que Billy avait ses raisons de tuer la jeune prostituée. Plus tard, Choi Yan Lee se fait assassiner à son tour. Crystal apprend plus tard que Chang est également impliqué dans le meurtre de Billy. Elle décide d’engager Byron, un voyou local américain, pour l’éliminer.

Julian décide de présenter Maï à sa mère en la faisant passer pour sa petite-amie et lui offre une robe. Tous deux retrouvent Crystal dans un restaurant, et cette dernière devine la ruse et commence à l’insulter avant de s’excuser. À ce moment-là, on apprend que Crystal avait des rapports incestueux avec Billy et Julian lorsqu’ils étaient jeunes.

Plus tard, un tueur déclenche une fusillade dans un restaurant où Chang et ses associés prennent leur repas. Après avoir arrêté le tueur, Chang retrouve le commanditaire de la fusillade, qui est en train de nourrir son enfant invalide. Il abat le tueur mais laisse son chef en vie après avoir compris qu’il faisait cela pour s’occuper de son fils. Ce dernier lui donne le nom de Byron. Chang parvient à le retrouver dans un club et le torture pour avoir des réponses. Byron donne les motifs mais ne lui divulgue aucun nom. Déçu par son attitude, Chang lui crève les deux yeux et lui enfonce un pic à glace à travers son oreille.

Après avoir retrouvé Chang, Julian propose de le défier en duel et ce dernier finit par accepter. L’affrontement se tient au gymnase du club de Julian. Ayant une grande expérience dans le Muay Thai, Chang parvient à battre Julian sans la moindre difficulté et ce dernier ne réussit pas à le frapper. Après l’affrontement, Crystal retrouve Julian et le supplie à nouveau de tuer Chang comme elle lui avait demandé de tuer leur père pour elle. Elle promet qu’une fois Chang éliminé, ils retourneront aux États-Unis et qu’elle prendra soin de lui. Julian finit par accepter.

Pendant que Chang et un policier vont à l’hôtel où séjourne Crystal, Julian tue le policier chargé de monter la garde de la maison de Chang. Un de ses associés lui signale que Crystal a ordonné de tuer toute la famille de Chang. Une fois que sa petite fille et sa nourrice sont rentrées, l’associé de Julian tue la baby-sitter mais, dans un acte de rédemption, Julian le tue et sauve la petite fille de Chang qui lui, pendant ce temps, assassine Crystal en lui tranchant la gorge avec son sabre.

Julian retourne à l’hôtel où il trouve le corps sans vie de sa mère. Avec le sabre qu’il a pris chez Chang, il l’éventre et plonge sa main dans son abdomen. Plus tard, en étant atteint de visions surréalistes, Julian retrouve Chang dans une forêt, lui tend ses mains et le laisse les trancher avec son sabre. Le film se termine dans un bar karaoké où plusieurs policiers regardent Chang chanter.

 

Mon avis :

Pour cette troisième chronique, j’avais envie de vous parler d’un de mes films préférés et qui soit récent, à savoir Only God Forgive par Nicolas Winding Refn, le réalisateur de Drive.

Pour ceux qui vénèrent Drive, Only God Forgive peut décontenancer (et a souvent décontenancé voire n’ont pas compris ce film aux antipodes de Drive). On a là un petit chef d’oeuvre d’ultra violence filmée de façon totalement contemplative. Très peu de dialogues, tout est dans un visuel aux couleurs très chaudes, dans une ambiance presque onirique, moite, oppressante et bien sûr dans une excellente bande son, les personnages parviennent à donner ce petit truc qui en fait une oeuvre incroyable et d’un grand esthétisme. Pourtant, on ne peut pas dire que les expressions faciales soient très variées, certaines scènes sont très étranges (la scène où Julian ne parvient pas à avoir une érection et semble quelque peu masochiste en se faisant attacher sur sa chaise). Chaque mouvement est calculé, chaque réplique est soigneusement pesée.  Le réalisateur signe sans doute une oeuvre des plus personnelles (il a en effet refusé de faire une production hollywoodienne malgré le succès de Drive et c’est un film qui, selon ses dires, a été réalisé alors que le réalisateur traversait une phase difficile). C’est un film éminemment symbolique entre la relation entre Julian et sa mère, incarnée par une Kristin Scott Thomas absolument magistrale, dans un mélange de cruauté, de perversité et d’un amour tordu pour ses fils. On notera aussi le personnage de Chang, le bourreau, interprété par Vithaya Pansringarm, capable de passer à une exécution au karaoké et ce, sans le moindre état d’âme. La police ne semble pas non plus avoir de problème concernant le fait qu’un ancien policier se charge de punir ce qui ont commis des crimes (et donc prend la place du juge et bourreau) ou même de laisser le père de la victime de Billy le réduire en bouillie à coup de planche.

Only God Forgive ne plaira pas à tout le monde, il en est certain. En ce qui me concerne, je le considère comme un des meilleurs films sortis depuis 2010.

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