Chronique film – Stand by me

Année : 1986

Durée : 89min

Genre : Comédie dramatique

Réalisateur : Rob Reiner

Résumé :

En été 1959, dans l’Oregon, trois amis d’une douzaine d’années — Gordie Lachance, Chris Chambers, Teddy Duchamp — jouent aux cartes en fumant des cigarettes. Chris est le chef de la bande et le meilleur ami de Gordie. Il vient d’une famille à problèmes, son père est alcoolique et le bat. Teddy a un père qui a des accès de rage, au point où il a presque brûlé l’oreille de Teddy sur un poêle. Gordie a des parents qui ne se soucient guère de lui. Ils sont rejoints par Vern Tessio qui a appris — en écoutant discrètement son frère Billy parler avec un ami — qu’ils ont trouvé à South Harlow le cadavre d’un enfant. Cet enfant — Ray Brower — est porté disparu depuis trois jours. Billy et son ami ne veulent pas en parler à la police pour éviter des ennuis. En effet, le cadavre est relativement éloigné de leur maison et c’est avec une voiture volée qu’ils ont pu aller aussi loin.

Les quatre garçons décident de partir en camping pour aller chercher le cadavre. Ils s’imaginent avoir une photo dans le journal, voire passer à la télévision pour avoir trouvé le corps. Ils emmènent un pistolet avec eux, pris au père de Chris, mais ils oublient d’emporter de la nourriture. Ils font alors un crochet par une supérette. Au cours de ce détour, Gordie a l’occasion de remarquer la différence entre les mythes et la réalité. En effet, il se fait courser par le chien le plus craint du village, entrainé par son propriétaire pour — selon la légende — arracher les testicules. Une fois en sécurité, il réalise que le chien n’a pas grand-chose de terrifiant.

Ils poursuivent leur chemin, longeant une voie ferré. Face à un pont ferroviaire, pour éviter un long détour, ils décident de le traverser malgré le risque qu’un train arrive. Au cours de leur traversée, un train arrive par derrière, ce qui les oblige à se précipiter. Gordie et Vern sautent de justesse sur le bas-côté, à la fin du pont.

Ils campent finalement autour d’un feu, Gordie leur raconte une histoire basée sur la vengeance d’un garçon harcelé à cause de sa corpulence. Entendant des bruits d’animaux sauvages, ils organisent des tours de garde. Ils reprennent la route le lendemain. Pour traverser un cours d’eau, ils s’immergent et se retrouvent avec des sangsues. Gordie va jusqu’à s’évanouir après en avoir retiré une de ses organes génitaux. Après cet incident, ils débattent à propos de rebrousser chemin, mais, influencés par Gordie, ils décident finalement de continuer leur trajet.

Pendant ce temps, Billy révèle à un groupe d’ami — groupe mené par Ace — qu’il a vu l’enfant mort. Pour les mêmes raisons que Gordie, Chris, Teddy et Vern, ils décident d’aller chercher le cadavre en voiture.

Gordie, Chris, Teddy et Vern finissent par découvrir le cadavre. Peu de temps après, les autres arrivent en voiture. Ace demande aux quatre garçons de partir et ainsi renoncer à la notoriété de découverte. Le ton monte, et Ace va jusqu’à menacer Chris avec un couteau, jusqu’à ce Gordie tire un coup de feu en l’air, puis menace Ace avec l’arme à feu. Ace et sa bande renoncent finalement et s’en vont, tout en menaçant de représailles.

Refusant finalement de devenir des héros de cette manière-là, ils rentrent et préviennent la police par un coup de téléphone anonyme, plutôt que de ramener le corps.

Finalement, Chris devient avocat et finit tué en essayant de calmer deux hommes se disputant. Vern devient conducteur d’engin de levage dans un entrepôt de bois. Teddy n’arrive pas à entrer dans l’armée et fait de la prison puis des petits boulots. Gordie écrit un livre relatant cette amitié qu’il n’a jamais retrouvée ailleurs.

 

Mon avis :

Stan by me ou l’un des plus beaux films sur l’enfance.

Adapté d’une nouvelle autobiographique de Stephen King, Le Corps, Stand by me retrace l’épopée initiatique de quatre adolescents à la recherche du corps d’un de leurs copains à travers les paysages sauvages de l’Oregon (le Maine dans la version papier) en suivant les rails d’un chemin de fer, seul lien avec le monde civilisé. On y retrouve l’ambiance de l’univers de Stephen King rock and roll avec  les musiques de la fin des années 50/débuts des années 60, une Amérique profonde, un peu pauvre, les thèmes du difficile passage de l’enfance à l’âge adulte, thèmes chers au maître de l’épouvante. Trois des quatre garçons sont victimes de maltraitance ou de carence affective de la part de leurs parents (le père de Chris est alcoolique, celui de Teddy est un vétéran de la 2nde Guerre Mondiale qui n’a pas hésité à coller la tête de son fils contre un poêle dans un accès de rage et les parents de Gordon qui semblent totalement indifférents devant leur fils depuis la mort tragique de l’aîné dans un accident de voiture.)

A travers ce voyage qui semble au début une sorte d’aventure d’adolescents devient une quête initiatique qui leur apporte à chacun (en particulier à Gordon et à Chris) des réponses à leur propre questionnement, à une quête intérieure et à une recherche presque désespérée d’affection qui leur est refusée.

Stand by me est pour moi l’une des meilleures adaptations d’un livre de S. King, avec La Ligne Verte, autre chef d’oeuvre boulversant.

A voir absolument.

Publicités

Une réflexion sur “Chronique film – Stand by me

  1. SUPERBE FILM sur l’enfance en effet qui marque aussi le délicat passage à l’adolescence et même l’âge adulte, donc vers des jours plus sombres

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s