Chronique Série TV – Plebs

Titre : Plebs

Genre : comédie (interdit aux moins de 15ans – classification UK)

Réalisateur : Tom Basden, Sam Leifer

Nb. de saisons : 2

Nb. d’épisodes : 14

Durée : 25 minutes

Résumé

La série suit les aventures de deux amis, Marcus et Stylax ainsi que Grumio, l’esclave paresseux de Marcus. Marcus et Stylax partagent un appartement en banlieue, travaillent comme copieur et déchiqueteur dans un bureau dirigé par une patronne autoritaire et snob, Flavia, tentent de se faire une place dans la société et rêvent aux filles. Stylax cherche sans cesse à multiplier les aventures sexuelles et se faire inviter dans les soirées à la mode. Marcus, plus réservé, souvent malchanceux, espère séduire une jeune bretonne, tout juste arrivée de son île natale et qui s’est installée avec son esclave Metella dans l’appartement voisin.

La série joue systématiquement sur les anachronismes et la transposition des réalités, interrogations et problèmes du monde actuel.

Mon avis

Pour changer un peu, laissez-moi vous proposer une chronique d’une série TV qui a été un petit coup de coeur. Mélange secoué totalement improbable de Kaamelott, de Workaholics et d’humour le plus graveleux et en dessous de la ceinture possible, Plebs est une série totalement déjantée mettant en scène trois jeunes hommes, Marcus, Stylax et l’esclave Grumio (une sorte de Grumpy cat à tête de champignon) vivant dans une insula (l’ancêtre des HLM pour simplifier) avec pour ambition de gravir l’échelle sociale. Chaque épisode est prétexte à divers quiproquos, souvent autours du sexe, il faut l’avouer. D’où l’interdiction (justifiée) aux moins de 15ans.

Série inédite en France, chaque épisode tourne autours d’un sujet avec pour fil rouge : l’amour sans espoir de Marcus, une sorte de geek avant l’heure malchanceux et enchaînant les maladresses, pour la jolie mais stupide Cynthia, la bretonne débarquée fraîchement à Rome dans l’espoir de devenir actrice, les aventures sexuelles et sans prise de tête de Stylax, un obsédé sexuel, qui finissent souvent en eau de boudin et l’amour inconditionnel de Grumio pour la nourriture et la paresse. Bourrée volontairement d’anachronismes en tout genre entre le langage plutôt fleuri (hum hum) de Stylax, le proprio trafiquant de drogue, Flavia la supérieure de nos deux héros, sorte de Lisa Cuddy version romaine riche et snob, tout en reprenant les clichés habituels sur la Rome antique (les orgies, régler des problèmes cruciaux dans les latrines), la série utilise des problématiques bien actuelles comme sujet. Que ce soit sur la question de l’emploi avec les jobs sans avenir que font nos héros, l’ascension sociale basée sur l’apparence et les sorties dans les endroits branchés de Rome, l’intégration avec l’arrivée d’une joyeuse troupe de Traces vendeurs de bananes ou même les petits trafics du proprio avare et dénué de scrupules ou d’autres sujets.

Les décors et les costumes sont plutôt soignés pour une comédie qui ne se prend pas au sérieux. On sent dans le jeu des acteurs qu’ils prennent plaisir dans leurs rôles de jeunes romains décalés qui cherchent leur place dans Rome, ville grouillante de vie et frémissante de tentations en tout genre.

A découvrir si vous appréciez l’humour bien graveleux.

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