Chronique film – Le pianiste

affiche

Scénario : Ronald Harwood, d’après l’œuvre de Władysław Szpilman
Genre : Drame
Durée : 144 minutes

Résumé

Le film raconte l’histoire du pianiste Juif polonais Władysław Szpilman. L’histoire se déroule à Varsovie pendant la Seconde Guerre mondiale. Władysław, dit Władek, est alors le pianiste officiel de la Radio polonaise et une figure connue du milieu culturel polonais. Lorsque les nazis s’emparent de la ville, ils suppriment progressivement les droits des Juifs, puis les parquent dans le ghetto créé pour les regrouper et accroître leur détresse. Władysław y survit avec sa famille et y travaille comme ouvrier. Tandis que sa famille est déportée, il arrive à s’échapper du ghetto et est caché par des résistants polonais qui lui apportent régulièrement de quoi survivre. La ville étant devenue une zone de combat, il doit quitter sa cachette et trouve quelque temps refuge dans un hôpital déserté, puis dans une maison en ruine, peu avant la libération de la ville par l’Armée rouge.

Souffrant de faim et de soif, il se cache des Allemands dans un petit grenier, mais finit par être découvert par Wilm Hosenfeld, un officier allemand mélomane. Ce dernier, apprenant que Szpilman est pianiste, et convaincu de bientôt perdre la guerre puisque l’entrée des troupes soviétiques dans Varsovie semble inéluctable, va lui procurer chaque jour, secrètement, la nourriture nécessaire à sa survie. Après la guerre, Władysław Szpilman reprendra le cours normal de sa vie et son métier de pianiste après avoir recherché, en vain, à retrouver l’officier allemand dont il a appris l’arrestation.

Mon avis

Cette chronique sera un peu particulière, probablement moins longue et moins analytique que ce que je propose habituellement mais et surtout très personnelle. J’ai envie, à travers ce film, expliquer pourquoi ce film m’a touchée profondément.

Revenant d’un concert de Chopin interprété par le brillant Abdel Rahman El Bacha (sans doute l’un des plus grands pianistes de notre temps et que je vous recommande vivement à découvrir) et, évidemment, la célèbre balade n°1 en sol mineur m’a renvoyée immédiatement à la séquence du Pianiste où Szpilman joue une version écourtée de ce célèbre et boulversant morceau.  De là, j’ai eu le besoin viscéral de vous parler de ce film qui est mon troisième film préféré. Et en voici les raisons.

Au delà de la thématique de la guerre, de la persécution et des humiliations dont fut victime Szpilman et sa famille qui périra dans les camps d’extermination, de cette antichambre de l’enfer que fut le ghetto de Varsovie, c’est bien la musique et la force qu’elle possède qui m’a émue aux larmes. Etant moi-même pianiste et aimant la musique par dessus tout, ce film ne pouvait que trouver un écho au fond de mon être.

Hector Berlioz, compositeur contemporain de Frédéric Chopin, avait cette phrase absolument magnifique : « La musique et l’amour sont la nourriture de l’âme« . Aucune autre formule ne pourrait, à mon avis, résumer à ce point Le Pianiste. Tout au long du film, malgré la faim, la privation de liberté, la peur, la musique, même si elle est dans la tête, est plus forte que le reste, montrant que Szpilman se nourrit de cette musique, est ce qui le raccroche à la vie malgré les longues phases de solitude et qui triomphe du désespoir.

La fameuse séquence où Szpilman joue cette balade fameuse devant l’officier allemand pourrait être vue comme une séquence un peu bisounours. Il ne faut pourtant pas oublier que la musique est quelque chose d’universel. Prenez une partition d’un site anglais, allemand, japonais, il n’y aucune barrière de langue (sauf si on ne comprend pas le solfège mais c’est une autre histoire), le langage pour la lire et l’interpréter est le même quelque soit l’origine de la partition. Un dièse est toujours un dièse, un morceau allegro sera toujours allegro.

Je terminerai cette chronique un peu particulière en paraphrasant la réplique de l’ami de Szpilman qui revient de déportation : « Moi? Un musicien? Vous m’avez pris mon violon! Vous avez pris mon âme! ». Je rajouterai que nous prendre la musique, c’est arracher quelque chose de notre âme qui nous donne envie d’être ce que voudrait être, c’est à dire meilleur.

Et en ultime conclusion

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2 réflexions sur “Chronique film – Le pianiste

  1. Je comprends mieux pourquoi ce film te touche tout particulièrement. Quand il ne reste plus rien à un homme, il lui reste au moins l’art et la culture. Hélas, même le héros du film se voit privé de ce qu’il aime le plus

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