Chronique Film – Ultra Vixens

Réalisateur : Russ Meyer
Genre : Comédie, délire érotique
Année : 1979

Résumé

Small Town, petite ville de l’ouest des États-Unis, un narrateur nous raconte la vie des habitants qui se livrent tous aux plaisirs charnels. Il y a sœur Effola Rupp, une bonne-sœur aux formes impressionnantes. Junky Yard Sal, qui couche avec ses employés, et enfin le couple Lamar et Lavonia.

Lavonia ne supporte plus le fait que son mari ne veuille pratiquer que la sodomie et se console avec Peterbuilt l’éboueur. Après avoir plongé dans le bain de jouvence, Lamar revient dans le droit chemin et tout revient dans l’ordre.

Mon avis

Avant même de commencer à lire la chronique qui va suivre, je préfère prévenir : si jamais vous êtes allergique (rayez éventuellement la mention inutile) : aux femmes qui ont des pastèques en guise de poitrine, l’humour débile et graveleux en dessous de la ceinture (triple pléonasme), le plus mauvais goût assumé et le bon gros nanar qui n’a aucune honte qui fleure bon Benny Hill. Dans ce cas, il vaut mieux pour vous que vous alliez faire une petite promenade en forêt! En effet, Ultra Vixens cumule à lui tout seul ces quatre grandes (???) qualités (??? Bis). Pour les autres, bienvenue dans le film dont l’objectif est, selon l’expression consacrée des cinéphiles, du plan nichon, du plan nichon et encore du plan nichon à toutes les sauces (sans jeu de mot, hein!), sous toutes les coutures et sous tous les angles possibles et imaginables.

Les Vixens sont une série de films réalisés par un certain Russ Meyer alors que ce dernier traversait une période difficile. Néanmoins, on y retrouve la patte de ce dernier avec (et toujours) du plan nichon, du sexe (bien poilu, il faut le dire), une intrigue absolument sans queue ni tête (décidément, j’accumule les jeux de mots) et de la comédie bien lourdingue.

Pourtant, au delà de son image de comédie gentiment érotique kitchissime au possible, Ultra Vixens est aussi un coup de gueule de Russ Meyer contre une Amérique en déliquescence, une Amérique qui patauge dans la vulgarité et l’impuissance. L’impossibilité de Lamar à faire l’amour à sa femme par la « bonne voie » dirons-nous, en est évidemment le symbole et le fil conducteur. La libération sexuelle de la femme ne peut pas se faire sans l’homme. Lavonia/Lola ne cherche pas à castrer l’homme mais bien à lui rendre cette virilité défaillante afin de redonner à son couple la chance d’une sexualité épanouie. L’homme et la femme ne sont donc pas réduits à des vulgaires bouts de viandes et où le plaisir partagé fait partie intégrante de la libération sexuelle.

En conclusion, même si Ultra Vixens est clairement le bon gros nanar qui s’assume, il possède ce petit charme qui vous change de la production pornographique actuelle, morne, triste et sans intérêt.

Publicités

2 réflexions sur “Chronique Film – Ultra Vixens

  1. Une comédie érotique qui reflète parfaitement son époque : de l’autodérision, des nichons à profusion mais aussi des femmes libidineuses qui s’ouvrent au désir masculin

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s