Chronique film – 300


Réalisation : Zack Snyder
Genre : péplum, fantastique (int -12)
Durée : 115 minutes
Sortie : 2007

Résumé

Léonidas est devenu roi de Sparte à la suite des épreuves rituelles spartiates dont il a triomphé. Il apprend d’un messager perse que le roi Xerxès envisage d’envahir la Grèce et de soumettre sa cité mais refuse de négocier un quelconque arrangement. Contre l’avis des éphores corrompus par l’or perse, il part à la rencontre de l’ennemi avec les 300 meilleurs soldats de sa cité, et est rejoint sur la route par Daxos et ses Arcadiens. Léonidas choisit de combattre l’armée perse dans le passage étroit et rocheux des Thermopyles, appelées les Portes chaudes dans le film. Il refuse d’enrôler Éphialtès, un Spartiate exilé, car celui-ci, bossu, ne peut lever convenablement son bouclier à cause de son handicap au dos et au cou.

Face à l’armée gigantesque conduite par le roi Xerxès en personne, la résistance est héroïque mais désespérée. Xerxès, frappé par les importantes pertes subies par son armée lors des premiers assauts, tente de gagner Léonidas à sa cause mais essuie un échec. Il envoie alors ses meilleurs guerriers, les Immortels, ceux-ci étant également repoussés par les Spartiates. Mais Éphialtès, meurtri par le refus de Léonidas, révèle à Xerxès l’existence d’un sentier secret qui contourne les Thermopyles. Les Arcadiens battent en retraite en apprenant la nouvelle et Léonidas, conscient que son destin est désormais scellé, envoie Dilios, un de ses guerriers, à Sparte avec ordre de narrer l’histoire du sacrifice de ses camarades.

Pendant ce temps à Sparte, la reine Gorgô, épouse de Léonidas, doit faire face aux machinations de Théron, un politicien à la solde des Perses qui cherche à faire destituer Léonidas de son titre pour avoir contrecarré les éphores. Théron fait chanter Gorgô et abuse d’elle en échange de la promesse de son soutien quand elle plaidera la cause de son époux devant le Conseil de la cité. Mais, le moment venu, il l’accuse au contraire d’adultère et Gorgô le poignarde à mort. La dague perce au passage la bourse de Théron, et l’or perse qui en tombe révèle sa trahison.

Aux Thermopyles, les Perses ont encerclé les Spartiates survivants et Xerxès exige leur soumission. Léonidas feint d’accepter avant de blesser Xerxès à la joue d’un lancer de javelot. Léonidas et ses hommes sont ensuite massacrés. Un an plus tard, Dilios conclut son récit devant une armée de Spartiates, expliquant comment cette résistance valeureuse a touché le moral de l’armée perse et poussé les cités grecques à s’unir, 40 000 Grecs faisant désormais face à 100 000 Perses sur le champ de bataille de Platées.

Mon avis

Film qui a soulevé un certain nombre de polémiques et qui ne laisse pas indifférent, j’ai aujourd’hui envie de vous parler et de défendre un peu le film  300 de Zack Snyder.

L’une des principales critiques (certes, pas la seule mais l’une de celles sur lesquelle je vais essentiellement revenir) concernant le film est le manque de réalisme et les libertés prises sur la réalité historique de la bataille fameuse que livrèrent Léonidas et ses hommes aux Portes chaudes.

Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que le film est d’abord et avant tout une adaptation sur pellicule du roman graphique de Franck Miller qui, disons-le, est vraiment fidèle à l’oeuvre d’origine, avec quelques petits ajouts qui, à mon sens, ne gâchent pas le film, comme le rôle plus important de la Reine Gorgo, épouse de Léonidas.  Or, si on ne connait pas l’oeuvre et le style de Miller (qui est aussi le créateur de Sin City, là aussi réalisé par Snyder) et à fortiori l’objectif de celle-ci, il est vrai qu’il devient peut-être plus difficile d’apprécier le film. Miller n’a jamais prétendu chercher à faire oeuvre d’historien mais bien de proposer une fiction de type fantasy se basant sur un fait historique. Le film de Snyder est bien cela, une pure oeuvre Antique Fantasy, une violence visuelle qui louche sans honte vers la série B, tout respectant à la case près le roman graphique de Miller.

Très personnellement, j’ai adoré ce dépoussiérage du péplum où le réalisateur use et abuse d’effets visuels, de ralentis, la photographie avec ses teintes sépia et les rouges flamboyants des capes ou du sang versé. On retrouvera  d’ailleurs ces techniques et ce type visuel dans la série Spartacus.

En dépit du mauvais goût selon les détracteurs, notamment avec la vision manichéenne avec ces Grecs bodybuldés, idéalisés et les Perses qui sont monstrueux, l’image du bossu difforme d’Ephialtès, visage de la traîtrise et le côté tape-à-l’oeil de Xerxès, parfaitement assumé selon moi, 300 offre une certaine beauté visuelle, une violence esthétisée. Alors, certes, on est loin, très loin de l’image même de la réalité de la guerre mais le but est d’abord de présenter une épopée guerrière et virile mêlée à une ambiance fantastique.

En conclusion, 300, on aime ou on déteste. Moi, j’avoue, j’ai adoré! Mais j’ai encore plus aimé 300, la naissance d’un empire, sorti 8 ans plus tard et sujet de ma prochaine chronique de film!

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