Ecriture et autres activités – Bilan de l’année 2016

art-1868727_640

Allez, je suis ma copine Valéry pour faire mon propre bilan sur mon activité d’autrice mais pas que…

Ecrire, écrire… tout en sachant faire une pause et sans la transformer en angoisse
maple-leaf-638022_640

Bon, s’il existe une expression pour qualifier cette année 2016 en matière d’écriture, la  traversée du désert serait sans doute la plus appropriée. Même si je n’ai pas chômé en matière d’idées, que je vais vous dévoiler plus loin,  et en matière de correction et de reprise d’anciens projets du fond de mes tiroirs, l’écriture proprement dite a été un vrai calvaire. Plein de (fausses vraies) excuses à cette impossibilité à avancer mes romans : manque de stimulation intellectuelle quand j’étais au chômage, ma formation professionnelle qui est intense et prenante depuis septembre, la recherche de mon stage pour valider ma formation, les problèmes de santé de mon père, des problèmes d’ordre personnel plutôt envahissants (et c’est un doux euphémisme) qui m’ont pris la tête alors que je n’avais pas que ça à penser, travailler ma musique, devoir alimenter mon blog en chronique alors que niveau film, j’ai eu une période où je n’avais rien envie de regarder… bref, la liste est longue comme un jour sans pain. Mais je crois que la vraie raison a été le doute qui m’a taraudée ces derniers mois quant à mes raisons d’écrire (et aussi le temps qui m’a malheureusement et cruellement manqué).
Mes projets me paraissaient subitement trop ambitieux pour que je puisse y mettre le fameux point final, Mademoiselle Elisa en particulier est un long parcours du combattant. N’avais-je pas mis quand même quatre ans pour achever Dans la volupté des jeux cruels du plaisir qui est, à ce jour, ma fiction publiée la plus longue. Or avec Mademoiselle Elisa, j’ai dépassé en terme de volume (moins de chapitres certes mais des chapitres nettement plus volumineux)  et de temps de travail en amont cette fanfiction qui me paraît désormais bien pauvre.
Néanmoins, cette longue pause m’a permis aussi de faire le point : non, je n’ai pas envie d’abandonner l’écriture, cette pensée m’ayant à un moment traverser l’esprit où j’ai eu l’envie de tout balancer par la fenêtre. J’écris depuis toujours et peut-être ai-je besoin d’écrire une ou deux courtes nouvelles pour me remettre en selle et me prouver que je peux le faire. Parallèlement, je m’en sors dans ma formation en développement Web alors que je me disais :
« Tu vas voir, tu vas galérer comme en BTS ! »
Pour finalement me rendre compte que Napoléon avait raison : impossible n’est pas un mot français ! (et ce, même si à l’impossible, nul n’est tenu).
Si je parviens à me prouver que je suis capable de réussir dans un domaine où d’autres me sont sans conteste supérieurs, alors l’écriture qui est une seconde nature ne devrait à priori pas me poser de problèmes. D’autres auteurs ont certainement passé par les même questionnements et n’ont pas abandonné pour autant.
Ensuite, gros point important a été le passage complet de l’écriture d’une fanfiction à un roman original. Si Mademoiselle Elisa a un véritable filet de sécurité, à savoir le respect de la réalité de l’Histoire avec grand H, transformer Eden entre Enfer et Paradis prenant sa totale indépendance de mon idée initiale (une fanfiction Naruto avec pour threesome Itachi/Deidara/Anko) a été le fruit d’une évolution personnelle. J’ai réalisé que je ne parvenais plus à écrire de la fanfiction, que cette dernière me fermait trop de portes et bridait ma propre créativité. J’ai besoin désormais de continuer (je sais que ça fait pompeux dans les termes) non plus en tant qu’autrice de fanfiction mais en tant qu’écrivaine à part entière. Je n’ai pour autant pas oublié les nombreux personnages créés dans le cadre de la fanfiction et qui m’ont permis d’entamer cette mutation inévitable mais, désormais, même si j’aimerai sincèrement là aussi mettre un point final à leurs aventures, ils vont probablement hanter mon disque dur à l’avenir.

Mes objectifs de 2017

Ce sera évidemment la poursuite et, si possible, l’achèvement d’au moins deux de mes projets, à savoir Mademoiselle Elisa et Eden entre Enfer et Paradis. Plusieurs autres projets d’écriture continuent quant à eux leur petit bout de chemin dans ma tête, en particulier la trilogie de mon polar provisoirement surnommé Le Médecin et mon roman de Medieval Fantasy Les Chroniques d’Onirie.

Comme Valéry, j’espère aussi sortir du primo-numérique pour me lancer dans l’aventure de l’édition papier mais, évidemment, pour gagner en visibilité, je ne peux pas faire l’impasse sur la publication en E-Book. Je ne suis d’ailleurs (même si cela ne paraît pas être très modeste) plus dans l’esprit « pas de pub personnelle etc » (même si je n’apprécie pas forcément les FB où les auteurs viennent faire leur promo et se barrent comme des sagouin) mais il faut aussi savoir s’imposer dans un milieu où la publication devient monnaie courante et les romans/nouvelles perdent en visibilité de part leur nombre.

La musique ou l’art le plus exigeant

Côté musique, en revanche, l’année s’est plutôt révélée plutôt positive malgré une période où, ces fameux problèmes personnels où j’ai ressenti que la musique embêtait plus qu’autre chose, ont ralenti ma progression, je peux dire avec fierté que je me suis beaucoup améliorée. J’ai réussi à jouer la Sarabande d’Haendel alors que le morceau est particulièrement ardu et technique. Bien que certaines périodes m’ont moins permise de jouer autant que je le voulais (il me semble loin le temps où je passais ma soirée complète à jouer), j’ai progressé et je peux même dire que j’ai « mangé » le morceau le plus compliqué de la méthode, à savoir l’Entrée des Gladiateurs de Julius Fucik plus rapidement que prévu (même si je ne le maîtrise pas encore parfaitement). En revanche, là où je sens un gros ralentissement, c’est dans la méthode puisqu’on aborde les tonalités de Réb, Lab et Mib (donc mode mineur) qui me fichent direct le cafard (en même temps, c’est une spécifité du mode mineur, une musique plus mélancholique et dépressive). Les trois morceaux à venir me rebutent plus qu’autre chose. Mais bon, j’y arriverai un jour, j’y arriverai ! comme dirait l’autre dans la pub pour l’assurance auto. La musique, pratiquement ex aequo avec l’écriture, fait partie intégrante de ma vie, il m’est impossible d’arrêter pour quelque raison qui soit.

Mes objectifs pour 2017

Terminer In the Mood pour le gala de musique en mars (pas le temps de me mettre sur un morceau plus compliqué). Mais j’aimerai terminer mon livre de solfège en clé de sol. (j’y suis presque!!!) et terminer d’ici juin ma 3eme méthode de piano (ce qui est possible si je m’astreins à jouer une petite heure par jour).
Autre objectif, j’aimerai jouer cette fabuleuse interprétation de l’opening de Game of Thrones. J’aimerai également me pencher sur l’Aria des variations Goldberg de JS Bach.
Eventuellement, peut-être, m’inscrirai-je dans la chorale de mon village, si j’ai encore un tout petit peu de temps, car j’adore chanter mais j’aimerai arriver à mieux poser ma voix.

Les voyages ou la part du rêve

Cette année, j’ai envie de faire quelques petits voyages, pas forcément à l’autre bout de la Terre et pas forcément pour des durées très longues.
Ma toute première envie est de retourner du côté de la belle région de l’Auvergne (qui est désormais rattachée à Rhônes-Alpes avec les super régions mais bon, ça, on s’en fout), et particulièrement, je vous le donne dans le mille, en Gévaudan, partir à la découverte de la bête légendaire qui porte son nom. Et puis, l’Auvergne m’attire profondément. C’est sans doute pour une raison idiote mais le chant juste sublime du Baïlero de Canteloube (et pas Canteloup, l’humouriste !!!) m’a toujours envie de retourner dans le pays des volcans.

Sinon, une rando que j’aimerai vraiment faire, c’est bien Saint Jacques de Compostelle (bon, peut-être pas tout mais partir par exemple faire une partie de la voie du Puy en Velay jusqu’à Linvihac-le-haut). Je ne suis pas particulièrement croyante mais cette marche permet de faire de belles découvertes.

Evidemment, j’aimerai toujours partir en Allemagne et en Autriche, visiter la Bavière (et pourquoi m’y installer… Bon, j’ai le droit de rêver un peu, non?).

Conclusion

S’il y a une chose à retenir, c’est que l’année 2016 a été une vraie année charnière avec la concrétisation de mon projet professionnel qui, forcément, influence aussi sur ma vie et mes choix personnels ainsi que l’évolution de ma voie d’auteur, musicienne. L’année 2017 devrait être aussi riche, si ce n’est plus puisque je commence mon stage en février et je passe l’examen final fin juin début juillet. Il me faudra sans doute aussi chercher un vrai contrat pro si je veux continuer pour monter en compétences (surtout au prix de la formation. Faire un emprunt familial une fois, ok, mais pas tous les ans). J’ai aussi compris ce qui était vraiment important et, égoïstement je le reconnais mais qui m’apporte cette liberté non négociable de pouvoir bien réussir mon projet professionnel comme personnellement  la réussite de l’écriture de mes projets comme ma progression en musique.

Publicités

2 réflexions sur “Ecriture et autres activités – Bilan de l’année 2016

  1. C’est en lisant ton article que je me rends compte qu’avoir une vie relativement « stable » (j’entends dans grands remaniements professionnels ou changements personnels) est une chance pour pouvoir écrire. Parce que c’est clair que, sinon, ce n’est pas évident…
    Tu as plein de chouettes projets en cours !!! Go go go ! J’ai hâte de te voir du côté de l’édition. Ça va être super. 🙂

    • Je m’en suis rendue compte personnellement que l’année où j’ai été la plus productive a été ma dernière année de pionnicat, j’avais un meilleur rythme et, en dépit du fait que j’étais à la fin de mon contrat, j’avais su dégager du temps pour me consacrer à l’écriture. Dès que j’ai été au chômage, l’incertude m’a beaucoup plus bloquée alors que j’avais plus de temps libre. Je pense qu’avoir du temps est une condition sine quoi non pour écrire mais l’environnement (stabilité professionnelle etc) a lui aussi un rôle primordial pour l’écriture.
      Souhaite-moi bonne chance qu’au moins un de mes manuscrits attire l’attention d’un ME.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s