Chronique film – Catacombes (2014)


Réalisation : John Erick Dowdle
Genre : Horreur, épouvante, thriller (int -12ans)
Durée : 93 minutes

Résumé

Scarlet Marlow est une étudiante en archéologie urbaine. Elle maîtrise quatre langues vivantes et deux langues mortes, mais ne maîtrise cependant pas l’araméen, la langue dans laquelle est écrit un texte permettant de trouver la pierre philosophale, une pierre pouvant offrir l’immortalité, et va donc faire appel a son ami George. Après avoir découvert un texte sur la stèle de Nicolas Flamel dans un musée, ils découvrent que sous sa tombe se trouve la pierre philosophale. Mais, ils découvrent que la pierre alchimique se trouve sur la carte des catacombes de Paris. Pour cela, ils ont besoin d’aller dans les catacombes sous Paris, et demandent alors l’aide de Papillon, connaisseur des catacombes, et vont prendre un chemin dont certains d’entre eux ne sortiront jamais…

Mon avis

En 1999, sortait le Projet Blair Witch, film qui allait inspirer toute une plâtrée de films horrifiques reprenant le même concept de mise en scène : le found footage afin de donner le plus possible une impression d’histoire vraie. Parmi les films, citons-on évidemment les Paranormal Activity ou la saga des REC. Parallèlement, les toturn porn s’enchaînent et se ressemblent jusqu’à que le film The Descent renouvelle le genre avec une ambiance claustrophobique, une plongée dans les ténèbres avec des souterrains habités par des créatures qui jouent sur nos peurs les plus primaires.  Alors que se passe t-il quand on reprend la mise en scène de Blair Witch et le concept de The Descent ? On accouche de Catacombes, film qui nous plonge dans l’univers des catacombes de Paris, encore aujourd’hui, auréolées de mystères et de légendes, objet d’une culture propre. Ce film parvient-il a supplanté ses augustes prédécesseurs? Réponse à venir dans les lignes suivantes.

Si The Descent ou Blair Witch plantaientt leur décor dans une nature grandiose, sauvage et indomptée, à savoir les grottes inexplorées dans le premier et une forêt malfaisante dans le second, Catacombes, comme son nom l’indique, se situe sous Paris. Paris, ville lumière… Mais Paris, ville de ténèbres, tel est le postulat du film. Malgré présence de la civilisation au dessus de nos têtes, celle-ci semble finalement se dissoudre au fur et à mesure que les héros s’enfoncent toujours plus profondément dans le dédale de galeries des anciennes mines et des charniers de millions de Parisiens.  Mais nous y reviendrons. Le cadre étant posé, on se concentre sur la quête de Scarlet dont le but n’est ni plus ni moins la recherche de la pierre philosophale sensée avoir été créée par Nicolas Flamel et qui serait cachée dans les profondeurs de la plus belle ville du monde, quête parsemée d’énigmes à résoudre. Au delà de cette quête, se dessine une quête spirituelle qui va mener chaque protagoniste à affronter tant ses propres peurs, souvent primaires comme la claustrophobie ou la peur du noir, que son propre passé. Comme dans Blair Witch où le surnaturel restait suggéré et dans l’existence réelle des créatures dans The Descent et dont le comportement des protagonistes pouvait éventuellement s’expliquer par la psychose collective à cause justement de ces peurs ancestrales, Catacombes pose aussi la question de la réalité de ce que voient et filment les personnages à travers leurs pérégrinations dans cette succesion de galeries et caves, que ce soit les visions de leurs passés ou des étranges créatures démoniaques qui semblent errer dans les ténèbres.

Très personnellement, c’est un film qui m’a accroché malgré quelques petits détails qui ne me semblaient pas particulièrement crédible comme l’héroïne qui est multilingue avec une grande maîtrise du latin dans les moments dramatiques. Mais passons.
Au delà du film d’épouvante, Catacombes est une proposition de l’allégorie de la caverne de Platon où l’héroïne comme ses compagnons d’aventure doivent affronter la réalité d’actes passés, réalité qui apparait d’autant plus cruelle dans l’obscurité des souterrains à la seule lueur des torches et lampes frontales.  La « découverte » de la pierre philosophale ou, tout du moins, considérée comme telle par l’héroïne, peut être, elle aussi,  vue comme une métaphore de nos propres questionnements spirituels après toutes épreuves par lesquelle la petite équipe doit passer pour atteindre ce qu’ils pensent être la salle où Nicolas Flamel aurait caché sa création. La volonté de vouloir se l’approprier ne signera pas la fin des épreuves presque initiatiques, bien au contraire puisque c’est à partir de ce moment que les personnages basculent dans le cauchemar avec la mort de plusieurs d’entre eux. Il faudra toute l’intelligence (un peu trop téléphonée, il faut le reconnaître) de l’héroïne pour résoudre une égnime des plus nébuleuse.

Alors, certes, le film ne révolutionne pas le genre. Néanmoins, il possède de solides atouts pour le rendre intéressant et prenant tout en ouvrant une série de questionnement sur ce qu’ont vécu les héros du film au fond des ténèbres des catacombes. En conclusion, Catacombes est un bon divertissement.

A découvrir!

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