Chronique Série – Hannibal (saison1)

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Titre : Hannibal
Genre : Thriller, horreur, psychologique
Année : 2013
NB d’épisodes de la Saison 1 : 13 épisodes de 43 min

Résumé

Will Graham, professeur en criminologie à l’académie du FBI mais n’ayant pas le statut d’Agent Spécial (il a échoué aux tests psychologiques), est recruté par Jack Crawford, chef de la Division des Sciences Comportementales, qui souhaite utiliser son « talent » sur une enquête problématique. Graham souffre en effet d’une forme d’empathie extrême qui lui permet de « se mettre dans la peau » de n’importe quel sujet, de ressentir ses émotions et de comprendre son raisonnement. Cependant, ce don est très lourd à assumer psychologiquement et le condamne à une existence asociale.

Will ne bénéficiant pas du statut d’Agent Spécial, il doit obtenir l’approbation d’un psychiatre pour intervenir sur le terrain. Son suivi est donc confié au Dr Hannibal Lecter par Jack Crawford, qui souhaite garder cette collaboration discrète en évitant de faire appel à un psychologue du FBI. Il est alors loin de se douter que ce fin gastronome aux manières impeccables est en fait le meurtrier le plus recherché de Baltimore…

Mon avis

Chronique réalisée dans le cadre de Movie/Serie/Book Challenge 2017

Pour le challenge lancée par Tinalakiller, je vous propose une série dans les catégories Policier/Thriller et un série avec un prénom dans le titre

Très grande fan de l’univers de Thomas Harris et du film Le Silence des agneaux, à l’annonce de la série Hannibal, je n’ai pu que me réjouir à l’idée de retrouver le plus célèbre cannibal du cinéma, Hannibal Lecter. Sobrement intitulée du prénom de notre héros, la série nous propose une plongée vertigineuse dans le duel entre le profiler Will Graham et notre fin gourmet de chair humaine, Hannibal le cannibal. Je le dis en toute honnêteté, cette série fait partie de mon top 10 des séries sorties ces dernières années.

La série se démarque radicalement de son auguste aînée cinématographique avec une ambiance feutrée avec de grands moments de contemplations avec des séquences où la violence éclate intelligemment. On sent que Mad Mikkelsen s’est approprié à sa manière le personnage d’Hannibal en le dépoussiérant sans chercher à copier son illustre modèle que fut Anthony Hopkins des années auparavant. Sous son costume soigné, son visage à l’expression indéchiffrable, il parvient à donner à notre anthropophage préféré le côté inhumain du monstre qu’il est réellement et qu’il cache avec talent sous une allure distinguée et raffinée.
Le personnage de Will Graham est également brillamment interprété par Hugh Drancy qui parvient habillement à nous faire douter de sa propre perception de la réalité. Plus qu’un cauchemard éveillé, on peut parler dans son cas de folie éveillée puisqu’il lui-même ne parvient parfois plus à savoir ce qui est vrai et ce qui est dans sa tête. La manipulation mentale auquel se livre Hannibal et dont il est victime nous entraîne à nous poser la question de sa santé et même de ses propres limites. Il peut basculer lui-même à son tour dans le meurtre.
Les autres personnages sont tout autant soigné et ne bénéficient pas forcément d’un destin enviable à l’image d’Abigail ou même de l’agent Crawford, là aussi brillamment interprété par Laurence Fishburne et dont le rôle ne se résume pas qu’à encadrer son équipe.

Loin des séries du type Profiler ou Esprits Criminels, Hannibal propose une vision presque onirique de la démence. Même si on retrouve le code propre à un thriller avec des psychopathes avec quelques grandes lignes narratives (un ou plusieurs meurtres suivis d’une traque du criminel), les meurtres sont certes loin d’un meurtre « réel »avec des mobiles réalistes (untel transforme les gens en jardins, un autre en violioncelle etc), néanmoins, on sent toute la folie qui peut se nicher en tout un chacun.

L’épisode finale en est le triste reflet avec l’internement de Graham alors que le vrai tueur, à savoir Hannibal, lui rend ironiquement visite. Graham, pourtant persuadé d’avoir mis à jour le vrai visage de son psychatre, parvient quand même à semer le doute sur sa propre santé mentale.

En conclusion, la saison 1 d’Hannibal est plus que brillante, intelligente et une réappropriation fascinante de l’oeuvre de Thomas Harris.

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Une réflexion sur “Chronique Série – Hannibal (saison1)

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