Chronique film d’animation – Ghost in the Shell

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Titre : Ghost in the Shell
Genre : Thriller, cyberpunk
Année : 1995

Résumé

Dans un Japon futuriste régi par l’Internet, le major Motoko Kusunagi, une femme cyborg ultra-perfectionnée, est hantée par des interrogations ontologiques. Elle appartient, malgré elle, à une cyber-police musclée dotée de moyens quasi-illimités pour lutter contre le crime informatique.

Le jour où sa section retrouve la trace du ‘Puppet Master‘, un hacker mystérieux et légendaire dont l’identité reste totalement inconnue, la jeune femme se met en tète de pénétrer le corps de celui-ci et d’en analyser le ghost (élément indéfinissable de la conscience, apparenté à l’âme) dans l’espoir d’y trouver les réponses à ses propres questions existentielles…

Mon avis

Attention ! Film culte en perspective qui se taille la part du lion dans mon top 10 de films préférés !

Je vous avais déjà chroniqué auparavant deux autres animes adaptées du manga de Masamune Shirow : la saison 1 de la série animée GitS : Stand Alone Complex et l’OAV Solid State Society. Aujourd’hui, je vous propose le film qui a popularisé cette oeuvre qui reprend simplement le titre de Ghost in the Shell.

Lui-même qui trouve une inspiration dans une autre oeuvre majeure des films d’animation, à savoir le cultissime Akira, GitS a été à son tour source d’inspiration pour de nombreux auteurs, réalisateurs, mangakas, la plus célèbre étant Matrix mais on peut citer une autre oeuvré déjà chroniquée ici : Serial Experiments Lain.

La sortie de l’adaptation américaine du film a soulevé un certain nombre de polémiques et, bien que ne l’ayant pas vu, j’ai été particulièrement gênée du passé physique de Motoko et du Puppet Master ainsi que l’héroïne retrouve sa mère… Blablabla… Ok, je peux comprendre qu’on voulait s’adresser d’abord à un public américain et que ce genre de narration a quelque chose de typiquement américain. Et là, non, pour la puriste que je suis, je refuse de voir un film qui dénature et corrompt totalement le propos même du l’oeuvre. Il en sera d’ailleurs de même pour le film Death Note où, je dois dire, Netflix me déçoit profondément. Fin de la disgression.

Avec plus de 20 ans au compteur, on peut déjà dire que le film n’a quasiment pas pris une ride, malgré les progrès depuis lors de l’animation.  Le scénario, complexe et nébuleux, propose plusieurs thématiques qui, aujourd’hui encore, trouvent un curieux écho et que j’ai déjà profondément et longuement évoquées : la fusion du réel et du virtuel, la relation homme-machine, la définition même de l’humanité, le transhumanisme, la possibilité de l’émergence d’une conscience dans l’océan du Net. Le film de 1995 a su véritablement transcender ces thématiques de manière à la fois magistrale et à la fois contemplative. On n’est pas face à un bête film d’action pure ou à un simple thriller futuriste. Le film invite les spectateurs à la réflexion comme le fait l’héroïne. Le long passage de contemplation après que Motoko exprime de manière énigmatique ses doutes et ses interrogations concernant sa présence au sein de la Section 9 est éminemment symbolique. Mais la toute fin possède aussi un symbole fort que l’on retrouve dans l’arbre généalogique fgravé dans le mur.

Il y aurait beaucoup à dire et même à redire dans ma chronique sur ce film qu’il faudrait l’aborder pratiquement séquence par séquence car, toutes ont leur importance et apporte une pierre à la réflexion générale qu’il soulève. L’une des choses qui, très personnellement, m’éblouira toujours a été la bande son qui, est encore aujourd’hui, l’une des plus belles. Mais pour mieux appréhender cette oeuvre, la visionner vaudra mieux que mille mots pesés et réfléchis.

En conclusion, Ghost in the Shell, le film de 1995, est LE film d’animation qu’il faut avoir vu et que je recommande plus que chaudement.

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Chronique Anime – Serial Experiments Lain

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Titre : Serial Experiments Lain
Genre : Cyberpunk, thriller, psychologique
Année : 1998
Nombre de saisons et d’épisodes : 1 saison pour 13 épisodes

Résumé

La petite Lain mène une vie morne au milieu d’une famille qui ne se parle pas. Un jour, elle reçoit un e-mail d’une camarade d’école qui s’est suicidée. Elle apprend à Lain qu’elle s’est fondue dans le réseau de communication appelé Wired et qu’elle y a rencontré Dieu. Lain, intriguée par ces messages, demande à son père de lui acheter un Navi, un ordinateur de la dernière génération. Commence pour elle un voyage dans le monde des hackers et du réseau, à la recherche de l’existence de Dieu et d’elle-même.

Mon avis

Chronique rédigée dans le cadre du Movie/Serie/Livre Challenge.
Pour le challenge lancé par Tinalakiller, je vous propose cette chronique Un film/série d’animation et Un film/série/livre qui a marqué mon enfance/mon adolescence.

Après une très longue période sans chronique (manque de temps, d’envie), je reviens vers vous avec la chronique d’un Anime qui rentre dans le top 10 de meilleurs Animes de tous les temps, un pur chef d’oeuvre du Cyberpunk à la japonaise. Serial Experiments Lain a d’ailleurs, comme son illustre aîné, Ghost in the Shell, clairement inspiré les Wachowski pour Matrix.

Je ne vais pas vous livrer une analyse approfondie de la série tant elle possède une quantité impressionnante de niveaux de lecture et vous invite à lire plutôt cette analyse et la seconde partie, absolument complètes par Laurence Camite.

Si je vous recommande cette série qui va fêter ses 20ans, c’est tout d’abord qu’elle se détache clairement de l’animation habituelle par l’ambiance unique, pratiquement sous acide, qu’elle dégage. Avec Lain, on est invité dans un voyage onirique dans un monde où le virtuel (le Wired, sorte d’Internet encore plus évolué) et le réel se mélangent  de telle sorte que la frontière entre les deux n’existe plus. Là où Matrix faisait encore la distinction entre réalité et virtuel, il est très difficile dans Lain de savoir si ce qu’on voit est la réalité ou une réalité avec des projections quasi-physique du monde virtuel, bref un monde où virtuel et réel ne sont plus séparés et les supports physiques pour les connecter ne sont plus nécessaires. On peut même dire le monde de demain. Dans une de mes précédentes chroniques, je pense et je crois même que la prochaine mutation de l’humanité ne sera pas une évolution naturelle du corps comme elle a pu l’être mais une mutation où l’organique, la chair se mêleront à l’électronique et à l’artificiel par l’intermédiaire de l’homme. L’unique frein n’est pas ni une question financière ni une question d’avancement technologique mais une simple question d’éthique. Jusqu’où peut-on modifier volontairement un corps ? Bien sûr, à tout cela, se pose aussi la question de la liberté (peut-on accepter d’être en permanence géolocalisé et donc pisté ?) et de la sécurité des données? La problématique est loin d’être anecdotique puisqu’elle agite constamment le spectre d’une disparition complète de la vie privée et par là-même, pourrait être une menace à terme des libertés individuelles.
Lain fait justement se poser toutes ces questions et ce, il y a déjà 20 ans, avec des technologies qui nous paraissent déjà obsolètes (le Navi, sorte d’ordinateur qui permet de se promener dans le Wired, garde une physionomie très année 90 du matériel informatique). Hormis le fait que le Wired utilise déjà le protocole 7, nous nous dirigeons vers la version 6 (IPv6). Réalisé en 1998, année où Internet n’était pas déployé comme ces dernières années, ces technologies mais encore plus ce que les humains en font ne sont finalement qu’une anticipation de notre monde actuel et en devenir.

L’une des répliques marquante de la série, on cite évidemment : « Peu importe où tu vas, tout le monde est relié » fait figure de l’un des fils conducteurs de l’intrigue et à la fois d’une fatalité à laquelle personne ne peut plus échapper. N’oublions pas que « Wired » signifie « câblé », « grillagé » et qui est aussi la manière de représenter le Net, une sorte de maillage entre tous les utilisateurs, qui ne possède pas de centre. Dans un univers ultra-connecté, en proie à la solitude, conséquence direct de l’individualisme, la figure de Lain constitue le nouveau Dieu d’un monde en perte de repères. La notion de religion est omniprésente dans la série, moins tant dans le sens liturgique (quoique…) que dans le pur sens philosophique du terme. Pour revenir à cette notion d’absence de centre et donc de repères, la famille de Lain en est le symbole le plus évident : une mère froide et indifférente, un père qui donne les clés à Lain pour se connecter et vivre dans ce monde virtuel, une soeur qui finit folle après avoir les frais des projections physiques de Wired dans la réalité.

La quête de divinisation de Eiri Masami est aussi, finalement, une quête aussi vieille que l’Humanité, la quête de l’immortalité. La peur de la mort semble effacée puisque la série commence par le suicide de Chiza et d’autres le suivront. Si l’esprit, la consience sontt en quelque sorte copiés dans le Wired, le corps peut bien mourir, se décomposer et disparaître, la personne continue d’exister sous forme d’information. D’ailleurs, l’idée sous-jacente et expliciter au cours de l’épisode 9 que le corps n’est qu’une projection holographique et que l’Humain n’est finalement qu’une masse de données et d’informations. Cette hypothèse est encore renforcée avec les Résonances de Schumann, utilisés par Masami pour faire disparaître la frontière entre le Wired et le monde réel. Je paraphraserai cette idée « La conscience humaine n’est rien d’autre qu’un phénomène physique, un peu d’électricité stimulant les synapses du cerveau. la chair n’existe que pour confirmer ton existence, tout comme ce doute, ce doute qui t’étreint en ce moment. » en disant que finalement : « la réalité n’existe pas. La réalité n’est que la projection physique des impulsion électriques du cerveau.« . Enfin, deux autres problématiques émergent au fil des épisodes, à travers la déchéance de Lain qui se perd dans ce monde virtuel : le premier est ce contrôle des données qui échappe aux utilisateurs et la possibilité de les effacer, de les formater. A plusieurs reprise, Lain tente de faire des Reset pour effacer ses actions qui ont affectés ses proches, en particulier, Alice, sa seule amie et celle qui lui permet encore de garder une petite once d’humanité. Mais même elle fera les frais de la folie de l’héroïne puisqu’elle sera, elle aussi, qu’un pantin dans les mains de Lain.
L’autre problématique est cette espèce de schizophrénie et, d’une manière globale, les troubles mentaux (cyberdépendance, paranoïa) qui enfoncent Lain dans ses délires et sa paranoïa. Cette folie se matérialise par le fait que Lain n’a aucun souvenir de son passé (même proche). Dans l’épisode 9, impressionnant, Infonography, pour conserver sa mémoire, Lain est obligée de « télécharger » ses souvenirs dans son cerveau et ce, dans le sens propre du terme. Ce qui signifie que si elle disparaissait, ce n’est pas juste une bibliothèque qui disparaîtrait mais bien tout un univers.

Pour accréditer tout cela, il est important de faire remarquer que les épisodes sont des « Layer » soient « couche » enn français. Une « Couche » est une notion fondamentale de la compréhension de fonctionnement du Net. Pour plus d’information, ne pas hésiter à consulter Wikipédia qui vous expliquer bien mieux que moi tous ces concepts.

Si dans un premier temps, Serial Experiments Lain semble d’abord s’adresser aux fans d’ésotérisme, aux geeks et autres nerds, avec des notions parfois difficiles à appréhender pour les néophytes en informatique, les nombreux dissegressions la rendant parfois difficile à comprendre qu’à la toute fin et, souvent, un revisionnage pour mieux assembler les pièces de cet immense puzzle, la série est aussi un excellent moyen de réfléchir aux  nombreuses problématiques soulevées précédemment et à d’autres que chacun peut dégager à son visionnage. Aucune réponse n’est donnée, c’est à chacun, avec sa philosophie, ses valeurs, son expérience de trouver ses propres réponses.

En conclusion, cette série mériterait une chronique beaucoup plus longue mais le plus simple est de la regarder, tout simplement.

Chronique film(OAV) – Ghost in the Shell : Solid State Society

Type : film d’animation (anime OAV)
Année : 2006
Durée : 105 minutes

Résumé

En 2034, cela fait deux ans que le major Motoko Kusanagi a quitté la section 9 et travaille à son compte, suite aux évènements survenus lors de la saison deux de Ghost in the Shell: Stand Alone Complex. Togusa (en) est devenu le leader d’une équipe agrandie, toujours sous la tutelle d’Aramaki.

Cette nouvelle section 9 est confrontée à une série de suicides inexpliqués parmi les membres d’une junte militaire menaçant d’accomplir des actes terroristes dans le pays pour faire obstacle à un projet de loi du premier ministre. Leur enquête révèle bientôt l’implication d’un mystérieux hacker surnommé le Marionnettiste.

Alors que Batou suit une piste, il croise le major qui lui conseille de se tenir à l’écart du Solid State. De son côté, la section 9 découvre bientôt qu’un grand nombre d’enfants auraient été enlevés dans un but inconnu.

Mon avis

Chronique rédigée dans le cadre du Movie/Serie/Livre Challenge.

Pour le challenge lancé par Tinalakille, je vous propose cette chronique Un film/série d’animation à savoir Ghost in the Shell : Solid State Society.

Le chef d’oeuvre de Masamune Shirow, Ghost in the Shell, a été décliné par moult films d’animation, série animée, OAV et même, prochainement, un film live qui sort le 29 mars prochain (et évidemment, une grosse angoisse pour une puriste de l’oeuvre comme moi) et aujourd’hui, je vais vous chroniquer l’un de ces OAVs qui fait suite aux deux saisons Stand Alone Complex.

Autant le dire tout de suite, cet OAV est une vraie réussite et une perle qui n’a pas à rougir des films comme le premier GitS ou Gits Innocence. L’OAV ouvre une réflexion profonde à travers son intrigue et qui est au coeur des inquiétudes actuelles au Japon (et aussi, finalement de nos sociétés occidentales) à savoir la chute démographique, le vieillessement de la population et une immigration en masse mal perçue dans une  société où la tentation et la montée des nationalismes et du repli soi n’a jamais été aussi forte. L’idée du Solid State, une sorte de système fédérateur autonome qui trie les enfants en souffrance pour les « associer » à des personnes âgées en mal d’héritiers, peut nous sembler inconcevable mais peut-être pas si irréaliste que ça. De plus, la question sous-jacente que l’on retrouve en fil rouge dans tous les GitS est évidemment la question de la relation homme-internet et le résultat de ce vaste réseau qui serait un inconscient collectif, question qui trouve un curieux écho dans nos sociétés ultra-connectées et qui remettrait en cause beaucoup de nos fondamentaux et même de l’éthique actuelle qui régit le domaine des nouvelles technologie et limite le transhumanisne à un fantasme pour les uns, vision de cauchemar pour les autres. En effet, la cybernétisation qui, à mon avis, sera la prochaine mutation de l’évolution humaine, pose de nombreuses interrogations, éthiques d’une part et morales  d’autre part. A l’heure où, en France, on se pose (trop tard) la question de la puissance des algorithmes, qui nous montre le retard, devrais-je dire, le dépassement complet des gouverments face à ces nouvelles technologies, les technologies de GitS (et d’autres d’ailleurs que l’on retrouve pas exemple dans Lain) ne semblent plus si lointaines.

Mais, comme toujours avec GitS, aucune réponse claire n’est fournie à ces question, c’est au téléspectateur d’y réfléchir et de trouver ses propres réponses.

En conclusion, pris seul, GitS : Solid State Society pourrait être difficile à appréhender sans connaître l’univers d’origine. Mais pour les autres, une vraie perle de culture cyberpunk.

Chronique Anime – Hakuouki Shinsengumi Kitan (saison 1)

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Type : Anime (série)
Année : 2010
Durée : 12 épisodes de 25 min
Genre : Aventure, romance, harem inversé, samouraï

Résumé

Yukimura Chizuru est la fille d’un docteur qui travaille à Edo, Yukimura Kōdō. Un jour, le père part d’Edo, sans sa fille, afin de travailler en tant que médecin volontaire à Kyoto. N’ayant plus de nouvelles depuis un mois, elle décide de se déguiser en garçon et d’aller à Kyoto. Là-bas, pendant la nuit, elle se fait attaquer par des voleurs, ensuite tués par d’étranges guerriers aux cheveux blancs et aux yeux rouges portant les couleurs du Shinsengumi, les Rasetsu (démons sanguinaires originaires du folklore indien). Ceux-ci, devenus fous, attaquent Chizuru, mais elle est sauvée par trois samouraïs appartenant au Shinsen gumi, une force de police spéciale composée de rônin et de samouraïs de faible rang social, mais tous jeunes idéalistes et guerriers talentueux ; ils sont chargés par le seigneur d’Aizu et l’Empereur de patrouiller dans les rues de la capitale pour protéger la population des troubles causés par les samouraïs du fief de Choshu et les bandits qui abondent dans les rues. Chizuru se fait enlever, bâillonner et attacher par Okita Sōji la séquestrant dans une chambre du Shinsengumi, ils menacent de la tuer, croyant que Chizuru est un garçon. Elle donne vite son identité et il se trouve qu’ils recherchent la même personne. Ils décident donc de la protéger et de l’aider à retrouver son père. Elle se liera par la suite d’amitié avec eux bien que leur relation ait mal commencé.

Mon avis

Chronique réalisée dans le cadre de Movie/Serie/Book Challenge 2017

Pour le challenge lancé par Tinalakille, je vous propose cette chronique qui correspond à deux défis : Un film/série/livre d’un réalisateur/écrivain asiatique et Un film/série/livre qui se déroule avant le XXe siècle.

Cela faisait longtemps que j’avais envie de partager sur le blog un de mes animes préférés, à savoir Hakuouki Shisengumi Kitan. Cette oeuvre a d’abord été à l’origine un jeu vidéo de type simulation et jeu de drague que, malheureusement, je n’ai pas pu tester (il n’est pas disponible en France et je n’ai pas de console) qui s’est vu adapté en série animée de trois saisons : celle de la chronique, Hakuouki Hekkesturoku, Hakuouki Reimeiroku et une série d’OAV Hakuouki Sekkaroku dont chaque OAV se concentre sur un personnage en particulier de la série.

Se basant sur une période cruciale de l’histoire du Japon, appelé le Bakumastu ou les derniers feux du Shogunat qui marqua près de deux cent ans de règne absolu sur le Japon, de son isolationnisme part rapport au reste du monde et où l’empereur n’avait qu’un rôle anecdotique, Hakuouki relate l’histoire réelle du Shinsengumi, milice au service du Shogun, basée à Kyoto, alors capitale impériale, et composée de ronin ou samouraïs sans maître. Le Shinsengumi est surtout célèbre pour son respect strict du code du guerrier, le Bushido qui obligeait automatiquement le seppuku lorsqu’un samouraï manque au respect des règles édictées par le Shinsengumi.

Cet anime qui, se basant sur l’histoire de cette terrible milice (on disait que le sang n’a jamais cessé de marquer les rues de la ville), introduit également des éléments fantastiques issus du folklore nippons comme les Oni (démon) mais aussi des références à l’Occident avec l’eau de Jouvence. Cela permet de rajouter un côté mystérieux à une ambiance nostalgique d’une époque révolue et qui, encore, aujourd’hui semble faire rêver et dont la fascination est source de créativité pour nombre de mangakas ou réalisateurs nippons.

Cet anime possède de solides arguments avec un graphisme soigné, une bande son vraiment très agréable. Les personnages, y compris Chizuru, sont attachants. Les créateurs ont su rendre le côté charismatique qui caractérisait le personnage de Hijikata.

D’un point de vue de la fanficqueuse que j’étais, Hakuouki a été une vraie source d’inspiration et pour laquelle j’avais créé une OC et d’ailleurs, encore aujourd’hui, me fournit nombre d’idées d’écriture.

En conclusion, cette première saison est une saison agréable à regarder et permet de se plonger dans une période trouble de l’histoire du Japon.

Chronique Anime – Berserk – L’Âge d’or

Auteur: MIURA Kentarô
Type: Film
Genre: Médiéval, Aventure, Fantastique  (int -16ans)
Date : 2011
Nbr de film(s): 3x80min
– « Berserk L’Age d’Or partie I : L’oeuf du Roi Conquérant »
– « Berserk L’Age d’Or partie II : La bataille de Doldrey »
– « Berserk L’Age d’Or partie III : L’Avent »

Résumé

Midland: un royaume pris, depuis un siècle, dans l’étau d’une guerre sans merci. Sur les champs de bataille, Guts, un jeune mercenaire, lutte pour survivre au quotidien. Malgré son jeune âge, il se bat avec la rage d’un chien fou, déploie une effroyable dextérité et traîne derrière lui une épée au gabarit impressionnant.
Alors qu’il sort d’une énième bataille, il est pris à parti par une bande de mercenaires qui s’imaginent pouvoir le détrousser. Le choc est rude, et leur chef est obligé d’intervenir pour éviter que ses lieutenants ne se fassent massacrer en quelques instants.
Après ce combat singulier, Guts se retrouve embrigadé et découvre qu’il a affaire à la Troupe des Faucons, des mercenaires aguerris dirigés par Griffith, un jeune homme charismatique et mystérieux, qui semble promis à une ascension fulgurante…

Mon avis

Et voici la dernière chronique avant ma petite semaine de vacances au bord de la mer. Pour cela, j’ai choisi de vous présenter les trois films qui reprennent l’arc l’Âge d’or du manga Berserk de Kentaro Miura (donc, approximativement du volume 3 au volume 14 sur 37 volumes en cours encore de publication). Il faut savoir qu’il existe une série de 25 épisodes réalisés en 1997/1998, les films sont en quelque sorte des reboots de la série originelle.

Le manga comme l’anime sont des Seinen (oeuvres destinées à un public plutôt adulte). Si, en comparaison de certaines « oeuvres » nipponnes, Berserk est moins gore (on a quand même des belles scènes de charcutage), il n’en demeure pas moins une oeuvre trash, violente et très sombre. On est dans un univers médiéval et on y retrouve évidemment, des contextes de guerres, d’intrigues, de trahisons, mais aussi de solides séquences de sexe et de viol. L’interdition aux moins de 16ans est parfaitement justifié.

Pour mieux recontextualiser, le héros, Guts, est d’abord présenté comme le guerrier noir, dont la rage n’égale que la soif de vengeance. On le reconnaît aisément à sa très longue épée, la Dragonslayer (la pourfendeuse de dragon) capable de défaire le plus impressionnant des monstres qui peuplent son monde fait de violence, de combat, de sang et de mort et qu’il porte en permanence dans son dos. Les films que je vous propose reviennent sur le traumatisme originel qui a fait passé Guts de simple guerrier aimant le combat à la machine à tuer, hanté et traqué par d’étranges créatures. L’arc Golden Age nous présente l’antagoniste, Griffith envers qui Guts éprouve tout d’abord un sentiment de rivalité (Griffith étant le seul qui l’a défait en combat singulier) avant qu’un profond respect et une admiration récriproque s’établissent entre eux. Casca, la seule femme de la troupe n’est pas juste un faire-valoir mais porte en elle les prémices du drame qui va déchirer nos deux personnages.

Comparativement à la série de 1997, il est évident que les nouvelles techniques d’animation offrent un visuel extrêmement fluide, beaucoup moins old school, les combats en particuliers sont plus dynamiques, le chara-design est très soigné, on y retrouve certains personnages oubliés dans la série comme le Skullnight, d’autres comme Zodd l’immortel retrouve une nouvelle jeunesse. N’oublions pas la God Hand avec une Slan absolument divine (alors qu’elle est Roi démon, incarnation de la luxure). Néanmoins, j’ai préféré, très personnellement, l’OST de la série à celui des 3 films mais cet OST est quand même d’une grande qualité musicale.

A travers ces trois films, au delà des thématiques classiques comme celui de la fatalité et de la causalité, les notions de bien et de mal se confondent et ne sont absolument pas enfermées dans un schéma type, tout au contraire. En effet, le héros, Guts, incarnation du guerrier solitaire et froid, est loin de la figure de la justice à la recherche d’un monde meilleur. C’est flagrant lorsqu’il choisit d’assassiner Adonis, le petit prince innocent et malheureux témoin du meurtre de son père. Non, il est simplement le personnage qui cherche sa place dans le monde au travers le fil de son épée. Quant à Griffith, le leader charismatique de la Troupe du Faucon, faucon lui-même dévoré par l’ambition et l’envie, sa chute après le « viol » sur la princesse Charlotte (plutôt consentante, il faut le dire), tout cela contribue à son basculement dans la destruction de ce qui faisait Griffith pour renaître en tant que Femto, le cinquième de la God Hand, donc en tant que seigneur démoniaque. Il n’hésite pas, pour satisfaire sa soif d’ambition, de sacrifier tous ceux et celle qui l’avaient soutenu dans la réalisation de son rêve, les livrant à l’appétit pantagruélique des monstres qui les encerclent. Inutile de vous dire que le festin auquel se livrent les monstres propose de sérieux moments gores.

Il est à noter que le choix des couleurs n’est pas anodin. Brun et portant des costumes sombres, Guts n’est pas le héros blanc et immaculé que l’on rencontre habituellement. D’ailleurs, si vous avez la curiosité de lire le manga, il semble sombrer de plus en plus dans les ténèbres jusqu’à ce qu’il mette l’armure du Berserker où il s’incarne pratiquement en démon. A contrario, Griffith, jusqu’au viol de Charlotte, possède une épaisse chevelure blanche et une armure blanche, archétype du chevalier. Surpris par le roi, père de Charlotte, il sera torturé, frappé, humilié au fond d’un cachot sordide avant d’être sauvé par les fidèles de la troupe et Guts pris de remords d’avoir abandonné son ami. Ce sauvetage sera finalement l’instrument de leur destruction, réalisant la prophétie à Guts que Zodd lui prédit après avoir remarqué que Griffith était porteur de l’un des cinq Béhélit pourpre, symbole de ceux qui sont appelés à devenir des dieux :
« Fais attention, car le jour où son ambition s’effondrera, ta mort t’attendra, une mort dont tu ne pourras te soustraire ! »

Revenons enfin sur le troisième film « L’Avent« , notamment la séquence qui, encore aujourd’hui, déchaîne les débats entre fans, le viol de Casca par Griffith/Femto. Pourtant habituée aux films chocs et extrêmes, cette séquence est le paroxysme du terrible massacre précédant qui est parvenue à me mettre ma à l’aise, bien qu’il s’agisse d’animation. Sous le regard de Guts qui n’hésite pas à se couper un bras et à perdre un oeil pour tenter de la soustraire de Femto, ce dernier, à travers le viol de Casca, amante de Gutts, soutien le plus fidèle de Griffith, se venge de son amitié avec Guts qui l’a détourné de son ambition. Cette scène se grave dans les yeux du héros qui s’en nourrit pour ne plus combattre avec passion mais avec sa seule haine. Marqué tant dans sa chair (avec le symbole sur son cou) que tant dans sa psyché, à l’instar de Griffith, Guts renaît en tant que guerrier noir.

En conclusion, les trois nouveaux films sur Berserk ont permis de dépoussiérer une oeuvre ambitieuse, riche et complexe. Pour les fans, nous aurions préféré la suite de l’anime plutôt qu’un reboot (surtout qu’il y a de quoi!). Pour les autres, les films peuvent constituer une découverte et une approche de l’univers imaginé par Kentaro Miura.

Chronique anime hentaï – Bondage Games

Genre : Hentaï, horreur

Nombre d’épisodes : 2 x 30min

Année : 2003

Résumé :

Renji-Sama tient un hotel particulier. Il reçoit régulièrement des colis contenant des jeunes femmes destinées à servir d’esclaves sexuels. Ainsi Yuu, Yayoi et leurs infortunées camarades doivent, après une “éducation”, subir les pires sévices et assouvir les plus terribles fantasmes du patron et de ses clients. Malheurs à celle qui se rebellera…

Mon avis

J’avoue que j’ai hésité très longtemps avant de vous proposer cette chronique mais j’ai finalement franchi le pas. Je préfère vous prévenir :

la chronique qui va suivre est celle d’une « oeuvre » trash, gore, extrêmement violente. Les âmes sensibles sont donc priées d’aller plutôt faire une petite balade en forêt.

Le Hentaï regorge souvent de peloches assez peu ragoûtantes, flirtant, voire franchissant, de ce qui peut être acceptable avec toutes les déviances sexuelles mais aussi tous les délires possibles et inimaginables. Bondage Game peut faire figure de proue en la matière : orgie sanglante et/ou scatophile, futanari totalement aberrant (le futanari est le fait que un ou des personnages féminins sont dotés de pénis en plus de leurs attributs féminins, que ce soit par la magie comme dans Bible Black ou par opération comme Bondage Game), modification corporelle (notamment un allongement du clitoris de l’un des personnages ou un gonflement totalement halluciné d’une paire de seins après une injection d’un produit quelconque), spanking, meurtre, gavage forcé d’urine et d’excrément, soupçon de cannibalisme etc etc. En deux épisodes, on plonge dans un cauchemard d’animation où les malheureuses héroïnes n’ont aucune échappatoire aux sévices et tortures que leur imposent le maître des lieux, Renji, et ses clients, souvent des hommes riches aux physiques disgracieux loin des bishonens (jeunes hommes) que l’on peut retrouver dans nombre d’animes japonais.

Les premières minutes de l’épisode 1 annonce direct la couleur avec une des prisonnières à qui Renji entourés d’autres esclaves féminins, remplit l’intestin via l’anus de cire chaude. Inutile de vous dire la suite avec un fontaine d’excréments que rejette la malheureuse. Tout ça sous le regard de Yuu, l’héroïne qui se demande comment un humain peut faire subir ça à un autre être humain. Et la suite n’est guère mieux.

Quant à l’épisode 2, c’est un festival d’aberrations et d’ignominie où l’on soupçonne Renji de s’adonner au cannibalisme sur ces victimes qui, jusque dans la mort et après leur mort, n’ont même pas droit à un traitement décent de leurs corps. On aura droit aussi à une augmentation mamaire à l’aide d’un étrange produit injecté avec des seringues, des scènes scatophiles et un défilé de futanari. Totalement blasé et indifférent aux sévices qu’il inflige à ses victimes, Renji et l’histoire de son hôtel très particulier resteront finalement un mystère.

Le pays du Soleil Levant est sans doute l’un de ces pays où cohabitent des films/séries/mangas qui sont des perles de réflexion comme Akira, Ghost in the Shell ou Death Note mais aussi des productions absolument abominables comme Bondage Game ou, découvert très récemment Vomit Enema Extasy chroniqué par Inthemoo sur Cinema Choc (à lire que si vous avez l’estomac en béton armé) avec des vrais gens, où tous les fantasmes, si possible les plus tordus, sont autorisés. Un tel contraste peut se faire poser la question sur la société nippone. J’ai souvent entendu dire que les Japonais sont de vraies cocottes minutes, l’existence de tels agressions filmiques est sans doute l’un des symptômes de cette société ultra corsetée par ses moeurs et qui éprouvent le besoin, au moins visuellement, de ces exutoires ultra violents.

En conclusion, Bondage Game est sans doute l’un des Hentaï qui aura réussi à imprégner ma rétine il y a déjà une dizaine d’années. La barre avait été placée très haute mais depuis, il y a eu Euphoria, son digne descendant en la matière.

Chronique Anime Hentaï – Euphoria

 

Format : OAV
Episodes : 5 (sans doute un 6eme épisode à venir)
Genres : Horreur – Hentai – Psychologique (interdit aux moins de 18ans)

Résumé

Kei, ainsi qu’un groupe d’étudiantes, et leur professeur, se retrouvent coincés dans un jeu. S’ils n’executent pas les ordres d’une voix, ils se font torturer puis exécuter. Kei, qui a des pulsions violentes et sexuelles, a du mal à se tenir. Pour sortir d’ici, il faudra ouvrir les serrures, Kei, est la clé, et les jeunes femmes, sont les serrures…

Mon avis

J’ai beaucoup hésité à vous poster cette chronique bien que j’ai déjà posté des chroniques sur des oeuvres trash et extrême, me demandant si j’allais trop loin dans l’immonde voire le franchement dégueulasse. Alors, attention, chronique d’une oeuvre (???) extrême, choc et très violente!

Bienvenue dans une version Hentaï d’un mélange de Saw, The Human Centipede et de l’anime Bondage Game, rien que ça! Au menu, meurtre, torture, viol, orgie sanglante et scatophile. Tout un programme!

Le Hentaï comporte souvent de nombreuses déviances  qui, disons-le, franchissent souvent le pas de ce qui peut être acceptables. Parmi ces animes, citons Princesses 69, Bondage Game et maintenant Euphoria.

Dans cet anime, on suit le lycéen Key, 5 de ses camarades de classe et leur professeur, enfermés dans un bunker étrange, tout en blanc et dont la seule façon de survivre est de subir  et faire subir les outrages ordonnés par un ordinateur. Bien qu’étant un anime et censuré, Euphoria parvient à provoquer un certain malaise chez le spectateur.  La dualité dans la personnalité de Key, tantôt protecteur et soucieux de ses compagnes d’infortunes, se révèle véritablement lorsqu’il choisit la fille qu’il va violenter et torturer, devenant cruel, sadique et violent, prenant un véritable plaisir à humilier celle qu’il prétendait apprécier quelques minutes auparavant. Les trois premiers épisodes se concentrent essentiellement sur les humiliations diverses que subissent Nemu, Kanae et Rine : gavage forcée d’excréments, pseudo-pendaisons, spanking et j’en passe. On atteint des sommets avec Rine avec les exagérations et autres aberrations sexuelles que l’on peut retrouver dans le Hentai avec, notamment, le perçage d’utérus, juste absolument immonde. Il n’y a pas vraiment de scénarios, les règles du jeu auquel doivent obéir les prisonniers sont particulièrement ténébreuses voire franchement incompréhensibles. Tout ce que l’on sait, si les prisonniers tentent de se soustraire à cet endroit, c’est la mort assurée, comme le prouvent les premières minutes de l’anime avec la mise à mort de la seule participante dont on ignore tout, si ce n’est qu’elle était déléguée de classe, sur une chaise électrique pendant une longue minute.

Les deux derniers épisodes sont les plus bizarres qu’il m’ait été donné de voir dans un anime ou une série. Pour être honnête, je n’ai rien compris, le scénario part complètement en vrille, un moment dans une sorte de délire hallucinatoire façon ExistenZ avant de filer sur une plage de sable de fin (pour l’épisode 4) et dans une orgie délirante dans l’école de nos infortunés héros, qui n’est pas sans rappeler l’une des mauvaises fins du novel game Discipline : The record of crusade. C’est d’ailleurs un des « grands » moments avec la chenille humaine qui n’est pas sans rappeler The Human Centipede, donc inutile de vous dire que le niveau intellectuel flirte avec les égouts.

Si les Hentaï sont censés filer le gourdin, ce n’est absolument pas le cas d’Euphoria qui est un enchaînement absolument ignoble d’actes sexuels plus violents les uns que les autres. Malgré le décor épuré et blanc, l’ambiance est sordide, étouffant, claustrophobique.

Graphiquement, Euphoria est bien dessiné, les personnages sont soignés, ce qui changent d’un certain nombre de hentais récents qui sont réellement affreux visuellement parlant.

Bref, Euphoria est le digne successeur de Bondage Game en matière d’excès, de délire et de déviance dans le monde particulier du Hentaï.

EDIT du 8 mai : après quelques recherches pour comprendre le scénario de l’anime, j’ai dégotté quelques explications sur les trois derniers épisodes (le 6eme étant sorti en février), il s’agit en fait des fins présentes dans le jeu vidéo, une seule reflétant la réalité, les autres étant du pur délire imaginé par les cerveaux des protagonistes. Le 6eme épisode étant à la hauteur des 5 autres épisodes. C’est ce que je disais : le scénar est parti en vrille..

Chronique Jeu Vidéo – Alice Madness Return/Alice : Retour au pays de la folie

Éditeur Electronic Arts
Rating : Interdit aux moins de 18ans
Genre : Action-aventure
Mode de jeu : Solo
Plate-forme : Windows, PlayStation 3, Xbox 360

Résumé

Alice : Retour au pays de la folie est un jeu d’action/plates-formes sur PC, Xbox 360 et PlayStation 3. Inspiré des célèbres romans de Lewis Caroll Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir, le jeu d’American McGee met en scène Alice Liddell, la « vraie Alice » dont Lewis Caroll s’est inspiré. Alice devra parcourir un pays des merveilles plus ou moins détruit selon les niveaux. En réalité, le jeu se passe à Londres et Alice, devenue folle, n’est donc pas réellement au pays des merveilles (ou de la folie)… Pour découvrir la véritable raison de l’incendie qui a brûlé sa maison et tué ses parents, la jeune fille devra se rendre dans ce pays des merveilles parfois glauque et parfois magnifique en s’enfonçant dans sa folie, afin de retrouver sa mémoire petit à petit, et d’arrêter le Train Infernal qui détruit sa mémoire et sa santé mentale.

Mon avis

Ma première chronique de jeu vidéo et étonnamment, ce n’est pas Diablo 3 (qui reste mon jeu préféré)  mais un jeu Action-Aventure, Alice Madness Return. Alors, je n’ai pas fini le jeu (trèèès loin, à peine 10% du jeu, très probablement, je suis bloquée aux tasses de thé et théières tueuses à coup de… ben jets de thé  brûlant qui vous OS sans même pouvoir parer…) mais j’ai surtout envie de vous parler de mon coup de coeur pour ce jeu, en particulier pour ses graphismes et une ambiance unique. Alice Madness est sortie un an après la sortie de l’adaptation (foirée à mon goût) de Tim Burton qui, sans Johnny Depp, n’aurait pas été mieux que le live de Cendrillon (donc, très mauvais). (Je sais pas d’où vient cette mode chez Disney de faire des lives à la chaîne mais passons).  Oubliez la jolie Alice, rêveuse et un peu bébête (pour être polie) de Tim Burton, Alice Liddell d’American Mcgee est une pure psychopathe en puissance qui n’a pas peur de dégommer des monstres avec le couperet Vorpalin ou son moulin à poivre. (Oui, je sais, ça fait bizarre de tuer des monstres avec un moulin à poivre mais dans ce genre d’univers, on va pas utiliser des fusils à pompe ou des 9mm!) (je n’ai débloqué que ces deux armes, sachant qu’il y a la tête de cheval bien plus tard et cette arme, ça, c’est la classe!).

Les décors du jeu sont juste magnifiques. Je vous recommande l’Art Book qui mérite pleinement son nom d’Art Book. Les designers ont fait un travail juste magnifique avec des décors plutôt variés dont certains sont vraiment très glauques (le château de la Reine Rouge est vraiment gore). Les différents costumes d’Alice sont également excellents et donnent de bonnes idées de cosplays. Mon préféré  est celui qui reprend l’idée des cartes à jouer :

Grâce à Youtube, j’ai même trouvé la vidéo qui m’a le plus mis mal à l’aise, c’est le passage à l’asile. L’ambiance y est juste vraiment malsaine. Mais on peut trouver quelques passages, c’est assez gore dans la Doll House notamment.

Un énorme coup de coeur pour la bande son qui est une de mes préférées.

Le jeu est interdit aux moins de 18ans et, de ce que j’en sais, c’est pleinement justifié. Un film est, paraît-il en projet et j’espère qu’il verra vraiment le jour.

Chronique Anime – Ghost in the Shell – Stand Alone Complex

Titre : Ghost in The Shell – Stand Alone Complex
Genre : drame, aventure, science fiction, cyberpunk, postcyberpunk, action, policier, film noir
Réalisateur : Kenji Kamiyama
Épisodes : 26

Résumé

« C’est une époque où toutes les consciences ont été converties en photons et électrons dans un unique complexe. Seuls les individus indépendants du système n’ont pas été convertis. »

La série se déroule en 2030 dans une ville de « Niihama-shi », nouvelle capitale du Japon dans un monde qui a connu une Troisième Guerre mondiale nucléaire et une quatrième conventionnelle. Elle raconte l’histoire d’une brigade d’intervention spéciale appelée Section 9 de la Sécurité Publique, ou plus simplement la « Section 9 ». GitS : SAC met en scène les exploits des agents de la Section 9, qui sont issus de l’armée (Batô) ou de la police (Togusa), et la façon dont les événements les affectent alors qu’ils tentent de résoudre chaque cas, ce qui finira par les conduire au personnage mystérieux appelé The Laughing Man (Le Rieur) par les médias.

La Section 9 de la Sécurité Publique est une unité d’élite de sécurité intérieure chargée de prévenir les actes criminels et terroristes liés à la technologie. Ses principales missions sont les enquêtes sur les cyber-crimes importants (infiltration, prise de contrôle de cyber-cerveaux ; cyber-terrorisme), sur les scandales qui touchent des membres du gouvernement et aussi sur des cas de meurtres commis par des personnalités. De temps à autre, la Section 9 assure également la protection de dignitaires nationaux et étrangers.

La série est émaillée de nombreuses références littéraires depuis Des fleurs pour Algernon dont un des épisodes s’inspire directement, en passant par Infinite Jest de David Foster Wallace, L’Attrape-cœurs de J. D. Salinger qui est cité de manière récurrente et plus généralement l’univers du Neuromancien de William Gibson à l’origine du concept de cyberespace.

L’affaire du Rieur est inspiré d’un fait divers réel et des scandales financiers des années 1980 au Japon.

L’intrigue est articulée sur le concept du double et l’existence de nombreux imitateurs en référence à la théorie mémétique (un des épisodes de la saison 1 s’intitule d’ailleurs en anglais mème) et aux Copycats.

Mon avis

Pour cette chronique, j’ai choisi sciemment de vous présenter uniquement la saison 1 de l’oeuvre Ghost in the Shell (abrégé GitS) de Masamune Shirow. Faire une chronique sur l’ensemble de l’oeuvre qui compte pas loin de sept films d’animation (en comptant la série de films Arise), les deux saisons de la série animée et bien sûr l’oeuvre papier, ce qui rendrait trop compliquée à chroniquer et à analyser en un seul et unique article. La saison 1 est considérée, à juste titre, comme plus facilement abordable que les films Ghost in the Shell et Ghost in the Shell : Innoncence qui auront droit à leur chronique prochainement.

Tout d’abord, pour commencer et mieux comprendre l’univers complexe de GitS, je vous propose quelques petites notions à la fois de l’oeuvre mais aussi de l’univers informatique. Dans GitS, le Ghost est la référence de l’âme humaine. Ce qui différencie entre l’homme au sens large (donc comprenant les humains en partie, totalement ou non cybernétisés) et la machine  pure (avec ou sans intelligence artificielle). Mais dans le monde informatique, le vrai, le nôtre, il existe un logiciel appelé Ghost (General Hardware-Oriented System Transfer) dont le but est de dupliquer ou plus exactement de cloner des disques durs, permettant d’éviter de fastidieuses réinstallations dans un parc informatique par exemple. Bien que GitS soit antérieur à la création de ce logiciel, on peut presque considérer que les Ghost dans GitS sont des clones de l’âme (le cas de l’héroïne est évidemment le plus parlant puisque seul son cerveau semble être d’origine, on peut se poser la question si c’était vraiment son cerveau quand elle était humaine). A noter la différence entre un cyborg et un androïde : le cyborg est un humain à l’origine, il est robotisé par exemple suite à un accident ou pour des objectifs militaires et conserve une part de sa conscience qui fait qu’il reste humain. L’androïde n’est ni plus ni moins qu’une poupée dotée d’une intelligence artificielle plus ou moins développée en fonction de ses attributions (un androïde domestique sera moins évolué par exemple qu’un androïde de combat).

Autre point essentiel à savoir concernant la série, on distingue deux types d’épisodes, les Stand Alone en vert, qui peuvent être regardés de façon indépendantes et les Complex qui correspondent à l’intigrue du Rieur et se suivent.

L’oeuvre connue pour aborder des thématiques comme, bien évidemment la relation mais aussi la frontière entre l’homme et la machine, la définition même de l’humanité dans un monde ultra connecté, la définition de l’être vivant, l’émergence d’une conscience collective ou même d’une forme de vie à partir du réseau informatique, les lois de la robotique, ces thèmes sont largement développés dans la série et propose, à la fois à travers les histoires stand alone et à travers l’intrigue du Rieur des pistes de réflexions. Kusanagi en particulier soulève probablement le plus la thèmatique et la question  de ce qu’est l’humanité durant une ère où la frontière n’existe plus ou presque plus. Entièrement cybernétisée, la jeune femme semble inhumaine avec une personnalité froide, détachée, parfois cynique, cruelle et sans pitié. Mais certains épisodes nous montrent qu’elle n’est pas insensible, comme l’épisode sur les étudiants qui s’adonnent au trafic d’organe. Togusa pose même cette question durant cette épisode : « de quel espèce appartient le Major? ».

Mais bien sûr, le thème dominant de la série qui est présent dans le titre est le Stand Alone Complex, littéralement le complexe de la solitude que l’on peut résumer par cette phrase : « L’absence d’original qui produit des copies sans original. » A travers cette définition, on peut y englober le terrorisme, les phénomènes de mode, les comportements d’imitateurs ou même le phénomène des Anonymous. Dans une société où l’impact des images et des médias influencent forcément, consciemment et mais aussi inconsciemment, les individus qui la composent, ce type de phénomène possède à la base un terreau fertile pour s’y développer. Les derniers attentats en sont un parfait exemple mais aussi les différentes actions des Anonymous, quand ils ont fait parler d’eux lors l’Acta ou pour dénoncer certains comportements (les cas de harcèlement en ligne). D’ailleurs, on peut faire un véritable parallèle entre Anonymous et le personnage du Rieur. Dans les deux cas, n’importe qui peut devenir Anonymous ou devenir le Rieur.  L’épisode « La Sarabande des imitateurs » est le plus illustratif de ce phénomène.

L’épisode final de la série est sans doute le plus marquant, par la découverte de l’identité du Rieur, ou plutôt, d’une autre copie du Rieur original mais aussi par les nombreuses références littéraires (avec Salinger), travaux sociologiques (ceux de Fredric Jameson et Masachi Osawa sur la régulation sociale) ou même cinématographique avec une citation de Dziga Vertov qui permet d’attiser une certaine curiosité et d’approfondir plus avant les thématiques de la série. Cette dernière ne propose pas de solution toute faite ou de réponse claire aux questionnements mais invite clairement le spectateur à s’interroger sur un monde qui, au regard des évolutions technologiques, ne paraissent plus si futuristes que cela. Chaque jour apporte de nouvelles découvertes, notamment sur le plan médical avec des greffes ou des implants qui auraient paru inimaginables il y a encore de cela une dizaine d’années. Entre une main robotisée que l’on a vu pour le petit garçon créée grâce à une imprimante 3D et un cerveau boosté à la GitS, la frontière semble devenir plus mince. Sans parler de l’hyperconnectivité qui devient là aussi une réalité tangible. Il s’agit aussi d’une thématique de la série. Dans une société où on peut se connecter sur Facebook et autres réseaux sociaux via son smartphone  ou même une montre à presque n’importe d’où sur la planète, il ne semble plus si inenvisageable d’ici quelques années, si on excepte évidemment, des questions ethiques, que l’on puisse se connecter directement depuis son cerveau. Il existe même des petites sociétés, notamment aux Etats-Unis, un peu secrètement il faut le dire, qui tentent de réaliser ce rêve en essayant d’implanter des puces électroniques permettant d’exécuter des tâches à distance comme ouvrir son garage via le réseau nerveux. Peut être même que l’immortalité ne sera plus symbolisée par des créatures mythologiques comme le vampire mais par la possibilité de télécharger sa conscience sur le Net. (oui, je vais très loin). Le transhumanisme sera (et commence à l’être) très certainement la prochaine étape de l’évolution de l’espèce humaine.

Concernant les graphismes de la série, ils sont vraiment soignés et ne baissent pas en qualité au fil des épisodes. Les musiques sont toujours très belles.

Pour moi, cette série figure parmi mon top 10 des meilleurs animes que j’ai pû regarder.

A découvrir!

Chronique Manga – In These Words

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Titre : In These Words
Catégorie : Yaoi (Interdit aux moins de 16ans)
Genre : Thriller, homosexuel
Dessinateur : TOGAQ
Scénariste : Kichiku NEKO
Scénariste : GUILT | PLEASURE
Nombre de tomes : 2 ( le tome 3 n’ayant toujours pas de date de sortie, ni au Japon ni encore moins en France)

Résumé

Katsuya Asano, un profiler formé aux Etats-Unis, est amené à travailler pour la police de Tokyo afin de fournir le profil d’un tueur en série qui sévit depuis plusieurs années. Grâce à son aide, l’opération est une réussite et Shinohara Keiji est enfin arrêté. Obnubilé par la personne qui est à l’origine de son arrestation, ce dernier accepte de faire des aveux complets, mais à la condition que Katsuya soit celui qui les recueille. À peine le jeune profiler vient-il d’accepter qu’il est tourmenté nuit après nuit par le même cauchemar : un homme dont il ne voit pas le visage le retient prisonnier et le torture tout en lui murmurant à l’oreille qu’il l’aime. La frontière entre rêve et réalité s’effondre alors brutalement pour lui …

Mon avis

Après avoir galéré à trouver ce manga (toujours en rupture de stock dans nombre de magasins ou site de vente en ligne), j’ai enfin eu le plaisir de le dénicher à la Yaoi Yuri Con après m’être fendue de pratiquement 20€ pour les deux tomes (et j’ai eu le dernier exemplaire dispo du tome 1 seulement deux heures après l’ouverture de la convention, c’est dire à la vitesse où le distributeur l’a écoulé!).

Acclamé y compris par des non Yaoistes, ce manga est très différent d’une grande partie de la production de mangas Yaoi disponibles sur le marché. Loin des school-romances habituelles ou du monde des Yakuzas avec son cortège de clichés, In These Words est un manga sombre, torturé. Le scénario, il est vrai, flirte allègrement du côté des oeuvres de Thomas Harris, des films et notamment de la série Hannibal qui en découle. Je l’avoue, j’ai été toujours un peu frustrée par la relation ambiguë entre Hannibal et Graham et la forte tension sexuelle qu’on ressent entre les deux hommes. In These Words propose en quelque sorte de franchir le pas à travers Asano et Shinohara dans une relation tordue et violente, notamment dans le premier tome à travers les rêves ou les souvenirs d’Asano. Pour continuer avec le parallèle entre le manga et, j’ai envie de dire, son illustre modèle, en particulier et j’y reviens, la série TV Hannibal, dans les deux oeuvres en question, on plonge dans l’esprit troublé du profiler à travers un cauchemar éveillé. Dans le cas d’Asano, abusé, humilié, la composante sexuelle n’est pas occultée comme pour Graham, bien au contraire. Le retournement de situation dans le volume 2 offre tout un lot de questions sur la relation entre Asano et Shinohara et rappellera à de nombreux cinéphiles, un petit côté à la Shutter Island. De plus, le manga se distingue pour avoir évité de tomber dans le cliché malheureusement trop récurrent dans la romance M/M, du violé qui tombe amoureux de son violeur. Assurément, ce manga est très loin des romances où l’on conte fleurette et on couche au bout de deux heures de conversation. Les codes du polar sont respectés et ne sont pas des prétextes pour coller nos deux protagonistes au lit, car delà des très belles planches mettant en scène leurs ébats sexuels, le manga est un pur thriller. Il se rapproche par certains côtés de Viewfinder de Yamane Ayano.

Graphiquement, In These Words est vraiment très beau. La dessinatrice nous épargne les hommes efféminés que l’on retrouve régulièrement dans le manga Yaoi mais aussi les hommes que certaines mangakas essaient de « barariser » (les manga bara sont des mangas gays destinés à un public gay, contrairement au Yaoi, destiné principalement à un public féminin) et dont le résultat est souvent cataclysmique, tant par le résultat graphique que par les erreurs de proportions.

Ce manga est un véritable petit bijou au milieu d’une surproduction de mangas Yaoi qui est susceptible de plaire à tout amateur, non seulement de Yaoi et de romance M/M mais aussi de polar sombre et torturé.