Chronique Manga/Anime – Claymore

Auteur : Norihiro Yagi
Type : Shonen
Genre : Fantastique, horreur
Editeur japonais : Shueisha
Prépublié chez Monthly Shonen Jump
Editeur français : Glénat
Nombre de volumes parus au Japon : 27 terminé
Nombre de volumes parus en France : 26 en cours
Nombre d’épisodes : 26
Opening : Nightmare -« Raison D’être »
Ending : Riyu Kosaka -« Danzai no Hana~Guilty Sky »

Résumé

Les humains sont terrorisés par des êtres démoniaques capables de se fondre parmi eux. Leur seule chance de survie réside dans les mains des Claymores, des femmes hybrides mi-humaines mi-démons qui possèdent des pouvoirs gigantesques, dépassant même ceux des démons. Habitant d’un petit village, Raki rencontre l’une d’entre elles, envoyée en mission pour trouver et exterminer le démon qui décime les siens. Subjugué par la beauté de la jeune fille, il va découvrir les terribles secrets qui se cache derrière l’organisation Claymore et le destin tragique qui attend chacun de ses membres…

Mon avis 

Laissez-moi vous présenter un de mes mangas et animes préférés : Claymore de Norihiro Yagi.

Je vais être franche. Au départ, je trouvais que le manga louchait un peu sur un autre poids lourd du manga de type heroic fantasy, à savoir Berserk de Kentaro Miura (qui est, rappelons-le, en cours de publication depuis 1989! et compte à ce jour, 37 volumes). En effet, on se retrouve dans un univers médiéval avec une mystérieuse guerrière répondant au prénom de Claire qui va de ville en ville avec une épée immense pour tuer des monstres, ce qui est assez proche des premiers chapitres de Berserk. Le symbole de cette Claire rappelle aussi le sceau maudit de Guts dans Berserk, comme Raki rappelle un peu Puk, les deux compagnons (inutiles, faibles et insupportables de nos deux héros). Mais si le pitch de départ est assez sembable à son illustre grand frère, Claymore parvient totalement à s’en démarquer avec sa propre histoire, ses personnages, à son style narratif et bien sûr à grâce à un style graphique qui s’améliore de chapitre en chapitre pour nous proposer des planches absolument sompteuses. On sent que Yagi prend de l’assurance et ne sent pas obligé de reprendre les codes qui ont fait le succès de Berserk pour proposer son histoire et nous faire pénétrer dans l’univers de Claire, Miria et les autres guerrières.

Je reviens dessus mais Claymore a au début beaucoup souffert de la comparaison avec Berserk qui, il faut le reconnaître, est un petit chef d’oeuvre. D’ailleurs, les deux premiers arcs des deux mangas sont assez semblables. Premier Arc « Présentation du héros/héroïne et de l’univers dans lequel il/elle évolue » puis, l’arc « flash-back » où l’on découvre la naissance et l’enfance de Guts pour Berserk, la rencontre entre Claire et la numéro 1 de l’époque, Thérèse la souriante et les évènenements qui ont conduit Claire à devenir une hybride mi-humaine mi-démon dans Claymore. Mais, déjà à la fin de cet arc, Claymore commence à prendre sa propre indépendance et à suivre sa propre voie. L’apparition de Riful avec l’Arc sur la Sorcière est l’un des premiers points qui se démarque de Berserk (bien que rappelant un peu le château où se terrait Zodd, l’un des Apôtres de la God Hand).

L’un des grands moments phare de la série a été l’Arc la Guerre du Nord qui, en terme de violence, dans un autre genre certes, se rapprochait du banquet de Berserk. En effet, pas de viol dans cette Guerre mais plus de vingt guerrières, consoeurs de Claire, perdent la vie dans un conflit durant lequel elles savaient qu’elles ne représentaient que des pions sacrifiés. D’ailleurs, durant cet arc, je me suis demandée si Claymore n’était pas plutôt un Seinen (manga pour adulte) qu’un shônen (manga pour adolescent). C’est d’ailleurs durant cet arc que le talent de dessinateur de Nagi s’est pleinement révélé. L’éveil (ou l’exaltation, selon la traduction Glénat) de Claire, donc une transformation en monstre a été particulièrement soigné.

Les Arcs suivants avec quelques détours (découverte des capacités particulières des Numéro 1 et Numéro 2 en place, Alicia et Beth, flash back du passé de Raphaëlle qui restent très intéressants) ont marqué un véritable tournant dans l’intrigue puisqu’on entre plus dans l’ère Miria et sa quête de vengeance envers l’Organisation qui les employait et que, désormais, les sept survivantes à la guerre doivent absolument échapper. Sans devenir un personnage secondaire, Claire s’efface (sans pour autant oublier ses propres objectifs) et Nagi nous développe chaque personnage, bien plus individuellement. Le point noir, c’est que, comme Naruto en son temps, Nagi offre une foule de personnages et n’en développe que peu, à comparaison. (D’un autre côté, chaque génération de guerrières compte 47 soldates, sans compter tous ceux et celles ayant survécu et/ou sont devenus des monstres, sur plus de 70 générations. Ce n’est pas 27 tomes qu’il faut pour pouvoir tous nous les présenter mais bien des centaines).

L’autre point noir du manga, c’est sa fin. A la décharge du mangaka (et aussi tout à son honneur), il a tenu à terminer son histoire en raison d’une loi en cours de débat au Parlement japonais sur la censure dans les médias (y compris les mangas) sous la pression de groupes luttant contre la pornographie et la violence dans les médias (les mangas et les oeuvres animées étaient particulièrement visés). Comme d’autres mangakas, en signe de protestation, Nagi a choisi de stopper son oeuvre (comme le fit également, l’auteur de Naruto). Qu’on le veuille ou non, l’art du manga contribue au rayonnement du Japon dans le monde et, vouloir les censurer risquerait (et à raison) faire perdre ce qui fait le succès du manga, non seulement au Japon mais aussi dans le monde occidental (notamment en France, deuxième pays consommateurs des BDs nipponnes.) A l’heure où la censure et la question de la liberté d’expression est plus que jamais d’actualité, Nagi a pris de gros risques en interrompant son manga qui avait son public. Je trouve, très personnellement, sa démarche courageuse. Fin de la parenthèse.

Donc, pour revenir à la fin elle-même, même si l’histoire est quelque peu expédié avec pas mal de power up dans tous les sens (nous rappelant DBZ ou Naruto), on ne peut pas passer sur les plus belles planches du manga. Imaginer des monstres et variés qui plus est est un des gros points forts de Nagi. Que ce soit la fusion Raphaëlle/Lucielle en une arme de destruction massive, l’éveil des anciens Numéros, Hystéria, Roxanne, Cassandre ou Octavia, Nagi frappe très fort dans le changement de ces filles au visage d’ange en monstre absolument effrayent (surtout Cassandre, elle faisait bien flipper).

Concernant l’anime, il est très fidèle aux 11 premiers volumes, presque à la case près avec un chara-design fidèle à l’oeuvre d’origine. Les musiques sont belles et l’ending est vraiment un de mes favoris. C’est toutefois regrettable que le studio l’ait stoppé, offrant une fin totalement ridicule (deux épisodes) en comparaison du reste de l’anime.

En conclusion, Claymore est une petite perle de manga, souvent délaissée mais qui mérite qu’on le découvre. Des rumeurs circulent comme quoi Nagi reprendrait Claymore mais d’un tout autre point de vue. Certains avancent que le manga se passerait avec Irène le sabre véloce. Mais aucune information n’est pour le moment venir confirmer ou infirmer ces rumeurs. En croisant les doigts…

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Chronique Anime/Jeu Vidéo – Bible Black

Type : Hentaï

Genre : Fantastique, mystique

Rating : +18

Développeur du jeu : ActiveSoft

Type de jeu : Eroge

Anime : 4 saisons

Saison La Nuit de Walpurgis : 6 épisodes

Saison les Origines : 2 épisodes

Saison New Testament : 6 épisodes

Saison Only : 2 épisodes

Résumé :

Tout commence il y a 12 ans, dans le sous-sol d’un lycée, lors du rituel d’une élève à un démon non précisé. Le sacrifice se termine en boucherie, laissant la prêtresse morte et le livre de sorts caché.

La trame principale se déroule sur la re-découverte de ce livre de magie noire (Bible Black), et sur son utilisation par un groupe de jeunes prêtresses, dirigé à l’époque par la belle Hiroko Takashiro (qui deviendra professeur), curieuse de savoir quels effets cette « Bible Noire » pourrait avoir sur les personnes envoûtées. Ces envoûtements auront des effets inattendus, jusqu’à désinhiber de toute pudeur celles qui sont touchées…

Minase, un élève banal mais doté de grands yeux verts, découvre le livre et ses pouvoirs, capables de transformer n’importe quelle fille en monstre assoiffé de sexe.

Parallèlement, la résurgence de ce livre intéresse la mystérieuse infirmière Kitami, qui s’intéresse à son tour aux élèves, et à leurs envies secrètes…

Mon avis

Après avoir lu l’excellente chronique de Alice In Oliver sur Urotsukidoji, je me suis dit qu’une petite chronique sur mon hentai favori pourrait être sympa à faire. Et me voila donc à chroniquer la saga Bible Black.

Au départ, Bible Black est un jeu vidéo de type Novel Game (en gros, vous avez un scénario à suivre avec des choix clés. En fonction des choix, vous débloquerez : avec de la chance, une bonne fin… ou avec pas de bol, une mauvaise fin. C’est un peu le style des bouquins « ces romans dont vous êtes le héros »). Bible Black possède 12 fins différentes (si mes souvenirs sont bons : 4 « bonnes » et 4 mauvaises et 4 neutres).

Concernant le jeu, si vous êtes habitués aux jeux dernières générations, que vous ne jurez que par le dernier Wolfenstein the old blood ou autres jeux sur PS4 ou XBox 360, vous risquez d’être déçus. En effet, il s’agit d’une succession de tableaux avec le ou les personnages qui parlent au héros. Pas de super moteur 3D comme pour AC Unity ou the Witcher. Néanmoins, pour un jeu « ancien » (il est sorti en 2000, soit il y a 15ans quand même), les graphismes sont très soignées, les filles sont absolument magnifiques. Bien que ça reste un jeu érotique, donc, le but est surtout de se rincer l’oeil, avec un gameplay des plus simplistes (ma trouche « Entrée » s’en souvient encore), l’intrigue n’est pas pour autant négligée, bien au contraire.

Quant à l’anime, la première saison, la nuit de Walpurgis, reprend grosso modo le scénario du jeu avec un mixte entre plusieurs fins. Pour un hentai, l’anime est là aussi très soigné, le chara-design est particulièrement bien réalisé, ce qui n’est pas souvent le cas avec ce type d’anime. Et, même si la taille du bonnet des minettes est plutôt généreux, elle reste relativement réaliste par rapport à certains animes du même genre.

La seconde saison est nettement plus sombre que la première, qui avait déjà son lot de tortures. Plus de gore (avec tout un épisode rien qu’avec de la torture),  l’épisode final de cette saison est vraiment plus pessimiste que le final de la première saison. Un petit bémol, ça a été la VF des premiers épisodes qui induit en erreur. En effet, la sorcière invoque le Saint Esprit alors… que c’est bien Satan qu’elle essaie de faire venir. Franchement, c’est peut être un détail mais ce genre d’erreur (volontaire ou non) dans le doublage des animes est vraiment agaçant.

Comme un certain nombre de hentai, il y a du futanari (filles dotées d’un phallus, soit par la magie, soit par une intervention chirurgicale) mais, très personnellement, bien que ce ne soit pas mon délire, j’ai pas trouvé que cela avait été trop abusé.

La saison les Origines est ma saison préférée. On y découvre toutes les causes qui ont conduit au massacre à l’origine de la saison 1.

Quant à la saison Only, il s’agit surtout de scènes de sexe avec les filles de la série.

Bref, pour un hentai, Bible Black est une saga de qualité.

A ne pas mettre entre toutes les mains.

Chronique Anime -: Ayakashi : Japanese Classic Horror (Arc BakeNeko) – Mononoke (Anime 2007)

Ayakashi : Japanese Classic Horror (Arc BakeNeko)

Réalisateur  : Kenji Nakamura (Bake Neko)
Studio d’animation Toei Animation
Episodes : 3

Mononoke (2007)

Réalisateur  : Kenji Nakamura
Studio d’animation Toei Animation
Episodes : 12

Résumé Ayakashi : Japanese Classic Horror

Bakeneko ( 化け猫, Monstre-chat), troisième et dernier arc d’Ayakashi, est la seule œuvre originale de la série, et nous présente un autre fantôme très populaire au Japon : le bakeneko. Cet arc raconte l’histoire d’un apothicaire itinérant, qui ressent de fortes énergies spirituelles négatives quand il s’approche du lieu d’une cérémonie de mariage. Pendant qu’il s’enquiert auprès d’une servante sur les jeunes mariés, la promise est brutalement et mystérieusement assassinée. Il n’en faudra pas plus à l’apothicaire pour rendre un verdict formel : c’est bien là l’œuvre d’un mononoke, un esprit vengeur qui ne connaîtra pas le repos avant d’avoir exterminé cette famille qui lui inspire tant de haine. Il devra dès lors enquêter sur les raisons du ressentiment du fantôme afin de l’éradiquer grâce à ses étranges pouvoirs, et donc exposer les noirs secrets de la noble famille.

Bien que déroutant de par de nombreux aspects de sa réalisation et la noirceur de son atmosphère, l’apothicaire fut très bien reçu par le public, si bien qu’une série lui fut consacrée : Mononoke. (résumé suivant)

Résumé Mononoke

Mononoke se focalise sur le personnage de l’apothicaire du troisième arc d’Ayakashi : un apothicaire itinérant avare de paroles, si bien que l’on ne sait même pas son nom. Il se déplace accompagné de son armoire à pharmacie et d’un coffret recelant une épée spirituelle dont le pommeau est orné d’une tête de singe.

Grâce à d’étranges pouvoirs, il est capable de ressentir les énergies maléfiques qui émanent des ayakashi, des esprits qui voguent entre les mondes, et redoute particulièrement les mononoke, une forme d’ayakashi liée à notre monde afin d’exercer sa vengeance. Son épée spirituelle ne pouvant être dégainée que sous certaines conditions, l’histoire sera toujours centrée sur l’aspect psychologique du mononoke : sa Forme (Katachi), sa Vérité (Makoto) et sa Raison (Kotowari). Il est à noter que les crimes ayant suscité un tel ressentiment sont parfois très durs, ce qui impose de facto la catégorisation seinen de la série.

Arc 1 : Zashiki-warashi (2 épisodes)
Arc 2 : Umibōzu (3 épisodes)
Arc 3 :Noppera-bō (2 épisodes)
Arc 4 : Nue (2 épisodes)
Arc 5 : BakeNeko (3 épisodes)

Mon avis :

Laissez-moi vous faire part d’un petit bijou de l’animation Japonaise : Ayakashi : Japanese Classic Horror (3eme Arc) et son spin off, Mononoke (à ne pas confondre avec Mononoke Hime ou Princesse Mononoke). Cela faisait longtemps que je voulais chroniquer cet ovni de l’animation japonaise et je me suis décidée de vous l’offrir pour le week end.

Tout d’abord, laissez-moi vous dire, cette série est une série trèèèèèèèèèès loin des habituels Naruto, Dragon Ball et autres Sailor Moon. Elle reste difficile d’accès pour peu qu’on ne possède pas une certaine connaissance de la culture, de la mythologie et du folklore nippons. De plus, ses graphismes qui s’inspirent des estampes traditionnelles peuvent totalement dérouter dans un premier temps. Et, en dépit des couleurs chatoyantes de cet anime, les histoires sont très sombres, parfois presque épouvantables, le rangeant sans hésitation du côté des Seinen.

Chaque arc s’intéresse à un Mononoke en particulier. Les Ayakashis sont l’équivalent des esprits (élémentaires, démoniaques ou d’origine humaine). Les Mononoke sont des Ayakashis très particuliers. Ils naissent grâce à la puissance des sentiments (la plupart du temps négatifs) et deviennent des entités à part entières. Ils ne sont pas forcément humains à l’origine mais cela peut être aussi des animaux (le bakeneko d’Ayakashi était un chat qui ne supportait plus qu’on fasse du mal à sa maîtresse et leurs sentiments mêlés entre le chat et sa maîtresse, l’un de la rage et de la jeune femme le désespoir ont donné naissance au démon).  (Vous me suivez toujours?)

Chaque histoire est souvent emplie d’une profonde tristesse. (Comment ne pas se sentir triste face à une femme retenue prisonnière et soumise aux caprices et aux mauvais traitements d’un homme et de sa famille que seul le rang de samouraï (l’équivalent des chevaliers durant l’ère Edo – 1600 – 1868) lui donne tous les droits?). Mais aussi le côté sombre et parfois glauque peuvent mettre mal à l’aise. La sexualité est également une composante de la série, que ce soit par la soumission/libération de la femme, la prostitution, une forme d’inceste ou par la séduction. On la retrouve aussi sous une forme plus maternelle avec l’image de la grande Kanon (la déesse de la maternité dans la tradition shintoiste).

Notre héros, le mystérieux apothicaire dont on ignore tout, jusqu’au nom, est vraiment un personnage soigné. Et son seyu, qui est le même que celui de Sasori dans Naruto (si si! Vous savez bien! Le marionnettiste qui transforme les gens en poupées), a été un choix des plus judicieux, sa voix très rauque et très profonde convenait parfaitement au personnage. Son double ouvre beaucoup de questions demeurées sans réponse, faute d’une suite qui aurait été la bienvenue.

Le chara-design est dans l’ensemble très soigné et très original. On y retrouve le style des estampes traditionnelles. L’impression d’avoir un papier calque froissé entre le dessin proprement dite et la caméra peut surprendre mais cela rajoute une véritable authenticité et un véritable travail de designer. De plus, il y a eu un véritable travail de recherche tant la série possède de symboles dont, beaucoup, m’ont échappés.

La bande son est également très belle, composée avec des instruments traditionnels.

Il n’y a qu’un seul regret, que la série spin off (donc Mononoke) ne comportent que 12 épisodes. C’est très court. Néanmoins, elle reste un des meilleurs animes de la fin des années 2000.

Chronique Anime – Your Lie In April/Shigatsu wa Kimi no Uso

Titre alternatif : April is your Lie / Your Lie in April
Titre original : 四月は君の嘘
Pays : Japon
Format : Série TV
Episodes : 22
Diffusion terminée : du 09/10/2014 au 19/03/2015
Saison : Automne 2014
Début de diffusion en simulcast/streaming : 09/10/2014
Thèmes : Ecole – Musique – Quotidien
Genres : Comédie – Drame – Psychologique – Romance – Slice of Life
Durée par épisode : 23 min
Age conseillé : 12 ans et +
Studios : A-1 Pictures
Licencié en France : Oui
Editeur : Wakanim (Simulcast / Streaming)

Résumé

Adaptation au format animé du manga éponyme.

Arima Kosei est un véritable prodige du piano ; enfant, il dominait tous ses rivaux en compétition et s’était déjà fait un nom dans le domaine musical. Mais après la mort de sa mère, il a subit une forte dépression qui l’a forcé à être dégoûté de son propre instrument. Deux ans après le drame, continuant de considérer sa vie comme insipide, Arima se contente de vivre sa vie sans réel but… jusqu’à ce qu’il rencontre Miyazono Kaori, une jeune violoniste qui, elle aussi, semble exceller dans son art…

Mon avis

Cette chronique est un peu particulière car je ne vais pas vous donner un avis sur la série elle-même, déjà parce que je n’ai pu voir que le 1er épisode (les autres sont disponibles pour les membres Premium du site de diffusion, donc payants et, actuellement, je ne peux pas me permettre financièrement de prendre un abonnement en plus de mes factures même si je pense que ça en vaudrait le coup, le catalogue du site est plutôt pas mal. J’espère sincèrement qu’il y aura un rapidement coffret  DVD.).

Non, j’avais envie de vous faire partager cette anime dont certains extraits (les parties musicales) sont disponibles sur Youtube car, en tant que pianiste et grande amoureuse de la musique classique, je crois que Your Lie in April est un bel hommage à cette musique, souvent considérée comme élitiste et difficile d’accès. Cet anime, à travers une histoire et des personnages donne envie d’en découvrir plus. Les interprétations sont juste magnifiques. Elles permettent de faire découvrir ou re-découvrir des grands morceaux comme la Ballade en G Mineur de Chopin ou Introduction and Rondo Capriccioso de Saint-Saëns
Je crois que le plus simple est d’écouter et d’apprécier les moments. Ce sera plus un moment de partage musical qu’une véritable chronique comme précédemment faite.

Bonne écoute

Chronique Manga – Love Me Tender


Titre original : Love Me Tender
Auteur : kiki
Pays : Japon
Format : Manga
Nombre de tomes : 6 en cours (7 en prévision)
Thèmes : Yaoi – Josei
Genres : Homosexuel, Tranche de vie, romance, comédie
Editeurs : Taifu Comics

Résumé

Sae et Kazuki, deux amis mannequins, emménagent dans l’appartement de la belle Naoyuki. Mais contrairement à ce qu’elle semble, Naoyuki n’est pas une fille mais un garçon, ami d’enfance de Kazuki ! Ce trio aux relations étranges va rencontrer de nombreux personnages, tous plus complexes les uns que les autres.

Mon avis :

Je vous propose dans cette chronique un très beau manga, un peu oublié par les fans de Yaoi (mangas relatant des relations homosexuelles entre hommes, mangas destinés principalement pour un public féminin. Ceux destinés à un public masculin gay sont les bara).

Love Me Tender est une petite perle de manga, tout en douceur, dont les graphismes, certes très shojo qui en rebutent certains, sont d’une grande délicatesse. les personnages sont très épurés mais restent très soignés et sont très haut en couleur. Leurs perosnnalités ne sont pas non plus négligés et sont assez loin des stérétotypes que l’on retrouve dans les mangas Yaoi. Et un super point positif et pas des moindres, il n’y a pas de girl bashing qu’on peut parfois ressentir dans les Yaoi où les filles sont soient des gourdes, soient des garces, soient les deux! Là, les filles ont certes des personnalités bien trempées mais elles ne sont pas relégués au rang de faire-valoir des garçons qui entretiennent des relations amoureuses. Au contraire, elles aussi ont droit à l’amour.

Chose assez rare, la bisexualité est ouvertement abordée avec Sae qui aime les deux genres. D’ailleurs, le fait que Sae ait entretenu une liaison en même avec le patron du café et avec sa femme qui ne le découvrent que bien après leur divorce est vraiment l’un des moments les plus marrants de l’histoire.

Les thèmes des troubles de l’identité sexuelle (le cas de Nao qui s’habille en femme à cause de son passé d’enfant maltraité par son père et qui a du mal en étant un homme est bien sûr le plus parlant mais Sae, souvent travesti en fille par Kazuki qui éprouve une fascination envers les hommes habillés en femme, en est un autre), les relations complexes entre les personnages, qu’elles fussent amoureuses ou amicales (la relation ambivalente entre Sae et le patron du café ou le frère de Kazuki) sont traités avec légèreté et humour. Néanmoins, cela n’empêche pas les moments très sérieux, comme lorsqu’on découvre que Nao s’habille en fille car il a peur de ressembler à son père, un homme qui frappait sa femme et son enfant.

Bien sûr, on est loin d’un Yaoi que l’on trouve habituellement, qui ne soit pas une pure romance lycéenne soit une intrigue mettant en scène des Yakuyza (qui sont des contextes récurrents dans le Yaoi). Il n’y a pas de scènes sexuelles malgré une puissante sensualité qui se dégage des personnages et des différentes situations dans lesquelles évoluent nos héros.

Bref, un manga Yaoi qui ne plaira peut être pas à tout le monde mais qui mérite d’être découvert!

Chronique Anime – Ikkitousen

Titre alternatif : Ikki Tousen
Pays : Japon Japon
Format : Série TV
Episodes : saison 1 : 13, saison 2 : 12 + 6 OAV, saison 3: 12 + 6 OAV, saison 4 : 12 + 6 OAV, + 3 OAV (en cours)
Diffusion  : en cours
Thèmes : Art martiaux, amitié
Genres : comédie, action, ecchi
Durée par épisode : 24 min
Studios : ARMS
Licencié en France : Oui (saison 1, 2 et 3)
Editeurs : Kaze

Résumé

Dans la région du Kanto, au Japon, les élèves des sept écoles se font la guerre suivant un système d’alliances et de trahison dans le but de conquérir plus de pouvoir et plus de territoires. Chaque élève qui se bat pour une école est nommé « Toushi » et porte une étrange pierre à la forme d’une moitié de ying-yang sur l’oreille gauche nommée « magatama » (ou perle sacrée) qui renferme l’âme d’un personnage historique de l’ère Sangokushi, le destin de chaque combattant est régi par le destin de l’âme contenue dans son magatama. Le but révélé de chaque personnage est de vaincre son destin, de le modifier. Hakufu Sonsaku, une jeune fille bien proportionnée, qui adore se battre et qui est stupide à souhait, arrive pour la première fois au Japon où elle va vivre et aller à la même école que son cousin Kōkin Shūyu. Elle fait une entrée remarquée dès le premier jour en battant à plate couture plusieurs combattants de l’école. Une rumeur se met alors à circuler ; elle serait la réincarnation du Toushi le plus puissant qui ait marqué l’histoire il y a 1800 ans…

Mon avis :

Après une chronique un peu hard, une chronique plus légère sur un anime que je kiffe beaucoup. Au menu, baston, gros, très gros, même énormes seins et petites culottes à gogo. Du fanservice, du fanservice et encore du fanservice. Donc, on peut dire et résumer Ikkitousen à une intrigue des plus sommaires avec un fond historique un peu foireux (la réincarnation en jeunes fille sexy avec des gros seins, des personnages réels des Trois Royaumes – pour plus d’infos, Wikipédia est mon ami!), et surtout plein de prétextes pour que ces mêmes jolies filles se bastonnent avec force de coups spéciaux (nous rappelant des jeux vidéos comme les Tekken ou Dead or Alive) et se retrouver presque à poil..

Si la première saison a voulu respecter le style graphique du mangaka à l’origine d’Ikkitousen, les saisons suivantes retrouvent un chara-design plus classique dans l’animation jap mais aussi et largement plus soigné que le style de base.

Si les saisons 2 et 3 se servaient de prétextes divers (recherche d’un globe magique contenant la force du dragon dans la 2 et la résurection de Ryofu dans la 3) pour mettre en scène des bastons avec des choses assez légères, comme l’épisode du pique nique ou celui à la plage (bien que la fin de la saison 3 est assez triste avec la mort de l’amie de Mou-chan), la saison 4, Xtrem Xecutor, est nettement plus sombre que les précédentes, avec une mise à l’épreuve de l’amitié qui lie malgré tout les combattantes entre elles et surtout une lutte ingagnable contre le destin qui veut que, malgré les réincarnations, les combattants ne cesseront jamais leur lutte pour le pouvoir.

Les nouveaux OAVs, Extravaganza Epoch, semblent assez prometteurs bien que le combat de Kanu était un peu long, comparativement à la plupart des combats habituels. L’idée de voler les pierres des combattants est assez intrigant, vu que chaque pierre est normalement personnelle, donc, normalement non utilisable par une autre personne que son possesseur. Certains personnages, me semble t-il, sont issus de l’un des jeux vidéos créés pour l’occasion.

D’une manière globale, Ikkitousen reste un anime assez agréable à regarder (si on est pas trop tatillon sur les intrigues et qu’on éprouve pas une allergie totale au fanservice totalement assumé. Vous voulez des filles à gros seins? Voila, vous en avez!), les bastons sont très bien animées et les personnages féminins sont, pour l’ensemble, vraiment très beaux, Kanu est très belle mais ma préférée reste Shiryu, celle qui utilise un katana pour se battre. Il y a pas mal d’humour, la stupidité permanente de Hakufu est prétexte à pas mal de gags et est un personnage rafraîchissant dans un univers au fond, plutôt violent.

Bref, Ikkitousen qui se laisse voir et s’apprécier comme un honnête anime de combat.

Chronique Anime – GirlFriend Beta

Titre alternatif : GF BETA / Girlfriend (Kari)
Titre original : Girl Friend KARI / ガールフレンド(仮)
Pays : Japon Japon
Format : Série TV
Episodes : 12
Diffusion terminée : du 12/10/2014 au 28/12/2014
Thèmes : Ecole – Harem – Quotidien
Genres : Romance – School Life – Slice of Life
Durée par épisode : 24 min
Studios : SILVER LINK
Licencié en France : Oui
Editeurs : Crunchyroll.fr (Simulcast / Streaming) – Viewster (Simulcast / Streaming)

Résumé

La vie de plusieurs lycéennes et de l’évolution de leurs relations à travers une partie de l’année scolaire. Divers évènements ponctuent les épisodes comme le festival culturel, l’élection de la reine du lycée ou même Noël.

Mon avis :

Adapté du jeu vidéo du même nom sur smartphone (donc, pour le moment, impossible à avoir en France… bouh!!!), GirlFriend Beta est d’abord et avant tout un slice of life (tranche de vie), autant dire que le scénario tient sur un confetti. Ne cherchez pas à avoir une intrigue ou des questions existentielles à la Cronenberg. Ce n’est pas le but. Et pourtant, malgré une histoire des plus simples et simplistes,  c’est un anime qui m’a accroché les 12 épisodes que j’ai visionné d’une traite.

Tout d’abord, les graphismes et le chara-design sont particulièrement soignés, avec des personnages féminins tous très caractéristiques, bien que très orientés fan-services (toutes les filles ou presque ont une poitrine énorme et sont (attention à l’accent) kawaiiiiiiiii!!!). Il y a pas mal d’humour, notamment l’étudiante française Chloé qui comprend tout de travers, donnant lieu à quelques échanges bien marrants. Les couleurs sont très fraîches.

L’histoire est plutôt simple mais cet anime possède le petit quelque chose qui accroche. Je dirai même : »pourquoi 12 épisodes seulement? J’en veux plus! ». Peut être le côté fan-service totalement assumé et surtout, c’est un anime qui nous permet de passer simplement un bon moment et nous ferait dire : « ah! Si mes années lycées avaient été pareilles! ».

Chaque épisode se concentre sur quelques personnages en particulier avec une redondance de Kokomi, la star de la gym, Akane, l’animatrice radio, Fumio, la petite bibliothécaire, Erena, la photographe excentrique et bien sûr, notre indéboulonable Chloé dont la seyu a visiblement fait l’effort de parler un peu en français (qui se résume le plus souvent à des oui, non ou très bien!) et dont l’accent est absolument irrésistible. Mais les personnages secondaires ne sont pourtant pas oubliés. Comment ne pas citer la présidente des délégués ou Sagahara qui fait battre le coeur de Kokomi? Petit coup de coeur personnel pour Mahiro Natsume, la petite romancière de space opera.

Bref, un anime très sympa et sans prétention, si ce n’est vous faire passer quelques heures de détente, pas prise de tête pou un sou.