Réaction/Roman – Outrage de Maryssa Rachel

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Cet article est un peu particulier car il ne s’agit absolument pas d’une chronique mais d’une réflexion suite au bad-buzz qui a suivi la sortie d’un roman : Outrage par Maryssa Rachel.

Quatrième de couverture du roman

Le roman de l’emprise. Le roman de l’injustice des sentiments. Le roman de l’amour qui s’enfuit.

 » L’amour, le seul, l’unique, celui dont on n’oubliera jamais le nom, porte les stigmates de nos plus terribles douleurs. « 
Rose est une femme libre, indépendante, torturée, traumatisée, elle s’est construit une carapace de survie.

Elle fuit l’amour par peur de l’attachement. Elle est perverse, passionnée, cyclique, addict au sexe et à l’alcool mondain. Mais ce soir-là, dans un bar, elle tombe amoureuse d’un être qui lui ressemble, peut être un peu trop. Tout en lui la repousse et pourtant… Lui, c’est Alex, un artiste paumé, un je-m’en-foutiste tout aussi névrosé qu’elle.

Rose va vivre cette passion destructrice où Alex la guide, la commande, la déconstruit, la fabrique, la façonne… Rose n’écoute pas la bête qui rugit en elle et qui lui dit  » fuis « . Son corps, son sexe deviennent chaque jour plus douloureux, mais elle tient, par amour pour cet homme qui la dévore chaque jour un peu plus…

Puis vient la douleur du déchirement. Alors, elle va essayer de noyer ses maux dans la seule addiction qui lui permet d’échapper à la douleur : le sexe.

Une information importante à connaître est le mot de l’éditeur que je vous copie-colle :

Dans une vie d’éditeur, il est des textes qui vous marquent et vous « signent » pour toujours. Il en fut ainsi d’Histoire d’O de Pauline Réage pour Jean-Jacques Pauvert, de La Mort Propagande d’Hervé Guibert pour Régine Deforges ou de Baise-moi de Virginie Despentes pour Florent Massot…

Pour ma part, il y eut La femme de papier de Françoise Rey, Le Lien de Vanessa Duriès, Dolorosa soror de Florence Dugas et L’Orage de Régine Deforges. Tous ces textes ont été importants car ils ont marqué l’histoire d’une littérature. Ils ont balayé toutes les incertitudes et dessiné d’autres contours. Chacun a apporté sa pierre à l’édifice, et a contribué à renouveler un genre.

Outrage de Maryssa Rachel est l’un d’entre eux. Il s’inscrit dans la veine de ces textes qui vous remuent jusqu’aux tréfonds de vous-même et y déposent une empreinte qui, tel un tatouage, ne pourra jamais s’effacer. Et longtemps après, le livre refermé, perdurera l’écho de tout ce qu’il a provoqué en vous.

Outrage c’est le livre de la démesure amoureuse et de l’urgence sexuelle pour réparer les dégats de l’emprise. C’est le livre de la perte de contrôle et de l’abandon, du renoncement et de l’instinct de survie. Maryssa Rachel parle à nos sens, à notre animalité, dussions-nous en mourir.

Véritable « coup de boule littéraire », Outrage est destiné à devenir un classique.

Franck Spengler

L’une des polémiques porte sur le fait que le roman n’aborde un bandeau d’avertissement. En effet, le roman, non content de décrire des scènes sexuelles (de façon assez direct, pour le peu que j’en ai lu), aborde des thèmes violents comme l’inceste, la pédophilie, l’urophilie et la zoophilie ! Rien que ça !

Et les critiques pleuvent sur le Net avec des titres de commentaires pour le moins éloquents : « Ignoble! », « DANGEREUX », « Tromperie et immoralité » etc. Bref, Outrage semble vouloir pulvériser la réputation du roman le plus scandaleux possible. Beau coup marketing en effet !

Tout d’abord, au delà du contenu, ceci est très personnel, je suis étonnée qu’on s’étonne ! Certes, le résumé aurait pu faire penser que ce roman était un énième roman de Dark Romance comme il en fleurit un peu de partout, suite au phénomène 50 Shades et vont souvent plus loin. Héroïne souvent kidnappée et séquestrée par un richissime homme d’affaire. Malgré viols et humiliations, l’héroïne tombe amoureux de son geôlier. On use et on abuse du syndrome de Stockholm, dans une grande majorité de cas, sans connaissance réelle de conséquences psychologiques. De plus, sur l’un des plus célèbres sites de publication en ligne, Wattpad pour ne pas le nommer, circulent aussi un certain nombre d’écrits qui traitent de violence sexuelle (viol, inceste et j’en passe) avec une désinvolture proprement révoltante et parfois, qui ne sont même pas mis dans les catégories appropriées. La culture du viol a encore de beaux jours devant elle ! Dans une certaines mesures, il n’est guère surprenant de voir émerger des textes de plus en plus subversifs dans le circuit littéraire classique.

Or, des quelques chapitres déjà parcourus (oui, j’ai acheté le livre pour me faire une opinion), Outrage n’entre absolument pas dans la catégorie « Romance » et son dérivé « Dark Romance ». Et je crois sincèrement l’écrivaine quand celle-ci dit (je cite) :

Je n’écris pas pour faire rêver, ni pour offrir des histoires mielleuses à souhait, je crois que je ne sais pas faire ce genre d’histoires. J’ai du mal à brosser le lecteur dans le sens du poil, je préfère le provoquer, le chambouler, le perturber, le faire réagir… Je ne veux pas être étiquetée auteure érotique, mes écrits ne sont pas masturbatoires…

L’erreur, sans doute voulue inconsciemment pour attirer le chaland, a été tant que par le résumé et tant aussi, peut-être, par la couverture de laisser entendre qu’il s’agissait d’une romance. De plus, lors de l’achat, au vu du contenu, j’ai été quand même été surprise de le voir trôner dans les nouveautés dans le rayon « Romance », renforçant ou pouvant renforcer la confusion avec en outre, l’absence de bandeau ou de message d’avertissement (et aussi d’emballage sous cellophane comme on l’a fait pour un certain nombre de mangas Yaoi et/ou érotico-porno). Alors, des lecteurs et lectrices non avertis pourraient très bien prendre Outrage comme un énième After parmi la pléthore de romans classifiés « New Romance » et avoir la désagréable surprise du contenu à la lecture du roman. Surtout, et sans vouloir spoiler, que les premiers chapitres ne vont pas avec le dos de la cuillière puisque Rose évoque de façon très brutale et très crue les violences sexuelles dont elle a été victime étant enfant par son propre père.

Honnêtement, je ne sais pas si je parviendrais à poursuivre ma lecture, en particulier de par le style d’écriture qui, s’il possède un côté enlevé, donnant l’impression d’un journal de bord où Rose jette littéralement tout ce qui lui passe par la tête avec d’indéniables qualité (rendons à César… car, un livre c’est un tout), ne m’a pas enthousiasmée des masses. Après, évidemment, ce n’est qu’un ressenti au niveau stylistique qui n’engage évidemment que moi.
Sur ce qui est du contenu et des passages qui ont fait polémiques, j’ai lu certaines critiques qui, si je peux parfaitement comprendre le sentiment de révolte, voudraient interdire les romans traitant de ces sujets me hérissent. Le fameux passage est certes, brute de décoffrage mais ne fait pas l’apologie (loin, très loin de là) de l’inceste et/ou de la pédophilie ! Il est vrai que, de vouloir écrire les pensées d’une gamine de 7ans violée par son père est, disons-le, un peu (totalement ?) casse-gueule mais je n’ai pas vu la moindre complaisance dans ce passage. Le fait de traiter de sujets comme le viol, l’inceste,  les pratiques sexuelles extrêmes, l’autodestruction ou même la drogue (qui peut en faire partie de ce roman puisqu’on peut considérer l’héroïne et certains des personnages qui gravitent autours d’elle, finalement drogués au sexe) sans tomber dans le voyeurisme le plus cynique est quelque chose qui n’est pas à la portée de tout le monde, reconnaissons-le. Rappelons-nous ce vieil adage : « La critique est aisée mais l’art est difficile. ». Jamais tel aphorisme ne s’est autant vérifié que depuis la sortie d’Outrage.
Autre remarque qui m’a fait, disons poliment, bondir au plafond a été de lire qu’on faisait une comparaison avec Sade, comparaison des plus falacieuses. Tout d’abord, les écrits du divin Marquis l’ont été dans un contexte politique particulier, la fin de l’Ancien Régime et les débuts de la Révolution française et avec des revendications politiques sous-jacente. Les écrits de Sade, encore moins qu’Outrage, ne sont PAS de la romance, une erreur monumentale et historique extraordinaire. Ils n’ont rien à voir. A travers la sexualité, somme toute débridée, Sade a voulu dénoncer l’hypocrisie de toute une société décadente, notamment avec ses deux héroïnes Justine et Juliette. D’ailleurs, il n’a jamais fait le dixième de ce qu’il raconte dans ses livres. Il a été embastillé pour sodomie (un crime à l’époque) et pour des questions de dettes sur lettre de cachet demandée par sa belle-mère, justice des plus sommaires, si on peut appeler le système de cachet de la justice. Il n’a jamais, au grand jamais, assassiné ou torturé qui que ce soit. Je ne vais pas vous livrer une analyse approfondie (il me faudrait au moins une année pour ça) de ses oeuvres mais Sade a été simplement une sorte d’objecteur de conscience de l’époque. Un conseil, relisez le célèbre passage « Français, encore un effort si vous voulez être républicains » de La philosophie dans le boudoir, certes difficile à aborder tant Sade utilise l’absurde comme argumentaire, mais qui, à sa façon, comme Olympe de Gouge, prône l’égalité homme-femme (qui commence par la sexualité) ou réclame la séparation du politique et du religieux.
Outrage ne s’inscrit absolument pas dans la diatribe de Sade comme le roman ne se veut absolument pas une énième Dark Romance. Je dirai même plutôt que c’est une anti-dark romance tant on sent un gros « fuck » à toute cette prolifération de romans.

En conclusion, l’erreur majeure de ce roman n’est finalement pas le roman en lui-même mais plutôt la stratégie marketing qui a voulu séduire une frange de lecteurs, sans nul doute, mal informés de la teneur réelle du roman. Il s’agit d’un roman difficile à aborder et il faut vraiment lire avec un esprit ouvert et critique.

 

Un article intéressant sur le sujet -> https://www.actualitte.com/article/monde-edition/outrage-roman-d-une-humanite-terrible-dont-l-existence-derange/84382

TAG – 50 choses passionnantes (ou inutiles) à savoir sur moi (ou pas)

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Histoire de reprendre un peu le blog, j’ai eu envie de faire un petit (?) 50 choses à savoir sur moi.

1 – Je suis originaire d’Indonésie et j’ai été adoptée à 4 mois.

2 – J’ai été (et je le suis encore) très complexée par mon physique. Mon modèle (fictif) de beauté absolue est Galatéa dans Claymore. Sinon, c’est Elisabeth d’Autriche (Sissi) et Simone Simons (la chanteuse d’Epica).

3 – J’aimerai être cybernétisée comme Motoko dans Ghost in the Shell. Avec une méga connexion au Net en permance, évidemment.

4 – Mon premier job a été aide-ménagère chez une coiffeuse. J’ai aussi fait des shampoing mais évidemment, ni coupe ni coiffure!

5 – Même si le temps me manque pour jouer, la musique et, plus particulièrement le piano, me sont indispensables. Quand je suis en cours de musique, le Pape en personne pourrait m’appeler que je ne décrocherai pas.

6 – D’ailleurs, j’ai toujours de la musique qui tourne sur mon PC.

7 – C’est décidé, je vais aller me faire enfin tatouer cet automne. Le tatouage sera en bas du dos et représentera le personnage que j’avais créé, Yukino Kaori, entourée de deux ailes.

8 – J’ai commencé à écrire des histoires toute petite. Mon premier texte était une sorte de fanfiction du club des Cinq mais avec mes propres personnages.

9 – J’ai fait une sorte de voeu de chasteté depuis quelques mois. Je ne supporte plus la vie de couple et encore moins d’être en couple, pour certaines raisons. Après une longue réflexion, j’ai donc choisi de demeurer célibataire et abstinente.

10 – J’ai banni l’alcool de mon régime alimentaire car cela me donne de violentes migraines.

11 – Mon roman préféré est « Si c’est un homme » par Primo Levi.

12 – Mon genre de musique reste la musique dite classique mais je peux écouter de la musique pop ou de la variété française sans trop de problème. D’ailleurs, j’ai adoré « A l’équilibre » des Frero Delavega.

13 – Je suis une férue de documentaires en tout genre. Que ce soit l’astronomie, l’histoire ou les animaux, j’aime bien me faire des soirées doc.

14 – J’aime les reconstitutions historiques. Si j’avais le temps et les techniques, j’aimerai me faire une robe type Marie-Antoinette.

15 – Je suis une Beauté Addict. C’est toujours dur pour moi d’aller dans un Séphora et ne rien n’y dépenser!

16 – J’ai eu une longue période Manga. J’en possède pas loin d’un petit millier (!). Mais cela fait pas loin de 3ans (le dernier volume de Claymore) que je n’en ai pas acheté.

17 – Tout comme j’ai eu une période Yaoi.

18 – J’ai toujours du mal à désigner mon film favori. En effet, je considère qu’il y a une différence entre film culte et film favori.

19 – Mon écrivain contemporain préféré reste Stephen King.

20 – Mais celle que je préfère par dessus tout, c’est Colette.

21 – J’adore les séries TV policières allemandes. J’aimerai bien qu’on rediffuse le Renard.

22 – Ma chanson préférée que je peux écouter entre Mozart et Beyonce, c’est « The Phantom Agony » d’Epica.

23 – Mais la musique instrumentale que je préfère est La Ballade en G Mineur de Chopin.

24 – J’adore de toute façon Mozart, Beethoven, Wagner, Chopin, Bach et tous ces grands créateurs.

25 – Je suis nulle en cuisine et j’ai pas envie de m’améliorer. Pour aimer cuisiner, il faut aimer manger et c’est défintivement pas mon truc.

26 – Surtout quand on est fille, petite-fille, nièce et cousine de boulangers.

27 – J’adore tester des coiffures. Mon rêve est de réussir une coiffure comme la portaient Marie-Antoinette et ses contemporaines.

28 – Je rêve d’aller à l’Opéra, de préférence écouter l’Or du Rhin de Richard Wagner.

29 – Les seuls « sports » que j’aimerai pratiquer, c’est la danse classique et la marche nordique.

30 – Par contre, je ne rate jamais les final de Roland Garros.

31 – Si je devais faire une folie financière, ce serait m’acheter une ferme en Haute-Loire pour en faire un gîte.

32 – Mon pseudonyme de Gossip Coco (qui est aussi mon nom de plume), cela fait plus de 10ans que je l’utilise. C’est l’union entre Gossip Girl et Coco, mon surnom.

33 –  Mes répliques préférées viennent de Kaamelott, ma série culte.

34 – J’adore les chats et je ne peux pas m’empêcher de vouloir tous les câliner.

35 – Néanmoins, si je devais avoir des chiens, j’aimerai un berger allemand et un cavalier king Charles.

36 – Ma région préférée reste le Var.

37 – Je suis en bout de ligne EDF, donc très sensible aux variations électriques. Cela me fait toujours râler.

38 – Il m’arrive de regarder les dessins animés le matin en vacances.

39 – J’ai plusieurs romans commencés sur mon disque dur. J’espère arriver à les terminer.

40 – J’aimerai bien passer une année à Munich.

41 – Je suis une grosse maniaque du rangement. Et je déteste quand les gens bouleversent mon environnement.

42 – Ma période historique préférée reste la Révolution française.

43 – J’aimerai bien faire Saint Jacques de Compostelle.

44  – Depuis que j’ai décidé d’appliquer un vêtement neuf acheté = un « vieux » vêtement donné à Emmaüs, je trouve que je varie plus mon style.

45 – Je rêverai d’aller à la Silicon Valley, en grosse geek.

46 – D’ailleurs, quand je joue à Diablo 3 avec mon meilleur ami qui est aussi mon ex, je déteste qu’on me dérange.

47 – Je peux être très rancunière.

48 – J’aimerai enfin sortir du primo-numérique pour tenter l’aventure éditiorale.

49 – Parfois, l’écriture de fanfiction me manque. Mais la liberté que j’ai avec l’originale fait que je n’y reviendrai probablement qu’une fois comme ça, pour le fun.

50 – La valeur la plus importante à mes yeux est la liberté. Rien ni personne ne pourra m’y faire renoncer.

Chronique Anime – Serial Experiments Lain

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Titre : Serial Experiments Lain
Genre : Cyberpunk, thriller, psychologique
Année : 1998
Nombre de saisons et d’épisodes : 1 saison pour 13 épisodes

Résumé

La petite Lain mène une vie morne au milieu d’une famille qui ne se parle pas. Un jour, elle reçoit un e-mail d’une camarade d’école qui s’est suicidée. Elle apprend à Lain qu’elle s’est fondue dans le réseau de communication appelé Wired et qu’elle y a rencontré Dieu. Lain, intriguée par ces messages, demande à son père de lui acheter un Navi, un ordinateur de la dernière génération. Commence pour elle un voyage dans le monde des hackers et du réseau, à la recherche de l’existence de Dieu et d’elle-même.

Mon avis

Chronique rédigée dans le cadre du Movie/Serie/Livre Challenge.
Pour le challenge lancé par Tinalakiller, je vous propose cette chronique Un film/série d’animation et Un film/série/livre qui a marqué mon enfance/mon adolescence.

Après une très longue période sans chronique (manque de temps, d’envie), je reviens vers vous avec la chronique d’un Anime qui rentre dans le top 10 de meilleurs Animes de tous les temps, un pur chef d’oeuvre du Cyberpunk à la japonaise. Serial Experiments Lain a d’ailleurs, comme son illustre aîné, Ghost in the Shell, clairement inspiré les Wachowski pour Matrix.

Je ne vais pas vous livrer une analyse approfondie de la série tant elle possède une quantité impressionnante de niveaux de lecture et vous invite à lire plutôt cette analyse et la seconde partie, absolument complètes par Laurence Camite.

Si je vous recommande cette série qui va fêter ses 20ans, c’est tout d’abord qu’elle se détache clairement de l’animation habituelle par l’ambiance unique, pratiquement sous acide, qu’elle dégage. Avec Lain, on est invité dans un voyage onirique dans un monde où le virtuel (le Wired, sorte d’Internet encore plus évolué) et le réel se mélangent  de telle sorte que la frontière entre les deux n’existe plus. Là où Matrix faisait encore la distinction entre réalité et virtuel, il est très difficile dans Lain de savoir si ce qu’on voit est la réalité ou une réalité avec des projections quasi-physique du monde virtuel, bref un monde où virtuel et réel ne sont plus séparés et les supports physiques pour les connecter ne sont plus nécessaires. On peut même dire le monde de demain. Dans une de mes précédentes chroniques, je pense et je crois même que la prochaine mutation de l’humanité ne sera pas une évolution naturelle du corps comme elle a pu l’être mais une mutation où l’organique, la chair se mêleront à l’électronique et à l’artificiel par l’intermédiaire de l’homme. L’unique frein n’est pas ni une question financière ni une question d’avancement technologique mais une simple question d’éthique. Jusqu’où peut-on modifier volontairement un corps ? Bien sûr, à tout cela, se pose aussi la question de la liberté (peut-on accepter d’être en permanence géolocalisé et donc pisté ?) et de la sécurité des données? La problématique est loin d’être anecdotique puisqu’elle agite constamment le spectre d’une disparition complète de la vie privée et par là-même, pourrait être une menace à terme des libertés individuelles.
Lain fait justement se poser toutes ces questions et ce, il y a déjà 20 ans, avec des technologies qui nous paraissent déjà obsolètes (le Navi, sorte d’ordinateur qui permet de se promener dans le Wired, garde une physionomie très année 90 du matériel informatique). Hormis le fait que le Wired utilise déjà le protocole 7, nous nous dirigeons vers la version 6 (IPv6). Réalisé en 1998, année où Internet n’était pas déployé comme ces dernières années, ces technologies mais encore plus ce que les humains en font ne sont finalement qu’une anticipation de notre monde actuel et en devenir.

L’une des répliques marquante de la série, on cite évidemment : « Peu importe où tu vas, tout le monde est relié » fait figure de l’un des fils conducteurs de l’intrigue et à la fois d’une fatalité à laquelle personne ne peut plus échapper. N’oublions pas que « Wired » signifie « câblé », « grillagé » et qui est aussi la manière de représenter le Net, une sorte de maillage entre tous les utilisateurs, qui ne possède pas de centre. Dans un univers ultra-connecté, en proie à la solitude, conséquence direct de l’individualisme, la figure de Lain constitue le nouveau Dieu d’un monde en perte de repères. La notion de religion est omniprésente dans la série, moins tant dans le sens liturgique (quoique…) que dans le pur sens philosophique du terme. Pour revenir à cette notion d’absence de centre et donc de repères, la famille de Lain en est le symbole le plus évident : une mère froide et indifférente, un père qui donne les clés à Lain pour se connecter et vivre dans ce monde virtuel, une soeur qui finit folle après avoir les frais des projections physiques de Wired dans la réalité.

La quête de divinisation de Eiri Masami est aussi, finalement, une quête aussi vieille que l’Humanité, la quête de l’immortalité. La peur de la mort semble effacée puisque la série commence par le suicide de Chiza et d’autres le suivront. Si l’esprit, la consience sontt en quelque sorte copiés dans le Wired, le corps peut bien mourir, se décomposer et disparaître, la personne continue d’exister sous forme d’information. D’ailleurs, l’idée sous-jacente et expliciter au cours de l’épisode 9 que le corps n’est qu’une projection holographique et que l’Humain n’est finalement qu’une masse de données et d’informations. Cette hypothèse est encore renforcée avec les Résonances de Schumann, utilisés par Masami pour faire disparaître la frontière entre le Wired et le monde réel. Je paraphraserai cette idée « La conscience humaine n’est rien d’autre qu’un phénomène physique, un peu d’électricité stimulant les synapses du cerveau. la chair n’existe que pour confirmer ton existence, tout comme ce doute, ce doute qui t’étreint en ce moment. » en disant que finalement : « la réalité n’existe pas. La réalité n’est que la projection physique des impulsion électriques du cerveau.« . Enfin, deux autres problématiques émergent au fil des épisodes, à travers la déchéance de Lain qui se perd dans ce monde virtuel : le premier est ce contrôle des données qui échappe aux utilisateurs et la possibilité de les effacer, de les formater. A plusieurs reprise, Lain tente de faire des Reset pour effacer ses actions qui ont affectés ses proches, en particulier, Alice, sa seule amie et celle qui lui permet encore de garder une petite once d’humanité. Mais même elle fera les frais de la folie de l’héroïne puisqu’elle sera, elle aussi, qu’un pantin dans les mains de Lain.
L’autre problématique est cette espèce de schizophrénie et, d’une manière globale, les troubles mentaux (cyberdépendance, paranoïa) qui enfoncent Lain dans ses délires et sa paranoïa. Cette folie se matérialise par le fait que Lain n’a aucun souvenir de son passé (même proche). Dans l’épisode 9, impressionnant, Infonography, pour conserver sa mémoire, Lain est obligée de « télécharger » ses souvenirs dans son cerveau et ce, dans le sens propre du terme. Ce qui signifie que si elle disparaissait, ce n’est pas juste une bibliothèque qui disparaîtrait mais bien tout un univers.

Pour accréditer tout cela, il est important de faire remarquer que les épisodes sont des « Layer » soient « couche » enn français. Une « Couche » est une notion fondamentale de la compréhension de fonctionnement du Net. Pour plus d’information, ne pas hésiter à consulter Wikipédia qui vous expliquer bien mieux que moi tous ces concepts.

Si dans un premier temps, Serial Experiments Lain semble d’abord s’adresser aux fans d’ésotérisme, aux geeks et autres nerds, avec des notions parfois difficiles à appréhender pour les néophytes en informatique, les nombreux dissegressions la rendant parfois difficile à comprendre qu’à la toute fin et, souvent, un revisionnage pour mieux assembler les pièces de cet immense puzzle, la série est aussi un excellent moyen de réfléchir aux  nombreuses problématiques soulevées précédemment et à d’autres que chacun peut dégager à son visionnage. Aucune réponse n’est donnée, c’est à chacun, avec sa philosophie, ses valeurs, son expérience de trouver ses propres réponses.

En conclusion, cette série mériterait une chronique beaucoup plus longue mais le plus simple est de la regarder, tout simplement.

Application Web – Novel Writing Planner

Ce soir, je vous livre un article un peu particulier. Alors, oui, je me fais de la publicité mais c’est quelque chose d’important puisqu’il s’agit de mon projet de fin d’étude et qui compte comme la moitié de la note pour obtenir mon diplôme (l’autre moitié étant les contrôles et le rapport d’activité de mon stage).

Novel Writing Planner 

Evidemment, l’appli dans sa version actuelle est très loin d’être achevée puisque seules l’inscription et la connexion au compte fonctionne mais je dois commencer dès maintenant à faire jouer les réseaux afin de le faire connaître.

L’objectif de l’application est d’aider les auteurs/écrivains dans la rédaction de fiches pour leurs projets d’écriture, fiches inspirées par la méthode flocon.

Je vous tiendrais au courant dès que la version sera définitive. Néanmoins, n’hésitez pas à vous inscrire et à faire connaître ce projet.

Chronique série – 13 reasons why

Année : 2017
Genre : Drame
Nombre de saisons/épisodes : une saison pour 13 épisodes (saison 2 très certainement à venir)

Résumé
Inspirée des best-sellers de Jay Asher, 13 Reasons Why suit Clay Jensen, un adolescent qui découvre sous son porche au retour du lycée une mystérieuse boîte portant son nom. À l’intérieur, des cassettes enregistrées par Hannah Baker, une camarade de classe qui s’est tragiquement suicidée deux semaines auparavant. Les enregistrements révèlent que la jeune fille, dont il était amoureux, a décidé de mettre fin à ses jours pour treize raisons. Clay est-il l’une de ces raisons ?

Mon avis

Quelques temps auparavant, j’avais rédigé deux chroniques : Megan is missing et School Days. Quel rapport avec la série qui a et qui fait encore énormément parler d’elle, à savoir 13 reasons why? Avant même d’entrer dans les détails, cette série réunit la quintessence des deux autres oeuvres pré-citées. Et venant de finir de visionner les 13 épisodes, je tiens à vous livrer à chaud mon avis sur cette série.

Tout d’abord, cette série m’a tout simplement bouleversée, de part les thématiques abordées, à savoir le difficile passage de l’adolescence à l’âge adulte, le harcèlement, la violence scolaire, le viol et de façon plus générale, la culture du viol qui règne dans certains campus et, bien évidemment, le suicide.

Avant même de vous livrer mon analyse personnelle, je tiens à revenir sur une des polémiques que la série a soulevées, à savoir qu’elle inciterait au suicide à cause de la fin. Cette polémique est tout simplement ridicule, comme le sont souvent les polémiques qu’on a eu avec Scream qui inciterait les gens à tuer. En venir à mettre fin à ses jours est le résultat d’un processus d’une maladie mentale mal ou pas prise en charge comme la dépression. Ces dernières années, les suicides d’adolescent(e)s qui ont défrayé la chronique sont la conséquence de mois, voire d’années de harcèlement, de moqueries, d’insultes à l’école, à une période délicate de la vie et couplée à une dépression sous-jacente. 13 reasons why aborde frontalement ce sujet et frappe là où ça fait mal et que, souvent, on refuse de voir. De plus, avoir pris le parti de montrer à la caméra le suicide d’Hannah dans le dernier épisode a également suscité la polémique qui montrerait une sorte de « suicide : mode d’emploi ». Là aussi, c’est n’importe quoi. Je pense que, en dépit de la violence psychologique de cette scène, ce passage était nécessaire à l’intrigue. Mais j’y reviendrai. Mais sincèrement, pour avoir vécu moi-même plusieurs épisodes dépressifs avec des TS, ce n’est une série qui me donnerait envie d’en finir. Et si cette série permet à des adolescents (mais aussi toute personne d’ailleurs) de pouvoir exprimer son mal-être, a libéré la parole parce que, justement, les personnages et/ou les situations leur parlaient, je trouve que pour moi, la série a réussi à atteindre son but et ce ne peut être que positif.

L’un des très grands points forts de la série est le jeu de chaque acteur, tout en finesse et en réalisme. On s’attache évidemment à Hannah qui, finalement, ne voulait vivre qu’une vie normale d’adolescente : avoir des amis, un petit copain, écrire des poèmes dans son journal intime, s’amuser… mais qui descend peu à peu en enfer. Abandonnée par ses amies, humiliée par les garçons en qui elle veut accorder sa confiance, le viol dont elle sera victime avant d’être quasiment rejetée par le conseiller scolaire qui lui conseille de tourner la page si elle a peur de dire qui l’a agressée ou si elle ne sent pas la force de porter plainte. Ce passage m’a tout simplement révoltée. Pas parce que la série a osé montrer ce qui se passe souvent pour les victimes de viol mais parce que c’est malheureusement la réalité que rencontrent nombre victimes d’agressions sexuelles lorsqu’elles osent en parler, à savoir souvent le déni total de la part de leur interlocuteur. Non seulement, elles sont atteintes dans leur chair mais aussi dans leur parole. Il est déjà difficile d’en parler mais de voir que personne, et surtout un adulte, ne vous soutient, est tout simplement honteux. Cette attitude non seulement protège les agresseurs mais entretient cette culture du viol qui règne sur ces campus.

L’acteur incarnant Clay a également bien interprété cet adolescent qu’on sent mal dans sa peau et qui cherche à (se) comprendre, à travers l’écoute des cassettes laissées par Hannah et dont l’évolution suit le parcours d’Hannah en miroir. Même s’il peut exaspérer par ses nombreuses tergiversations lorsqu’il découvre certains faits racontés par Hannah, j’ai trouvé qu’il a, au cours des 13 épisodes, su à sa façon, se libérer et à appris à s’affirmer.

Petite mention pour l’actrice qui interprète Jessica qui a su jouer avec brio toute l’ambivalence d’un personnage.

Côté intrigue, beaucoup ont reproché, avec raison, aux scénaristes de ne pas avoir mise en avant la dépression dont souffrait très certainement l’héroïne ainsi que ses véritables motivations. Très personnellement, en dépit de cela, je pense que ce parti pris est justement intéressant. Il ne faut pas oublier qu’on a une version audio de la vie d’Hannah et qu’on peut considérer les flash back, non pas comme la vérité vraie et objective des faits qui ont conduit Hannah à mettre fin à ses jours, mais bien les souvenirs de Clay de ces moments en question et de son interprétation imagée après écoute. De plus, on laisse au spectateur le soin d’interpréter ses motivations. Vengeance ou faire éclater la vérité? Finalement, Hannah n’aurait pas orchestré tout cela dans le but de seulement se venger de ses bourreaux au lieu de les dénoncer?

Concernant le suicide, là aussi, c’est assez personnel mais cette me paraissait (je vais peut être vous choquer et mon explication ne va pas vous paraître claire) mais indispensable à la série. En effet, la série commence une ou deux semaines après son décès. Quand Clay a en sa possession les fameuses cassettes, Hannah commence à raconter son vécu des mois avant son suicide. Et, la mise sur pellicule ce suicide acte finalement ce qu’on savait, qu’Hannah avait mis fin à ses jours. Sa mort n’était plus quelque chose d’abstrait mais quelque chose de devenu concret.

Néanmoins, la série n’est pas exempt de défaut. Le gros défaut à mon avis reste la fin qui laisse présager une seconde saison avec, probablement une tuerie de masse par un des personnages à la fois clé et pourtant en retrait dans la série, à savoir Tyler.  Je trouve que cela était tout à fais dispensable, d’autant qu’on peut craindre un redit avec treize cassettes qui expliquerait, si évidemment les rumeurs sur cette 2nde saison se confirme, la possible tuerie de masse par Tyler. Là où, justement, la série avait su se montrer originale et fougueuse dans le message délivré en toute fin en frappant très fort, je crains que la 2nde saison sombre dans la surenchère. Même si, come j’ai pu le lire ça et là, cela ferait plaisir de voir Bryce derrière les barreaux.
D’autres personnages en retrait mais qu’il aurait été intéressant de voir beaucoup plus développés tout comme leur relation avec Hannah. Je pense en particulier à Tony qui, lui aussi, se montre finalement, très ambivalent face aux évènements.

En conclusion, 13 reasons why a été pour moi une excellente découverte et que je recommande vraiment. Elle amène tout un tas de réflexions dont les réponses ne sont pas dans la série mais qui oblige le spectacteur à réflechir au delà.

Musique – Ce que j’écoute en ce moment

N’étant pas super active ces temps avec mon stage, mon projet de fin d’étude et les démarches liées au décès de mon père, je n’ai absolument pas cherché à regarder de nouvelles séries ou de nouveaux films (et j’avoue que je n’en ai pas envie). En revanche, j’écoute toujours autant de musique. Et je vous propose de vous faire partager un peu ma playlist. Autant vous prévenir, il y a de tout : du classique, du rock/Metal, de la pop.

(Il y a pas à dire, je kiffe vraiment ce mix entre t.A.T.u. et Rammstein. Je vous recommande de les écouter, ça envoie du lourd.) Et je ne résiste pas à en rajouter un mix de plus.

Sinon, pour revenir à des trucs plus pop :

Et oui, j’écoute aussi de la musique ultra commerciale mais ça fait bien de temps en temps.

LifeStyle/Beauté/Mode – Wishlist 2017

Allez, ça faisait un petit moment (depuis Noël, en fait) que je ne m’étais pas fait une petite wishlist mode et beauté avec la collection Printemps/Eté 2017.

Alors, avant tout, je sors de chez la coiffeuse et j’ai demandé que ma coloration soit vraiment plus flashy. Sans tomber dans le rose façon Mon petit Poney (ce qui est impossible sans décoloration de mes cheveux puisque mes cheveux sont noirs colorés rouge sombre/auburn  à la base et qu’il en était hors de question, je tiens pas à mettre ma tignasse en vrac, c’est dommage d’ailleurs, j’aimerai vraiment des mèches pink bonbon mais bon, tant pis), j’ai conservé le rouge habituel mais en plus pigmenté. Voici deux photos du résultat :

Et je trouve même qu’ils font plus sombres sur les photos que dans la réalité. J’ai également rafraîchi les pointes qui, sans être des épis de blés, en avaient besoin. Finalement, même avec 5-8cm en moins, je ne suis pas encore chauve.

Ce besoin est survenu deux mois après une épreuve douloureuse. J’ai en effet perdu mon père à la suite d’une fibrose pulmonaire foudroyante. Ces moments de profonde souffrance, mon père représentait beaucoup pour moi, j’ai hérité de son caractère et de ses goûts pour la musique classique, la lecture et d’autres choses, m’a donné cette impression d’être une enfant plongée dans le monde des grandes personnes avec des choses à gérer que je n’imaginais pas faire avant longtemps. Cette perte et ce qui s’en ait suivi m’a incité à un besoin encore plus fort d’avancer et de faire une sorte d’avant/après. De plus, je sais pas si c’est moi ou si d’autres personnes sont comme ça, quand il y a quelque chose que j’ai vraiment envie et qui va impacter pendant quelques temps et risque de faire bondir des membres de mon entourage, cela prend toujours des chemins tortueux pour me dire : « Go! Lance-toi! ». Dans ce cas, je n’arrêtais pas de me repasser un épisode de Pretty Little Liars (qui a repris pour son ultime round soit dit en passant!) où Hannah pète un plomb et va chez le coiffeur pour changer de tête. Donc, vendredi, n’arrivant pas à avancer mon travail, j’ai craqué et appelé ma coiffeuse qui me donne rendez-vous le lendemain (donc aujourd’hui à l’écriture du billet). Je supportais plus de voir ma tronche d’enterrement, il fallait faire quelque chose.
Et voila le changement, pas non plus aussi fou fou que je l’imaginais mais qui m’a fait du bien au moral.

Alors, LE produit fashion qui me fait baver comme une malade en ce moment, c’est cette paire d’escarpins So Kate de chez Louboutin, à 515€ quand même, donc, totalement inacessible pour mon budget (mais bon, on a bien le droit de rêver quand même).

 

 

 

 

 

Elles sont juste furieusement chouettes. J’espère trouver des dupes car là, à moins de gagner au Loto (et comme je n’y joue pas, ça ne risque pas d’arriver), je ne pourrai que rêver de les posséder, à défaut de les voir dans ma penderie. (De toute façon, les Louboutin me font rêver mais elles restent assez inacessibles pour ma bourse. Et le problème, je me méfie beaucoup des sites de vente qui les proposent à prix cassé à cause notamment de la contrefaçon et vu mes pieds qui oscillent entre le 35 et le 36, parfois le 37 pour les Converse, je suis obligée de les essayer avant tout achat. Néanmoins, si vous connaissez des modèles proches dans des enseignes plus grand public, je suis preneuse).

Cette saison, je n’ai pas tellement de vêtements qui me font envie hormis que je cherche deux trois pull intersaison et qui soient rose (oui, je suis en période rose).

Je vais plutôt vous parler de mes prochains achats beauté et coups de coeur du moment.

Tout d’abord, un énorme coup de coeur pour ce shampoing découvert avec Glossy Box de la marque Elgon qui, malheureusement, ne vend pas en France (si j’ai bien compris sur leur site web, ils ont une et une seule boutique à Milan qui ne vend pas par correspondance ou sur Internet).

Ce shampoing a vraiment eu un vrai effet bénéfique sur mes cheveux comme je n’en avais pas eu depuis mon test de Header Shoulder. Ils étaient beaucoup légers et aériens. De plus, l’odeur était très agréable. Un seul bémol, déjà cité plus haut, il faut aller à Milan pour s’en procurer. Dans mon cas, faire 5h de route pour un shampoing, c’est quand même abusé.

Ensuite, j’ai enfin entamé mon FDT Too Faced, le Born This Way (bon, une seule fois) et je dois dire que ma première impression est que c’est un très bon FDT. J’ai pris la teinte Sand.

Et il y a pas à dire, il est super ! Il ne file pas, a tenu toute la journée et surtout n’a pas un effet plâtre ou huile sur le visage. Je trouve également qu’il est facile à appliquer à la Beauty Blender. Bref, après les cheveux, changement aussi de FDT. Je pense aussi tester Fluide Ultra HD de chez Make Up Forever. Mais il faudra que j’aille directement en magasin voir quelle teinte choisir.

Autre achat en vue, je me cherche un correcteur  ou une base rose ou violette. D’origine asiatique, ma peau a naturellement un sous ton jaune et, je ne sais si c’est avec le retour printemps ou les lampes de ma coiffeuse ou les deux, mais je me trouve un visage un peu vaseuse. J’ai l’impression d’être malade même avec le fond de teint et du bronzer. Bref, je me penche très sérieusement sur la question de l’achat d’un correcteur, et j’aimerai tester le Naked Skin de chez Urban Decay.  J’ai regardé chez MAC mais je ne saurai pas quel produit acheter.

J’ai fait sinon un gros haul Kiko et Sephora pour Pâques, profitant des réductions du moment.

Et j’en ai profité pour me prendre un hightlighter que je voulais depuis un moment, le Candlelight de chez Too Faced :

Chez Kiko, j’ai eu la folie du blush et m’en suis achetée deux fards à joue dont celui-ci que je trouve trop adorable :

Sinon, toujours dans mon addiction aux blush, celle qui me fait baver à mort, la NARSsissist Unfiltered II Cheek Palette de chez Nars

Sérieusement, les roses ont juste l’air géniaux.

Autre bonne découverte, j’ai testé le mascara Perversion de chez Urban Decay en version baby et qui m’a agréablement suprise. Même s’il ne détrône pas (pour l’instant) le Velvet de chez Marc Jacob.

Passons un peu aux soins visage et c’est sans surprise que j’ai totalement adhéré aux masques tissu de chez Sephora avec une préférence à celui à la rose.

J’ai également adoré ceux pour les pieds que j’ai gardés une nuit entière qui a vraiment eu un super bon effet. Bref, un top soin pour moi. Je recommande aussi le masque boue purifiant matifiant zinc et cuivre que je fais à peu près une fois toutes les trois semaines et qui resserrent vraiment les pores.

Bref, pas mal d’achats en prévision, souvent les mêmes marques (Too Faced, Sephora, Urban Decay…) mais il faut avouer que ça reste des valeurs sûres.

Chronique Série – Hannibal (saison1)

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Titre : Hannibal
Genre : Thriller, horreur, psychologique
Année : 2013
NB d’épisodes de la Saison 1 : 13 épisodes de 43 min

Résumé

Will Graham, professeur en criminologie à l’académie du FBI mais n’ayant pas le statut d’Agent Spécial (il a échoué aux tests psychologiques), est recruté par Jack Crawford, chef de la Division des Sciences Comportementales, qui souhaite utiliser son « talent » sur une enquête problématique. Graham souffre en effet d’une forme d’empathie extrême qui lui permet de « se mettre dans la peau » de n’importe quel sujet, de ressentir ses émotions et de comprendre son raisonnement. Cependant, ce don est très lourd à assumer psychologiquement et le condamne à une existence asociale.

Will ne bénéficiant pas du statut d’Agent Spécial, il doit obtenir l’approbation d’un psychiatre pour intervenir sur le terrain. Son suivi est donc confié au Dr Hannibal Lecter par Jack Crawford, qui souhaite garder cette collaboration discrète en évitant de faire appel à un psychologue du FBI. Il est alors loin de se douter que ce fin gastronome aux manières impeccables est en fait le meurtrier le plus recherché de Baltimore…

Mon avis

Chronique réalisée dans le cadre de Movie/Serie/Book Challenge 2017

Pour le challenge lancée par Tinalakiller, je vous propose une série dans les catégories Policier/Thriller et un série avec un prénom dans le titre

Très grande fan de l’univers de Thomas Harris et du film Le Silence des agneaux, à l’annonce de la série Hannibal, je n’ai pu que me réjouir à l’idée de retrouver le plus célèbre cannibal du cinéma, Hannibal Lecter. Sobrement intitulée du prénom de notre héros, la série nous propose une plongée vertigineuse dans le duel entre le profiler Will Graham et notre fin gourmet de chair humaine, Hannibal le cannibal. Je le dis en toute honnêteté, cette série fait partie de mon top 10 des séries sorties ces dernières années.

La série se démarque radicalement de son auguste aînée cinématographique avec une ambiance feutrée avec de grands moments de contemplations avec des séquences où la violence éclate intelligemment. On sent que Mad Mikkelsen s’est approprié à sa manière le personnage d’Hannibal en le dépoussiérant sans chercher à copier son illustre modèle que fut Anthony Hopkins des années auparavant. Sous son costume soigné, son visage à l’expression indéchiffrable, il parvient à donner à notre anthropophage préféré le côté inhumain du monstre qu’il est réellement et qu’il cache avec talent sous une allure distinguée et raffinée.
Le personnage de Will Graham est également brillamment interprété par Hugh Drancy qui parvient habillement à nous faire douter de sa propre perception de la réalité. Plus qu’un cauchemard éveillé, on peut parler dans son cas de folie éveillée puisqu’il lui-même ne parvient parfois plus à savoir ce qui est vrai et ce qui est dans sa tête. La manipulation mentale auquel se livre Hannibal et dont il est victime nous entraîne à nous poser la question de sa santé et même de ses propres limites. Il peut basculer lui-même à son tour dans le meurtre.
Les autres personnages sont tout autant soigné et ne bénéficient pas forcément d’un destin enviable à l’image d’Abigail ou même de l’agent Crawford, là aussi brillamment interprété par Laurence Fishburne et dont le rôle ne se résume pas qu’à encadrer son équipe.

Loin des séries du type Profiler ou Esprits Criminels, Hannibal propose une vision presque onirique de la démence. Même si on retrouve le code propre à un thriller avec des psychopathes avec quelques grandes lignes narratives (un ou plusieurs meurtres suivis d’une traque du criminel), les meurtres sont certes loin d’un meurtre « réel »avec des mobiles réalistes (untel transforme les gens en jardins, un autre en violioncelle etc), néanmoins, on sent toute la folie qui peut se nicher en tout un chacun.

L’épisode finale en est le triste reflet avec l’internement de Graham alors que le vrai tueur, à savoir Hannibal, lui rend ironiquement visite. Graham, pourtant persuadé d’avoir mis à jour le vrai visage de son psychatre, parvient quand même à semer le doute sur sa propre santé mentale.

En conclusion, la saison 1 d’Hannibal est plus que brillante, intelligente et une réappropriation fascinante de l’oeuvre de Thomas Harris.

Chronique Anime – School Days

Année : 2007
Genre : Romance, drame, psychologie, Ecchi (int -16)
Nombre d’épisodes et durée : 12 épisodes de 22 min

Résumé

Makoto est amoureux de Kotonoha. Il la voit chaque jour dans le train qui les mène à l’école, seulement, il n’a pas le courage de lui dire quoi que ce soit et se contente de la regarder de loin. Tout change lorsqu’il prend une photo d’elle avec son téléphone portable. Photo que Sekai, une de ses camarades de classe, voit avant de proposer au timide Makoto de lui arranger le coup avec la jeune fille. Le trio se retrouve donc à un déjeuner improvisé par l’entremetteuse, afin que les deux tourtereaux fassent plus ample connaissance. Mais si Sekai est elle aussi amoureuse de Makoto, pourquoi tient-elle tant à le voir avec Kotonoha ?

Mon avis

Cela faisait un moment que je voulais rédiger cette chronique et bien, c’est fait ! School Days, comme un certain nombre d’animés, est à l’origine un jeu vidéo type novel game avec plusieurs fins selon les choix de l’utilisateur. Mais c’est de la version animée qu’aujourd’hui je vais évoquer.

Alors depuis, en matière de visionnage, les Japonais ont proposé largement pire mais School Days est un anime absolument dérangeant, malsain avec le héros le plus méprisable qu’on puisse imaginer pour un anime de type school romance. Mais j’y reviendrai. Cet anime a choqué un certain nombre de personnes et qui, encore aujourd’hui, divise les internautes.

Si les deux premiers épisodes semblent être un copié collé d’un millier d’autres animes avec de la romance lycéenne, du triangle amoureux et même le côté harem, on réalise, au fur et à mesure que la série prend une tournure beaucoup plus cynique et sombre, où les relations entre les personnages deviennent de plus en plus tordues et perverses. Sous son air nonchalant, le héros Makoto est en réalité un adolescent manipulateur dont le peu de cerveau qu’il avait a migré en dessous de la ceinture et dont les actes totalement irréfléchis le conduisent à sa perte dans un final halluciné. Mais les personnages féminins ne sont pas non plus réduites à l’état de victimes de la soif de sexe de Makoto puisque leurs comportements contribuent à l’ambiance malsaine de la série. On peut vraiment parler dans le cas de anti-héros et ce, pour absolument tous les personnages. Leurs objectifs se concentrent finalement sur leur seule satisfaction égoiste d’un moment de plaisir. Les conséquences de leurs actes ne semblent pas les inquiéter outre mesure.  Même si les aspects psychologiques sont caricaturales, ils proposent quand même quelque chose de crédibles, loin d’Epinal de l’adolescence au coeur pur et innocent qui mène une vie agréable au lycée dans un cadre idyllique. Tout au contraire, chacun possède ses vices et ses défauts et certains thèmes, en l’occurrence le harcèlement scolaire, sont loin d’être occultés. Le viol de Kotonoha par le meilleur ami de celui qu’elle croit être son petit ami (même si, en la matière, on a, malheureusement, fait bien pire) et la fête de l’école où les élèves s’adonnent au voyeurisme en filmant les ébats des uns et des autres sont les séquences dérangeantes de l’anime  puisque c’est le moment clé où tout part en vrille et tout le monde semble avoir jeté aux orties la moindre retenue. Le seul personnage qui, malgré le fait de sombrer dans la démence, garde au final un minimum de cohérence et de sincérité est bien Kotonoha pour qui on éprouve un peu de pitié alors que ses camarades de classe se moquent d’elle et que le garçon qu’elle aime lui ment dès le départ, la trompe et la blackliste de son téléphone.

Revenons, si vous le voulez bien, sur le personnage de Sekai, personnage des plus ambigus, tout du moins en apparence. En effet, sous son air de « bonne-copine-qui t’arrange-le-coup-avec-le-mec-de-tes-rêves » qu’on a tous plus ou moins côtoyée une fois à l’école, se cache là aussi une redoutable manipulatrice qui justifie ses actes sur le fait qu’elle ait tout accepté de Makoto en particulier ses innombrables tromperies quasiment sous ses yeux. Sekai est, à mon avis, encore plus détestable que Makoto. Peut-être que ses actes se justifiraient par une éventuelle jalousie envers son amie supposée, Kotonoha mais je crois tout simplement qu’elle aime aussi simplement traiter les autres comme des pantins.

La fin est évidemment ce qui a ajouté un énorme bonus à l’anime et lui a conféré cette aura sulfureuse et gore. Même s’il n’y a pas des litres d’hémoglobines, le meutre de Sekai sur Makoto, puis quand Kotonoha tue à son tour Sekai restent deux séquences solidement troussés pour trancher encore plus radicalement avec le côté school romance. On est loin du traditionnel choix du héros et de celle qui n’a pas été choisie regardant tristement la mer à perte de vue. Tout au contraire, les personnages principaux ont totalement sombré pour atteindre un point de retour où la haine entre les héroïnes et leur amour possessif envers Makoto se manifestent par le meurtre pur et simple.

L’anime, de par ses thématiques, aborde donc le moment délicat entre l’adolescence et l’âge adulte, de manière certes exagérée. De plus, on notera l’absence d’adulte (y compris des enseignants) pour encadrer et donner des repaires à cette jeunesse en perdition qui souligne encore plus le titre de l’oeuvre « Jours d’école ».  Loin d’un GirlFriend Beta (précédemment chroniqué), ce School Days est aussi un cri d’alerte sur ces adolescents livrés à eux-mêmes, découvrant la sexualité et le désir mais ignorant, voire méprisant les sentiments de ceux qu’ils prétendent aimer.

Côté graphisme, l’anime n’est pas le plus réussi mais l’intrigue prenant le pas sur le visuel, on pardonnera les erreurs de proportions des dessinateurs. On peut en revanche souligner la qualité des chansons des endings (une chanson pour deux endings) qui sont juste magnifiques.

En conclusion, School Days reste un anime qui continuera de diviser mais qui propose des pistes de réflexion intéressants. Il y aurait de nombreuses autres choses à dire mais je crois qu’il faut le découvrir pour mieux l’appréhender.

Chronique film – American Nightmare 3 : Elections

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Réalisation : James DeMonaco
Scénario : James DeMonaco
Genres : Action, horreur, science-fiction, thriller (Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement)
Durée : 109 minutes

Résumé

En 2022, une fillette assiste impuissante à la mort de sa famille durant la Purge annuelle.

18 ans plus tard, la tradition américaine, la Purge, prend des proportions inégalées lorsque des touristes viennent d’autres pays pour participer à la Purge. Prenant une ampleur considérable, la Sénatrice Charlene Roan demande au gouvernement conservateur d’abolir la Purge. Provoquant un scandale auprès de ces derniers et craignant pour sa sécurité, la Sénatrice se voit protégée par l’ancien officier de police Leo Barnes qui est promu chef de la sécurité. Alors que la Sénatrice est à la tête de la prochaine élection présidentielle en raison de son souhait d’éliminer la Purge, le gouvernement tentera de s’en débarrasser. Pendant la nuit qui devrait être la dernière Purge, une trahison au sein du gouvernement oblige Barnes et Roan à se mettre à découvert en pleine rue durant la nuit, où ils devront se battre pour leur survie face aux américains et aux touristes qui souhaitent libérer leurs pulsions les plus meurtrières.

Mon avis

Et voici la troisième chronique sur la saga d’American Nightmare. Alors, autant le dire tout de suite, elle ne sera probablement ni très longue ni très analytique comme le furent les deux précédentes. Néanmoins, ce film est le plus politique des trois sortis jusqu’à présent et, sans doute, le plus engagé. Ironie de l’histoire, la sortie de la Purge 3, baptisé Elections a trouvé un curieux parallèle puisque cette même année a vu des élections américaines où le débat n’a pas été des plus élévés, sombrant souvent dans le pugilat et le ridicule pour s’achever avec l’élection prévisible de Trump. Bien que se défendant de toute influence, DeMonaco n’a pu faire taire l’idée que son film s’est nourri de cette ambiance et des personnages pour la réalisation du troisième volet de son univers.

Si ce troisième volet reprend peu ou prou les grandes lignes du second volet en les faisant coller à la survie de Barnes et Roan, la fin fait davantage penser à un pur film d’action où le côté survival semble mis de côté pour se concentrer sur l’élimination de l’équipe de commando chargé de s’occuper de la sénatrice. Néanmoins, le réalisateur, assez maladroitement d’ailleurs, tente d’injecter son message politique et même un message à connotation religieuse où les textes saints sont totalement dévoyés pour servir la cause de la Purge. C’est d’ailleurs là aussi, le même défaut qu’on retrouve dans chacun des American Nightmare : un postulat de base qui propose une idée des plus originales mais est totalement noyé dans un mélange de survival, action et thriller. Les films n’ont jamais su transcender le sujet d’origine et c’est fort regrettable.  Autre chose passé à la trappe alors qu’il y avait un énorme réservoir à idées : les fameux « touristes du meurtre » venant du monde entier pour vivre la Purge. Là aussi, il y avait un potentiel qui se résume à quelques minutes. Regrettable !
Un point positif : des purgeurs de plus en plus stylés avec des mises à mort qui tentent de nous rappeler ce qu’est la Purge (on notera le passage trop court… que dis-je, aussi furtif qu’un chat ninja, de l’utilisation de la guillotine). Mais là aussi, ils sont anecdotiques par rapport finalement au rôle qu’ils ont dans la réalité.

En conclusion, ce American Nightmare 3 : Elections se situe dans la lignée du 2 mais malheureusement, là aussi, il n’arrive pas corriger pleinement ses défauts.