Application Web – Novel Writing Planner

Ce soir, je vous livre un article un peu particulier. Alors, oui, je me fais de la publicité mais c’est quelque chose d’important puisqu’il s’agit de mon projet de fin d’étude et qui compte comme la moitié de la note pour obtenir mon diplôme (l’autre moitié étant les contrôles et le rapport d’activité de mon stage).

Novel Writing Planner 

Evidemment, l’appli dans sa version actuelle est très loin d’être achevée puisque seules l’inscription et la connexion au compte fonctionne mais je dois commencer dès maintenant à faire jouer les réseaux afin de le faire connaître.

L’objectif de l’application est d’aider les auteurs/écrivains dans la rédaction de fiches pour leurs projets d’écriture, fiches inspirées par la méthode flocon.

Je vous tiendrais au courant dès que la version sera définitive. Néanmoins, n’hésitez pas à vous inscrire et à faire connaître ce projet.

Chronique série – 13 reasons why

Année : 2017
Genre : Drame
Nombre de saisons/épisodes : une saison pour 13 épisodes (saison 2 très certainement à venir)

Résumé
Inspirée des best-sellers de Jay Asher, 13 Reasons Why suit Clay Jensen, un adolescent qui découvre sous son porche au retour du lycée une mystérieuse boîte portant son nom. À l’intérieur, des cassettes enregistrées par Hannah Baker, une camarade de classe qui s’est tragiquement suicidée deux semaines auparavant. Les enregistrements révèlent que la jeune fille, dont il était amoureux, a décidé de mettre fin à ses jours pour treize raisons. Clay est-il l’une de ces raisons ?

Mon avis

Quelques temps auparavant, j’avais rédigé deux chroniques : Megan is missing et School Days. Quel rapport avec la série qui a et qui fait encore énormément parler d’elle, à savoir 13 reasons why? Avant même d’entrer dans les détails, cette série réunit la quintessence des deux autres oeuvres pré-citées. Et venant de finir de visionner les 13 épisodes, je tiens à vous livrer à chaud mon avis sur cette série.

Tout d’abord, cette série m’a tout simplement bouleversée, de part les thématiques abordées, à savoir le difficile passage de l’adolescence à l’âge adulte, le harcèlement, la violence scolaire, le viol et de façon plus générale, la culture du viol qui règne dans certains campus et, bien évidemment, le suicide.

Avant même de vous livrer mon analyse personnelle, je tiens à revenir sur une des polémiques que la série a soulevées, à savoir qu’elle inciterait au suicide à cause de la fin. Cette polémique est tout simplement ridicule, comme le sont souvent les polémiques qu’on a eu avec Scream qui inciterait les gens à tuer. En venir à mettre fin à ses jours est le résultat d’un processus d’une maladie mentale mal ou pas prise en charge comme la dépression. Ces dernières années, les suicides d’adolescent(e)s qui ont défrayé la chronique sont la conséquence de mois, voire d’années de harcèlement, de moqueries, d’insultes à l’école, à une période délicate de la vie et couplée à une dépression sous-jacente. 13 reasons why aborde frontalement ce sujet et frappe là où ça fait mal et que, souvent, on refuse de voir. De plus, avoir pris le parti de montrer à la caméra le suicide d’Hannah dans le dernier épisode a également suscité la polémique qui montrerait une sorte de « suicide : mode d’emploi ». Là aussi, c’est n’importe quoi. Je pense que, en dépit de la violence psychologique de cette scène, ce passage était nécessaire à l’intrigue. Mais j’y reviendrai. Mais sincèrement, pour avoir vécu moi-même plusieurs épisodes dépressifs avec des TS, ce n’est une série qui me donnerait envie d’en finir. Et si cette série permet à des adolescents (mais aussi toute personne d’ailleurs) de pouvoir exprimer son mal-être, a libéré la parole parce que, justement, les personnages et/ou les situations leur parlaient, je trouve que pour moi, la série a réussi à atteindre son but et ce ne peut être que positif.

L’un des très grands points forts de la série est le jeu de chaque acteur, tout en finesse et en réalisme. On s’attache évidemment à Hannah qui, finalement, ne voulait vivre qu’une vie normale d’adolescente : avoir des amis, un petit copain, écrire des poèmes dans son journal intime, s’amuser… mais qui descend peu à peu en enfer. Abandonnée par ses amies, humiliée par les garçons en qui elle veut accorder sa confiance, le viol dont elle sera victime avant d’être quasiment rejetée par le conseiller scolaire qui lui conseille de tourner la page si elle a peur de dire qui l’a agressée ou si elle ne sent pas la force de porter plainte. Ce passage m’a tout simplement révoltée. Pas parce que la série a osé montrer ce qui se passe souvent pour les victimes de viol mais parce que c’est malheureusement la réalité que rencontrent nombre victimes d’agressions sexuelles lorsqu’elles osent en parler, à savoir souvent le déni total de la part de leur interlocuteur. Non seulement, elles sont atteintes dans leur chair mais aussi dans leur parole. Il est déjà difficile d’en parler mais de voir que personne, et surtout un adulte, ne vous soutient, est tout simplement honteux. Cette attitude non seulement protège les agresseurs mais entretient cette culture du viol qui règne sur ces campus.

L’acteur incarnant Clay a également bien interprété cet adolescent qu’on sent mal dans sa peau et qui cherche à (se) comprendre, à travers l’écoute des cassettes laissées par Hannah et dont l’évolution suit le parcours d’Hannah en miroir. Même s’il peut exaspérer par ses nombreuses tergiversations lorsqu’il découvre certains faits racontés par Hannah, j’ai trouvé qu’il a, au cours des 13 épisodes, su à sa façon, se libérer et à appris à s’affirmer.

Petite mention pour l’actrice qui interprète Jessica qui a su jouer avec brio toute l’ambivalence d’un personnage.

Côté intrigue, beaucoup ont reproché, avec raison, aux scénaristes de ne pas avoir mise en avant la dépression dont souffrait très certainement l’héroïne ainsi que ses véritables motivations. Très personnellement, en dépit de cela, je pense que ce parti pris est justement intéressant. Il ne faut pas oublier qu’on a une version audio de la vie d’Hannah et qu’on peut considérer les flash back, non pas comme la vérité vraie et objective des faits qui ont conduit Hannah à mettre fin à ses jours, mais bien les souvenirs de Clay de ces moments en question et de son interprétation imagée après écoute. De plus, on laisse au spectateur le soin d’interpréter ses motivations. Vengeance ou faire éclater la vérité? Finalement, Hannah n’aurait pas orchestré tout cela dans le but de seulement se venger de ses bourreaux au lieu de les dénoncer?

Concernant le suicide, là aussi, c’est assez personnel mais cette me paraissait (je vais peut être vous choquer et mon explication ne va pas vous paraître claire) mais indispensable à la série. En effet, la série commence une ou deux semaines après son décès. Quand Clay a en sa possession les fameuses cassettes, Hannah commence à raconter son vécu des mois avant son suicide. Et, la mise sur pellicule ce suicide acte finalement ce qu’on savait, qu’Hannah avait mis fin à ses jours. Sa mort n’était plus quelque chose d’abstrait mais quelque chose de devenu concret.

Néanmoins, la série n’est pas exempt de défaut. Le gros défaut à mon avis reste la fin qui laisse présager une seconde saison avec, probablement une tuerie de masse par un des personnages à la fois clé et pourtant en retrait dans la série, à savoir Tyler.  Je trouve que cela était tout à fais dispensable, d’autant qu’on peut craindre un redit avec treize cassettes qui expliquerait, si évidemment les rumeurs sur cette 2nde saison se confirme, la possible tuerie de masse par Tyler. Là où, justement, la série avait su se montrer originale et fougueuse dans le message délivré en toute fin en frappant très fort, je crains que la 2nde saison sombre dans la surenchère. Même si, come j’ai pu le lire ça et là, cela ferait plaisir de voir Bryce derrière les barreaux.
D’autres personnages en retrait mais qu’il aurait été intéressant de voir beaucoup plus développés tout comme leur relation avec Hannah. Je pense en particulier à Tony qui, lui aussi, se montre finalement, très ambivalent face aux évènements.

En conclusion, 13 reasons why a été pour moi une excellente découverte et que je recommande vraiment. Elle amène tout un tas de réflexions dont les réponses ne sont pas dans la série mais qui oblige le spectacteur à réflechir au delà.

Musique – Ce que j’écoute en ce moment

N’étant pas super active ces temps avec mon stage, mon projet de fin d’étude et les démarches liées au décès de mon père, je n’ai absolument pas cherché à regarder de nouvelles séries ou de nouveaux films (et j’avoue que je n’en ai pas envie). En revanche, j’écoute toujours autant de musique. Et je vous propose de vous faire partager un peu ma playlist. Autant vous prévenir, il y a de tout : du classique, du rock/Metal, de la pop.

(Il y a pas à dire, je kiffe vraiment ce mix entre t.A.T.u. et Rammstein. Je vous recommande de les écouter, ça envoie du lourd.) Et je ne résiste pas à en rajouter un mix de plus.

Sinon, pour revenir à des trucs plus pop :

Et oui, j’écoute aussi de la musique ultra commerciale mais ça fait bien de temps en temps.

LifeStyle/Beauté/Mode – Wishlist 2017

Allez, ça faisait un petit moment (depuis Noël, en fait) que je ne m’étais pas fait une petite wishlist mode et beauté avec la collection Printemps/Eté 2017.

Alors, avant tout, je sors de chez la coiffeuse et j’ai demandé que ma coloration soit vraiment plus flashy. Sans tomber dans le rose façon Mon petit Poney (ce qui est impossible sans décoloration de mes cheveux puisque mes cheveux sont noirs colorés rouge sombre/auburn  à la base et qu’il en était hors de question, je tiens pas à mettre ma tignasse en vrac, c’est dommage d’ailleurs, j’aimerai vraiment des mèches pink bonbon mais bon, tant pis), j’ai conservé le rouge habituel mais en plus pigmenté. Voici deux photos du résultat :

Et je trouve même qu’ils font plus sombres sur les photos que dans la réalité. J’ai également rafraîchi les pointes qui, sans être des épis de blés, en avaient besoin. Finalement, même avec 5-8cm en moins, je ne suis pas encore chauve.

Ce besoin est survenu deux mois après une épreuve douloureuse. J’ai en effet perdu mon père à la suite d’une fibrose pulmonaire foudroyante. Ces moments de profonde souffrance, mon père représentait beaucoup pour moi, j’ai hérité de son caractère et de ses goûts pour la musique classique, la lecture et d’autres choses, m’a donné cette impression d’être une enfant plongée dans le monde des grandes personnes avec des choses à gérer que je n’imaginais pas faire avant longtemps. Cette perte et ce qui s’en ait suivi m’a incité à un besoin encore plus fort d’avancer et de faire une sorte d’avant/après. De plus, je sais pas si c’est moi ou si d’autres personnes sont comme ça, quand il y a quelque chose que j’ai vraiment envie et qui va impacter pendant quelques temps et risque de faire bondir des membres de mon entourage, cela prend toujours des chemins tortueux pour me dire : « Go! Lance-toi! ». Dans ce cas, je n’arrêtais pas de me repasser un épisode de Pretty Little Liars (qui a repris pour son ultime round soit dit en passant!) où Hannah pète un plomb et va chez le coiffeur pour changer de tête. Donc, vendredi, n’arrivant pas à avancer mon travail, j’ai craqué et appelé ma coiffeuse qui me donne rendez-vous le lendemain (donc aujourd’hui à l’écriture du billet). Je supportais plus de voir ma tronche d’enterrement, il fallait faire quelque chose.
Et voila le changement, pas non plus aussi fou fou que je l’imaginais mais qui m’a fait du bien au moral.

Alors, LE produit fashion qui me fait baver comme une malade en ce moment, c’est cette paire d’escarpins So Kate de chez Louboutin, à 515€ quand même, donc, totalement inacessible pour mon budget (mais bon, on a bien le droit de rêver quand même).

 

 

 

 

 

Elles sont juste furieusement chouettes. J’espère trouver des dupes car là, à moins de gagner au Loto (et comme je n’y joue pas, ça ne risque pas d’arriver), je ne pourrai que rêver de les posséder, à défaut de les voir dans ma penderie. (De toute façon, les Louboutin me font rêver mais elles restent assez inacessibles pour ma bourse. Et le problème, je me méfie beaucoup des sites de vente qui les proposent à prix cassé à cause notamment de la contrefaçon et vu mes pieds qui oscillent entre le 35 et le 36, parfois le 37 pour les Converse, je suis obligée de les essayer avant tout achat. Néanmoins, si vous connaissez des modèles proches dans des enseignes plus grand public, je suis preneuse).

Cette saison, je n’ai pas tellement de vêtements qui me font envie hormis que je cherche deux trois pull intersaison et qui soient rose (oui, je suis en période rose).

Je vais plutôt vous parler de mes prochains achats beauté et coups de coeur du moment.

Tout d’abord, un énorme coup de coeur pour ce shampoing découvert avec Glossy Box de la marque Elgon qui, malheureusement, ne vend pas en France (si j’ai bien compris sur leur site web, ils ont une et une seule boutique à Milan qui ne vend pas par correspondance ou sur Internet).

Ce shampoing a vraiment eu un vrai effet bénéfique sur mes cheveux comme je n’en avais pas eu depuis mon test de Header Shoulder. Ils étaient beaucoup légers et aériens. De plus, l’odeur était très agréable. Un seul bémol, déjà cité plus haut, il faut aller à Milan pour s’en procurer. Dans mon cas, faire 5h de route pour un shampoing, c’est quand même abusé.

Ensuite, j’ai enfin entamé mon FDT Too Faced, le Born This Way (bon, une seule fois) et je dois dire que ma première impression est que c’est un très bon FDT. J’ai pris la teinte Sand.

Et il y a pas à dire, il est super ! Il ne file pas, a tenu toute la journée et surtout n’a pas un effet plâtre ou huile sur le visage. Je trouve également qu’il est facile à appliquer à la Beauty Blender. Bref, après les cheveux, changement aussi de FDT. Je pense aussi tester Fluide Ultra HD de chez Make Up Forever. Mais il faudra que j’aille directement en magasin voir quelle teinte choisir.

Autre achat en vue, je me cherche un correcteur  ou une base rose ou violette. D’origine asiatique, ma peau a naturellement un sous ton jaune et, je ne sais si c’est avec le retour printemps ou les lampes de ma coiffeuse ou les deux, mais je me trouve un visage un peu vaseuse. J’ai l’impression d’être malade même avec le fond de teint et du bronzer. Bref, je me penche très sérieusement sur la question de l’achat d’un correcteur, et j’aimerai tester le Naked Skin de chez Urban Decay.  J’ai regardé chez MAC mais je ne saurai pas quel produit acheter.

J’ai fait sinon un gros haul Kiko et Sephora pour Pâques, profitant des réductions du moment.

Et j’en ai profité pour me prendre un hightlighter que je voulais depuis un moment, le Candlelight de chez Too Faced :

Chez Kiko, j’ai eu la folie du blush et m’en suis achetée deux fards à joue dont celui-ci que je trouve trop adorable :

Sinon, toujours dans mon addiction aux blush, celle qui me fait baver à mort, la NARSsissist Unfiltered II Cheek Palette de chez Nars

Sérieusement, les roses ont juste l’air géniaux.

Autre bonne découverte, j’ai testé le mascara Perversion de chez Urban Decay en version baby et qui m’a agréablement suprise. Même s’il ne détrône pas (pour l’instant) le Velvet de chez Marc Jacob.

Passons un peu aux soins visage et c’est sans surprise que j’ai totalement adhéré aux masques tissu de chez Sephora avec une préférence à celui à la rose.

J’ai également adoré ceux pour les pieds que j’ai gardés une nuit entière qui a vraiment eu un super bon effet. Bref, un top soin pour moi. Je recommande aussi le masque boue purifiant matifiant zinc et cuivre que je fais à peu près une fois toutes les trois semaines et qui resserrent vraiment les pores.

Bref, pas mal d’achats en prévision, souvent les mêmes marques (Too Faced, Sephora, Urban Decay…) mais il faut avouer que ça reste des valeurs sûres.

Chronique Série – Hannibal (saison1)

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Titre : Hannibal
Genre : Thriller, horreur, psychologique
Année : 2013
NB d’épisodes de la Saison 1 : 13 épisodes de 43 min

Résumé

Will Graham, professeur en criminologie à l’académie du FBI mais n’ayant pas le statut d’Agent Spécial (il a échoué aux tests psychologiques), est recruté par Jack Crawford, chef de la Division des Sciences Comportementales, qui souhaite utiliser son « talent » sur une enquête problématique. Graham souffre en effet d’une forme d’empathie extrême qui lui permet de « se mettre dans la peau » de n’importe quel sujet, de ressentir ses émotions et de comprendre son raisonnement. Cependant, ce don est très lourd à assumer psychologiquement et le condamne à une existence asociale.

Will ne bénéficiant pas du statut d’Agent Spécial, il doit obtenir l’approbation d’un psychiatre pour intervenir sur le terrain. Son suivi est donc confié au Dr Hannibal Lecter par Jack Crawford, qui souhaite garder cette collaboration discrète en évitant de faire appel à un psychologue du FBI. Il est alors loin de se douter que ce fin gastronome aux manières impeccables est en fait le meurtrier le plus recherché de Baltimore…

Mon avis

Chronique réalisée dans le cadre de Movie/Serie/Book Challenge 2017

Pour le challenge lancée par Tinalakiller, je vous propose une série dans les catégories Policier/Thriller et un série avec un prénom dans le titre

Très grande fan de l’univers de Thomas Harris et du film Le Silence des agneaux, à l’annonce de la série Hannibal, je n’ai pu que me réjouir à l’idée de retrouver le plus célèbre cannibal du cinéma, Hannibal Lecter. Sobrement intitulée du prénom de notre héros, la série nous propose une plongée vertigineuse dans le duel entre le profiler Will Graham et notre fin gourmet de chair humaine, Hannibal le cannibal. Je le dis en toute honnêteté, cette série fait partie de mon top 10 des séries sorties ces dernières années.

La série se démarque radicalement de son auguste aînée cinématographique avec une ambiance feutrée avec de grands moments de contemplations avec des séquences où la violence éclate intelligemment. On sent que Mad Mikkelsen s’est approprié à sa manière le personnage d’Hannibal en le dépoussiérant sans chercher à copier son illustre modèle que fut Anthony Hopkins des années auparavant. Sous son costume soigné, son visage à l’expression indéchiffrable, il parvient à donner à notre anthropophage préféré le côté inhumain du monstre qu’il est réellement et qu’il cache avec talent sous une allure distinguée et raffinée.
Le personnage de Will Graham est également brillamment interprété par Hugh Drancy qui parvient habillement à nous faire douter de sa propre perception de la réalité. Plus qu’un cauchemard éveillé, on peut parler dans son cas de folie éveillée puisqu’il lui-même ne parvient parfois plus à savoir ce qui est vrai et ce qui est dans sa tête. La manipulation mentale auquel se livre Hannibal et dont il est victime nous entraîne à nous poser la question de sa santé et même de ses propres limites. Il peut basculer lui-même à son tour dans le meurtre.
Les autres personnages sont tout autant soigné et ne bénéficient pas forcément d’un destin enviable à l’image d’Abigail ou même de l’agent Crawford, là aussi brillamment interprété par Laurence Fishburne et dont le rôle ne se résume pas qu’à encadrer son équipe.

Loin des séries du type Profiler ou Esprits Criminels, Hannibal propose une vision presque onirique de la démence. Même si on retrouve le code propre à un thriller avec des psychopathes avec quelques grandes lignes narratives (un ou plusieurs meurtres suivis d’une traque du criminel), les meurtres sont certes loin d’un meurtre « réel »avec des mobiles réalistes (untel transforme les gens en jardins, un autre en violioncelle etc), néanmoins, on sent toute la folie qui peut se nicher en tout un chacun.

L’épisode finale en est le triste reflet avec l’internement de Graham alors que le vrai tueur, à savoir Hannibal, lui rend ironiquement visite. Graham, pourtant persuadé d’avoir mis à jour le vrai visage de son psychatre, parvient quand même à semer le doute sur sa propre santé mentale.

En conclusion, la saison 1 d’Hannibal est plus que brillante, intelligente et une réappropriation fascinante de l’oeuvre de Thomas Harris.

Chronique Anime – School Days

Année : 2007
Genre : Romance, drame, psychologie, Ecchi (int -16)
Nombre d’épisodes et durée : 12 épisodes de 22 min

Résumé

Makoto est amoureux de Kotonoha. Il la voit chaque jour dans le train qui les mène à l’école, seulement, il n’a pas le courage de lui dire quoi que ce soit et se contente de la regarder de loin. Tout change lorsqu’il prend une photo d’elle avec son téléphone portable. Photo que Sekai, une de ses camarades de classe, voit avant de proposer au timide Makoto de lui arranger le coup avec la jeune fille. Le trio se retrouve donc à un déjeuner improvisé par l’entremetteuse, afin que les deux tourtereaux fassent plus ample connaissance. Mais si Sekai est elle aussi amoureuse de Makoto, pourquoi tient-elle tant à le voir avec Kotonoha ?

Mon avis

Cela faisait un moment que je voulais rédiger cette chronique et bien, c’est fait ! School Days, comme un certain nombre d’animés, est à l’origine un jeu vidéo type novel game avec plusieurs fins selon les choix de l’utilisateur. Mais c’est de la version animée qu’aujourd’hui je vais évoquer.

Alors depuis, en matière de visionnage, les Japonais ont proposé largement pire mais School Days est un anime absolument dérangeant, malsain avec le héros le plus méprisable qu’on puisse imaginer pour un anime de type school romance. Mais j’y reviendrai. Cet anime a choqué un certain nombre de personnes et qui, encore aujourd’hui, divise les internautes.

Si les deux premiers épisodes semblent être un copié collé d’un millier d’autres animes avec de la romance lycéenne, du triangle amoureux et même le côté harem, on réalise, au fur et à mesure que la série prend une tournure beaucoup plus cynique et sombre, où les relations entre les personnages deviennent de plus en plus tordues et perverses. Sous son air nonchalant, le héros Makoto est en réalité un adolescent manipulateur dont le peu de cerveau qu’il avait a migré en dessous de la ceinture et dont les actes totalement irréfléchis le conduisent à sa perte dans un final halluciné. Mais les personnages féminins ne sont pas non plus réduites à l’état de victimes de la soif de sexe de Makoto puisque leurs comportements contribuent à l’ambiance malsaine de la série. On peut vraiment parler dans le cas de anti-héros et ce, pour absolument tous les personnages. Leurs objectifs se concentrent finalement sur leur seule satisfaction égoiste d’un moment de plaisir. Les conséquences de leurs actes ne semblent pas les inquiéter outre mesure.  Même si les aspects psychologiques sont caricaturales, ils proposent quand même quelque chose de crédibles, loin d’Epinal de l’adolescence au coeur pur et innocent qui mène une vie agréable au lycée dans un cadre idyllique. Tout au contraire, chacun possède ses vices et ses défauts et certains thèmes, en l’occurrence le harcèlement scolaire, sont loin d’être occultés. Le viol de Kotonoha par le meilleur ami de celui qu’elle croit être son petit ami (même si, en la matière, on a, malheureusement, fait bien pire) et la fête de l’école où les élèves s’adonnent au voyeurisme en filmant les ébats des uns et des autres sont les séquences dérangeantes de l’anime  puisque c’est le moment clé où tout part en vrille et tout le monde semble avoir jeté aux orties la moindre retenue. Le seul personnage qui, malgré le fait de sombrer dans la démence, garde au final un minimum de cohérence et de sincérité est bien Kotonoha pour qui on éprouve un peu de pitié alors que ses camarades de classe se moquent d’elle et que le garçon qu’elle aime lui ment dès le départ, la trompe et la blackliste de son téléphone.

Revenons, si vous le voulez bien, sur le personnage de Sekai, personnage des plus ambigus, tout du moins en apparence. En effet, sous son air de « bonne-copine-qui t’arrange-le-coup-avec-le-mec-de-tes-rêves » qu’on a tous plus ou moins côtoyée une fois à l’école, se cache là aussi une redoutable manipulatrice qui justifie ses actes sur le fait qu’elle ait tout accepté de Makoto en particulier ses innombrables tromperies quasiment sous ses yeux. Sekai est, à mon avis, encore plus détestable que Makoto. Peut-être que ses actes se justifiraient par une éventuelle jalousie envers son amie supposée, Kotonoha mais je crois tout simplement qu’elle aime aussi simplement traiter les autres comme des pantins.

La fin est évidemment ce qui a ajouté un énorme bonus à l’anime et lui a conféré cette aura sulfureuse et gore. Même s’il n’y a pas des litres d’hémoglobines, le meutre de Sekai sur Makoto, puis quand Kotonoha tue à son tour Sekai restent deux séquences solidement troussés pour trancher encore plus radicalement avec le côté school romance. On est loin du traditionnel choix du héros et de celle qui n’a pas été choisie regardant tristement la mer à perte de vue. Tout au contraire, les personnages principaux ont totalement sombré pour atteindre un point de retour où la haine entre les héroïnes et leur amour possessif envers Makoto se manifestent par le meurtre pur et simple.

L’anime, de par ses thématiques, aborde donc le moment délicat entre l’adolescence et l’âge adulte, de manière certes exagérée. De plus, on notera l’absence d’adulte (y compris des enseignants) pour encadrer et donner des repaires à cette jeunesse en perdition qui souligne encore plus le titre de l’oeuvre « Jours d’école ».  Loin d’un GirlFriend Beta (précédemment chroniqué), ce School Days est aussi un cri d’alerte sur ces adolescents livrés à eux-mêmes, découvrant la sexualité et le désir mais ignorant, voire méprisant les sentiments de ceux qu’ils prétendent aimer.

Côté graphisme, l’anime n’est pas le plus réussi mais l’intrigue prenant le pas sur le visuel, on pardonnera les erreurs de proportions des dessinateurs. On peut en revanche souligner la qualité des chansons des endings (une chanson pour deux endings) qui sont juste magnifiques.

En conclusion, School Days reste un anime qui continuera de diviser mais qui propose des pistes de réflexion intéressants. Il y aurait de nombreuses autres choses à dire mais je crois qu’il faut le découvrir pour mieux l’appréhender.

Chronique film – American Nightmare 3 : Elections

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Réalisation : James DeMonaco
Scénario : James DeMonaco
Genres : Action, horreur, science-fiction, thriller (Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement)
Durée : 109 minutes

Résumé

En 2022, une fillette assiste impuissante à la mort de sa famille durant la Purge annuelle.

18 ans plus tard, la tradition américaine, la Purge, prend des proportions inégalées lorsque des touristes viennent d’autres pays pour participer à la Purge. Prenant une ampleur considérable, la Sénatrice Charlene Roan demande au gouvernement conservateur d’abolir la Purge. Provoquant un scandale auprès de ces derniers et craignant pour sa sécurité, la Sénatrice se voit protégée par l’ancien officier de police Leo Barnes qui est promu chef de la sécurité. Alors que la Sénatrice est à la tête de la prochaine élection présidentielle en raison de son souhait d’éliminer la Purge, le gouvernement tentera de s’en débarrasser. Pendant la nuit qui devrait être la dernière Purge, une trahison au sein du gouvernement oblige Barnes et Roan à se mettre à découvert en pleine rue durant la nuit, où ils devront se battre pour leur survie face aux américains et aux touristes qui souhaitent libérer leurs pulsions les plus meurtrières.

Mon avis

Et voici la troisième chronique sur la saga d’American Nightmare. Alors, autant le dire tout de suite, elle ne sera probablement ni très longue ni très analytique comme le furent les deux précédentes. Néanmoins, ce film est le plus politique des trois sortis jusqu’à présent et, sans doute, le plus engagé. Ironie de l’histoire, la sortie de la Purge 3, baptisé Elections a trouvé un curieux parallèle puisque cette même année a vu des élections américaines où le débat n’a pas été des plus élévés, sombrant souvent dans le pugilat et le ridicule pour s’achever avec l’élection prévisible de Trump. Bien que se défendant de toute influence, DeMonaco n’a pu faire taire l’idée que son film s’est nourri de cette ambiance et des personnages pour la réalisation du troisième volet de son univers.

Si ce troisième volet reprend peu ou prou les grandes lignes du second volet en les faisant coller à la survie de Barnes et Roan, la fin fait davantage penser à un pur film d’action où le côté survival semble mis de côté pour se concentrer sur l’élimination de l’équipe de commando chargé de s’occuper de la sénatrice. Néanmoins, le réalisateur, assez maladroitement d’ailleurs, tente d’injecter son message politique et même un message à connotation religieuse où les textes saints sont totalement dévoyés pour servir la cause de la Purge. C’est d’ailleurs là aussi, le même défaut qu’on retrouve dans chacun des American Nightmare : un postulat de base qui propose une idée des plus originales mais est totalement noyé dans un mélange de survival, action et thriller. Les films n’ont jamais su transcender le sujet d’origine et c’est fort regrettable.  Autre chose passé à la trappe alors qu’il y avait un énorme réservoir à idées : les fameux « touristes du meurtre » venant du monde entier pour vivre la Purge. Là aussi, il y avait un potentiel qui se résume à quelques minutes. Regrettable !
Un point positif : des purgeurs de plus en plus stylés avec des mises à mort qui tentent de nous rappeler ce qu’est la Purge (on notera le passage trop court… que dis-je, aussi furtif qu’un chat ninja, de l’utilisation de la guillotine). Mais là aussi, ils sont anecdotiques par rapport finalement au rôle qu’ils ont dans la réalité.

En conclusion, ce American Nightmare 3 : Elections se situe dans la lignée du 2 mais malheureusement, là aussi, il n’arrive pas corriger pleinement ses défauts.

Chronique Films – Hakuouki Dai-isshou Kyoto Ranbu (Danse sanglante à Kyotô) Hakuouki Dai-nishou Shikon Soukyuu (Le firmament des samouraïs)

Type : Film
Année : 2013
Durée : 1er film 95min, 2nd film 87min
Genre : Aventure, romance, harem inversé, samouraï

Résumé

Yukimura Chizuru, une jeune femme venue d’Edo se rend à Kyoto à la recherche de son père disparu. À son arrivée dans la capitale, des rônin la prennent en chasse dès la nuit tombée. Cachée dans une ruelle, elle voit ses assaillants se faire pourfendre par des monstres et finit par s’évanouir. À son réveil, Chizuru se trouve ligotée dans les quartiers du Shinsengumi dont les membres débattent sur les mesures à prendre afin de la faire taire. Alors que son sort semble prendre une mauvaise tournure, elle apprend que la milice est également à la recherche de son père et se propose de les aider. La jeune fille intègre le Shinsengumi en tant que servante et compte bien poursuivre ses recherches à leurs côtés et découvrir quel lourd secret ses nouveaux compagnons semblent cacher…

Mon avis

Chronique réalisée dans le cadre de Movie/Serie/Book Challenge 2017

Pour le challenge lancé par Tinalakiller, je vous propose cette chronique qui correspond à plusieurs défis : Un film d’un réalisateur asiatique et Un film  qui se déroule avant le XXe siècle et un film  d’action/d’aventure.

Après vous avoir chroniqué la version série animée de l’oeuvre Hakuouki, je vous propose cette fois la version cinéma qui est divisée en deux films, chacun reprenant logiquement et grosso modo chacune des deux saisons avec Chizuru (à priori, pas de film prévu concernant le saison Reimeiroku). Néanmins, les films et particulièrement le second complètent la série animée et, notamment, le passé de Chizuru quand elle était toute petite et avant que sa famille ne soit décimée.

Graphiquement, les films bénéficient d’un visuel particulièrement soigné, presque plus que la série qui était elle aussi déjà très travaillée de ce point de vue-là. Le chara-design des garçons qui sont évidemment très très très sexy (surtout Hijikata et Saito, ❤ ❤  Je le répète mais c’est vraiment un crime de dessiner des mecs aussi canons mais qui n’existent pas en vrai !) ne souffrent que peu de défauts (sauf si on est totalement allergique au style manga et/ou au fan-girl service assumé). On pourrait regretter néanmoins que Chizuru porte de nouveau son éternel kimono rose bonbon alors qu’on aurait pu varier son style vestimentaire ou lui faire porter au moins un Yukata un peu plus féminin d’autant que, si dans la version animée, elle devait passer pour un garçon, dans les films, elle est déguisée en servante qui s’occupe des tâches domestiques du quartier général, un petit effort pour varier les vêtements n’auraient pas été de trop. Il est aussi un peu regrettable qu’on n’ait pas non plus eu l’occasion de la voir en version de Geiko où, il faut le dire, elle est particulièrement belle.

 Le soundtrack lui aussi n’a pas à rougir de sa version série. Les musiques de combat ont même un peu plus de punch que leurs aînées. Les chansons sont aussi chantées aussi par Aika Yoshioka qui a fait les openings des différentes saisons et, pour de la chanson pop, elles sont vraiment très belles et nostalgiques.

Concernant l’histoire, certains passages ont été réarrangés, notamment avec Chizuru qui est à chaque fois à deux doigts de nous dévoiler sa forme d’Oni (contrairement à l’anime qui a été plutôt avare sur cette partie d’elle-même et qui est, quelque part, la cause de l’inimité entre Hijikata et Kazama). On peut même souligner qu’elle possède bien plus qu’un simple pouvoir de régénération mais à ce sujet, il ne s’agit que d’hypothèses. De plus, le second film nous dévoile les lieux de la prime enfance de l’héroïne et change son père adoptif en un être avide de pouvoir, fier d’avoir berné à la fois la famille Yukimura mais aussi Chizuru elle-même. Et c’est un point qu’il est intéressant de relever.

L’histoire reste bien plus sombre que la version animée où les nombreux passages comiques ont été éludés. Le côté historique en revanche est bien plus respecté et mis en avant que l’animé (malgré les éléments fantastiques comme l’eau de Jouvance qui permet de ne pas faire vraiment mourir, ou de façon différente de la réalité, certains des personnages comme Heisuke ou Okita qui meurt au combat et non dans un hôpital dû à sa tuberculose.).

En conclusion, pour moi, les films de Hakuouki complètent la version série TV et peuvent être un bon moyen pour aborder cette oeuvre qui, n’oublions-le pas, est à l’origine un jeu vidéo.

Musique – Playlist de février

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Inspiré de la série de romans Calendar Girl, je vais essayer de lancer sur cette année une playlist de musique par mois. L’objectif est aussi que vous aussi, vous puissez faire partager et découvrir vos coups de coeur musicaux et vos groupes/chanteurs ou musiciens préférés.

Tout d’abord, LA chanson qui va me suivre au moins jusqu’en juin (et probablement toute ma vie). Mais bon, disons-le, je me sens enfin dans mon élément après des années de galère, je vais pas me plaindre. Et j’ai gagné en confiance.

Sinon, voici quelques morceaux classiques qui m’aident à me concentrer issues de ma playlist Classique

Et sinon, une playlist en cours de construction mais qui regroupe les magnifiques chansons d’un de mes animes préférées Hakuouki (et au passage, de quoi se rincer l’oeil avec tous ces beaux bishis… C’est vraiment un crime d’avoir dessiner des mecs aussi canons quand ils n’existent pas en vrai  *o* )

Bonne écoute!

Chronique film(OAV) – Ghost in the Shell : Solid State Society

Type : film d’animation (anime OAV)
Année : 2006
Durée : 105 minutes

Résumé

En 2034, cela fait deux ans que le major Motoko Kusanagi a quitté la section 9 et travaille à son compte, suite aux évènements survenus lors de la saison deux de Ghost in the Shell: Stand Alone Complex. Togusa (en) est devenu le leader d’une équipe agrandie, toujours sous la tutelle d’Aramaki.

Cette nouvelle section 9 est confrontée à une série de suicides inexpliqués parmi les membres d’une junte militaire menaçant d’accomplir des actes terroristes dans le pays pour faire obstacle à un projet de loi du premier ministre. Leur enquête révèle bientôt l’implication d’un mystérieux hacker surnommé le Marionnettiste.

Alors que Batou suit une piste, il croise le major qui lui conseille de se tenir à l’écart du Solid State. De son côté, la section 9 découvre bientôt qu’un grand nombre d’enfants auraient été enlevés dans un but inconnu.

Mon avis

Chronique rédigée dans le cadre du Movie/Serie/Livre Challenge.

Pour le challenge lancé par Tinalakille, je vous propose cette chronique Un film/série d’animation à savoir Ghost in the Shell : Solid State Society.

Le chef d’oeuvre de Masamune Shirow, Ghost in the Shell, a été décliné par moult films d’animation, série animée, OAV et même, prochainement, un film live qui sort le 29 mars prochain (et évidemment, une grosse angoisse pour une puriste de l’oeuvre comme moi) et aujourd’hui, je vais vous chroniquer l’un de ces OAVs qui fait suite aux deux saisons Stand Alone Complex.

Autant le dire tout de suite, cet OAV est une vraie réussite et une perle qui n’a pas à rougir des films comme le premier GitS ou Gits Innocence. L’OAV ouvre une réflexion profonde à travers son intrigue et qui est au coeur des inquiétudes actuelles au Japon (et aussi, finalement de nos sociétés occidentales) à savoir la chute démographique, le vieillessement de la population et une immigration en masse mal perçue dans une  société où la tentation et la montée des nationalismes et du repli soi n’a jamais été aussi forte. L’idée du Solid State, une sorte de système fédérateur autonome qui trie les enfants en souffrance pour les « associer » à des personnes âgées en mal d’héritiers, peut nous sembler inconcevable mais peut-être pas si irréaliste que ça. De plus, la question sous-jacente que l’on retrouve en fil rouge dans tous les GitS est évidemment la question de la relation homme-internet et le résultat de ce vaste réseau qui serait un inconscient collectif, question qui trouve un curieux écho dans nos sociétés ultra-connectées et qui remettrait en cause beaucoup de nos fondamentaux et même de l’éthique actuelle qui régit le domaine des nouvelles technologie et limite le transhumanisne à un fantasme pour les uns, vision de cauchemar pour les autres. En effet, la cybernétisation qui, à mon avis, sera la prochaine mutation de l’évolution humaine, pose de nombreuses interrogations, éthiques d’une part et morales  d’autre part. A l’heure où, en France, on se pose (trop tard) la question de la puissance des algorithmes, qui nous montre le retard, devrais-je dire, le dépassement complet des gouverments face à ces nouvelles technologies, les technologies de GitS (et d’autres d’ailleurs que l’on retrouve pas exemple dans Lain) ne semblent plus si lointaines.

Mais, comme toujours avec GitS, aucune réponse claire n’est fournie à ces question, c’est au téléspectateur d’y réfléchir et de trouver ses propres réponses.

En conclusion, pris seul, GitS : Solid State Society pourrait être difficile à appréhender sans connaître l’univers d’origine. Mais pour les autres, une vraie perle de culture cyberpunk.