Chronique série – 13 reasons why

Année : 2017
Genre : Drame
Nombre de saisons/épisodes : une saison pour 13 épisodes (saison 2 très certainement à venir)

Résumé
Inspirée des best-sellers de Jay Asher, 13 Reasons Why suit Clay Jensen, un adolescent qui découvre sous son porche au retour du lycée une mystérieuse boîte portant son nom. À l’intérieur, des cassettes enregistrées par Hannah Baker, une camarade de classe qui s’est tragiquement suicidée deux semaines auparavant. Les enregistrements révèlent que la jeune fille, dont il était amoureux, a décidé de mettre fin à ses jours pour treize raisons. Clay est-il l’une de ces raisons ?

Mon avis

Quelques temps auparavant, j’avais rédigé deux chroniques : Megan is missing et School Days. Quel rapport avec la série qui a et qui fait encore énormément parler d’elle, à savoir 13 reasons why? Avant même d’entrer dans les détails, cette série réunit la quintessence des deux autres oeuvres pré-citées. Et venant de finir de visionner les 13 épisodes, je tiens à vous livrer à chaud mon avis sur cette série.

Tout d’abord, cette série m’a tout simplement bouleversée, de part les thématiques abordées, à savoir le difficile passage de l’adolescence à l’âge adulte, le harcèlement, la violence scolaire, le viol et de façon plus générale, la culture du viol qui règne dans certains campus et, bien évidemment, le suicide.

Avant même de vous livrer mon analyse personnelle, je tiens à revenir sur une des polémiques que la série a soulevées, à savoir qu’elle inciterait au suicide à cause de la fin. Cette polémique est tout simplement ridicule, comme le sont souvent les polémiques qu’on a eu avec Scream qui inciterait les gens à tuer. En venir à mettre fin à ses jours est le résultat d’un processus d’une maladie mentale mal ou pas prise en charge comme la dépression. Ces dernières années, les suicides d’adolescent(e)s qui ont défrayé la chronique sont la conséquence de mois, voire d’années de harcèlement, de moqueries, d’insultes à l’école, à une période délicate de la vie et couplée à une dépression sous-jacente. 13 reasons why aborde frontalement ce sujet et frappe là où ça fait mal et que, souvent, on refuse de voir. De plus, avoir pris le parti de montrer à la caméra le suicide d’Hannah dans le dernier épisode a également suscité la polémique qui montrerait une sorte de « suicide : mode d’emploi ». Là aussi, c’est n’importe quoi. Je pense que, en dépit de la violence psychologique de cette scène, ce passage était nécessaire à l’intrigue. Mais j’y reviendrai. Mais sincèrement, pour avoir vécu moi-même plusieurs épisodes dépressifs avec des TS, ce n’est une série qui me donnerait envie d’en finir. Et si cette série permet à des adolescents (mais aussi toute personne d’ailleurs) de pouvoir exprimer son mal-être, a libéré la parole parce que, justement, les personnages et/ou les situations leur parlaient, je trouve que pour moi, la série a réussi à atteindre son but et ce ne peut être que positif.

L’un des très grands points forts de la série est le jeu de chaque acteur, tout en finesse et en réalisme. On s’attache évidemment à Hannah qui, finalement, ne voulait vivre qu’une vie normale d’adolescente : avoir des amis, un petit copain, écrire des poèmes dans son journal intime, s’amuser… mais qui descend peu à peu en enfer. Abandonnée par ses amies, humiliée par les garçons en qui elle veut accorder sa confiance, le viol dont elle sera victime avant d’être quasiment rejetée par le conseiller scolaire qui lui conseille de tourner la page si elle a peur de dire qui l’a agressée ou si elle ne sent pas la force de porter plainte. Ce passage m’a tout simplement révoltée. Pas parce que la série a osé montrer ce qui se passe souvent pour les victimes de viol mais parce que c’est malheureusement la réalité que rencontrent nombre victimes d’agressions sexuelles lorsqu’elles osent en parler, à savoir souvent le déni total de la part de leur interlocuteur. Non seulement, elles sont atteintes dans leur chair mais aussi dans leur parole. Il est déjà difficile d’en parler mais de voir que personne, et surtout un adulte, ne vous soutient, est tout simplement honteux. Cette attitude non seulement protège les agresseurs mais entretient cette culture du viol qui règne sur ces campus.

L’acteur incarnant Clay a également bien interprété cet adolescent qu’on sent mal dans sa peau et qui cherche à (se) comprendre, à travers l’écoute des cassettes laissées par Hannah et dont l’évolution suit le parcours d’Hannah en miroir. Même s’il peut exaspérer par ses nombreuses tergiversations lorsqu’il découvre certains faits racontés par Hannah, j’ai trouvé qu’il a, au cours des 13 épisodes, su à sa façon, se libérer et à appris à s’affirmer.

Petite mention pour l’actrice qui interprète Jessica qui a su jouer avec brio toute l’ambivalence d’un personnage.

Côté intrigue, beaucoup ont reproché, avec raison, aux scénaristes de ne pas avoir mise en avant la dépression dont souffrait très certainement l’héroïne ainsi que ses véritables motivations. Très personnellement, en dépit de cela, je pense que ce parti pris est justement intéressant. Il ne faut pas oublier qu’on a une version audio de la vie d’Hannah et qu’on peut considérer les flash back, non pas comme la vérité vraie et objective des faits qui ont conduit Hannah à mettre fin à ses jours, mais bien les souvenirs de Clay de ces moments en question et de son interprétation imagée après écoute. De plus, on laisse au spectateur le soin d’interpréter ses motivations. Vengeance ou faire éclater la vérité? Finalement, Hannah n’aurait pas orchestré tout cela dans le but de seulement se venger de ses bourreaux au lieu de les dénoncer?

Concernant le suicide, là aussi, c’est assez personnel mais cette me paraissait (je vais peut être vous choquer et mon explication ne va pas vous paraître claire) mais indispensable à la série. En effet, la série commence une ou deux semaines après son décès. Quand Clay a en sa possession les fameuses cassettes, Hannah commence à raconter son vécu des mois avant son suicide. Et, la mise sur pellicule ce suicide acte finalement ce qu’on savait, qu’Hannah avait mis fin à ses jours. Sa mort n’était plus quelque chose d’abstrait mais quelque chose de devenu concret.

Néanmoins, la série n’est pas exempt de défaut. Le gros défaut à mon avis reste la fin qui laisse présager une seconde saison avec, probablement une tuerie de masse par un des personnages à la fois clé et pourtant en retrait dans la série, à savoir Tyler.  Je trouve que cela était tout à fais dispensable, d’autant qu’on peut craindre un redit avec treize cassettes qui expliquerait, si évidemment les rumeurs sur cette 2nde saison se confirme, la possible tuerie de masse par Tyler. Là où, justement, la série avait su se montrer originale et fougueuse dans le message délivré en toute fin en frappant très fort, je crains que la 2nde saison sombre dans la surenchère. Même si, come j’ai pu le lire ça et là, cela ferait plaisir de voir Bryce derrière les barreaux.
D’autres personnages en retrait mais qu’il aurait été intéressant de voir beaucoup plus développés tout comme leur relation avec Hannah. Je pense en particulier à Tony qui, lui aussi, se montre finalement, très ambivalent face aux évènements.

En conclusion, 13 reasons why a été pour moi une excellente découverte et que je recommande vraiment. Elle amène tout un tas de réflexions dont les réponses ne sont pas dans la série mais qui oblige le spectacteur à réflechir au delà.

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Chronique Série – Hannibal (saison1)

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Titre : Hannibal
Genre : Thriller, horreur, psychologique
Année : 2013
NB d’épisodes de la Saison 1 : 13 épisodes de 43 min

Résumé

Will Graham, professeur en criminologie à l’académie du FBI mais n’ayant pas le statut d’Agent Spécial (il a échoué aux tests psychologiques), est recruté par Jack Crawford, chef de la Division des Sciences Comportementales, qui souhaite utiliser son « talent » sur une enquête problématique. Graham souffre en effet d’une forme d’empathie extrême qui lui permet de « se mettre dans la peau » de n’importe quel sujet, de ressentir ses émotions et de comprendre son raisonnement. Cependant, ce don est très lourd à assumer psychologiquement et le condamne à une existence asociale.

Will ne bénéficiant pas du statut d’Agent Spécial, il doit obtenir l’approbation d’un psychiatre pour intervenir sur le terrain. Son suivi est donc confié au Dr Hannibal Lecter par Jack Crawford, qui souhaite garder cette collaboration discrète en évitant de faire appel à un psychologue du FBI. Il est alors loin de se douter que ce fin gastronome aux manières impeccables est en fait le meurtrier le plus recherché de Baltimore…

Mon avis

Chronique réalisée dans le cadre de Movie/Serie/Book Challenge 2017

Pour le challenge lancée par Tinalakiller, je vous propose une série dans les catégories Policier/Thriller et un série avec un prénom dans le titre

Très grande fan de l’univers de Thomas Harris et du film Le Silence des agneaux, à l’annonce de la série Hannibal, je n’ai pu que me réjouir à l’idée de retrouver le plus célèbre cannibal du cinéma, Hannibal Lecter. Sobrement intitulée du prénom de notre héros, la série nous propose une plongée vertigineuse dans le duel entre le profiler Will Graham et notre fin gourmet de chair humaine, Hannibal le cannibal. Je le dis en toute honnêteté, cette série fait partie de mon top 10 des séries sorties ces dernières années.

La série se démarque radicalement de son auguste aînée cinématographique avec une ambiance feutrée avec de grands moments de contemplations avec des séquences où la violence éclate intelligemment. On sent que Mad Mikkelsen s’est approprié à sa manière le personnage d’Hannibal en le dépoussiérant sans chercher à copier son illustre modèle que fut Anthony Hopkins des années auparavant. Sous son costume soigné, son visage à l’expression indéchiffrable, il parvient à donner à notre anthropophage préféré le côté inhumain du monstre qu’il est réellement et qu’il cache avec talent sous une allure distinguée et raffinée.
Le personnage de Will Graham est également brillamment interprété par Hugh Drancy qui parvient habillement à nous faire douter de sa propre perception de la réalité. Plus qu’un cauchemard éveillé, on peut parler dans son cas de folie éveillée puisqu’il lui-même ne parvient parfois plus à savoir ce qui est vrai et ce qui est dans sa tête. La manipulation mentale auquel se livre Hannibal et dont il est victime nous entraîne à nous poser la question de sa santé et même de ses propres limites. Il peut basculer lui-même à son tour dans le meurtre.
Les autres personnages sont tout autant soigné et ne bénéficient pas forcément d’un destin enviable à l’image d’Abigail ou même de l’agent Crawford, là aussi brillamment interprété par Laurence Fishburne et dont le rôle ne se résume pas qu’à encadrer son équipe.

Loin des séries du type Profiler ou Esprits Criminels, Hannibal propose une vision presque onirique de la démence. Même si on retrouve le code propre à un thriller avec des psychopathes avec quelques grandes lignes narratives (un ou plusieurs meurtres suivis d’une traque du criminel), les meurtres sont certes loin d’un meurtre « réel »avec des mobiles réalistes (untel transforme les gens en jardins, un autre en violioncelle etc), néanmoins, on sent toute la folie qui peut se nicher en tout un chacun.

L’épisode finale en est le triste reflet avec l’internement de Graham alors que le vrai tueur, à savoir Hannibal, lui rend ironiquement visite. Graham, pourtant persuadé d’avoir mis à jour le vrai visage de son psychatre, parvient quand même à semer le doute sur sa propre santé mentale.

En conclusion, la saison 1 d’Hannibal est plus que brillante, intelligente et une réappropriation fascinante de l’oeuvre de Thomas Harris.

Chronique série – The Exorcist

The Exorcist
Genre Drame, Epouvante-horreur
Nb d’épisodes/Saison : 10 épisodes pour une saison unique

Résumé
Rien ne va plus chez les Rance : le père commence à perdre la tête, la fille aînée est recluse dans sa chambre depuis son retour de l’université et la mère entend des voix dans les murs de la maison. Pour cette dernière, tout ceci est l’œuvre d’une force démoniaque. Persuadée que sa famille est en danger, elle fait appel au Père Tomas Ortega, lequel est amené à croiser la route du mystérieux Père Marcus Lang. Un monde dans lequel se jouent des forces maléfiques se révèle peu à peu…

Mon avis

Tout juste vu le 10eme et ultime épisode de la série The Exorcist, je viens à vous pour vous livrer mes premières impressions et le bilan global de la série.

Séquelle de la célèbre saga horrifique et démoniaque du même nom, The Exorcist a été une sacrée et très bonne suprise, loin des navets infâmes que furent L’exorciste 2 & 3 qui n’ont été finalement que des prétextes pour rentabiliser une franchise au succès non démenti.

Plutôt dubitative à l’annonce de la série sur l’adaptation en format série du genre démon & exorcisme, format qui, disons-le, accouche de vraies merveilles comme de gros bons bides d’autant quand ils sont adaptés de films, le format ne s’y prêtant pas toujours, le créateur de la série, Jeremy Slater, a su habilement reprendre l’histoire du premier film pour proposer une véritable suite, travaillée en profondeur tant au niveau des personnages que de l’intrigue générale et la seconde en parallèle avec la venue du Pape à Chicago et le complot qui se trame autours de lui avec les Frères de l’Ascension.

Les deux exorcistes, Marcus et Tomas ont été soigneusement pensés tant dans leurs psychologie que dans leurs histoires personnelles. Leurs doutes, leurs erreurs se reflètent en miroir tout le long la série, renforçant leur côté humain avec ses faiblesses.
Les autres personnages (je vais venir plus loin sur le cas d’Angela/Regan) sont également intéressants et loin d’être négligés, chacun jouant le rôle qui doit conduire à la conclusion finale. Si au départ, Casey, la fille d’Henry et Angela a un rôle de première importance puisque c’est elle qui est possédée par Pazuzu, l’actrice parvient avec brio à jouer les deux facettes, Casey la gentille et Casey la possédée. Je dirai même qu’en matière de personnage exorcisé, elle est aussi impressionnante et terrifiante que la jeune Linda Blair en son temps dans le film éponyme.Venons-en maintenant au cas Angela/Regan, le véritable personnage central de l’histoire et épine dorsale de l’intrigue. Même si après réflexion, le twist de l’épisode 5 où on découvre qu’Angela est en réalité Regan McNeil peut paraître à postériori téléphoné, le twist reste bien géré. On commence à deviner les objectifs de Pazuzu et aux raisons pour lesquelles il s’en est pris à Casey avant le changement radical qui s’opère chez cette mère en proie aux doutes après qu’elle ait invité le démon à entrer en elle pour sauver sa fille.

On pourrait regretter un final qui nous laisse sur notre faim et qui aurait présagé une saison 2 déjà enterrée, ce qui est fort regrettable tant cette unique saison a su à travers sa propre vision du film mythique développer une histoire qui, si elle a su rester fidèle au film, a également proposer une suite cohérente, sans surenchère.

En conclusion, The Exorcist est, à mon avis, une des meilleures séries de cette année 2016.

Chronique Série TV – Plebs

Titre : Plebs

Genre : comédie (interdit aux moins de 15ans – classification UK)

Réalisateur : Tom Basden, Sam Leifer

Nb. de saisons : 2

Nb. d’épisodes : 14

Durée : 25 minutes

Résumé

La série suit les aventures de deux amis, Marcus et Stylax ainsi que Grumio, l’esclave paresseux de Marcus. Marcus et Stylax partagent un appartement en banlieue, travaillent comme copieur et déchiqueteur dans un bureau dirigé par une patronne autoritaire et snob, Flavia, tentent de se faire une place dans la société et rêvent aux filles. Stylax cherche sans cesse à multiplier les aventures sexuelles et se faire inviter dans les soirées à la mode. Marcus, plus réservé, souvent malchanceux, espère séduire une jeune bretonne, tout juste arrivée de son île natale et qui s’est installée avec son esclave Metella dans l’appartement voisin.

La série joue systématiquement sur les anachronismes et la transposition des réalités, interrogations et problèmes du monde actuel.

Mon avis

Pour changer un peu, laissez-moi vous proposer une chronique d’une série TV qui a été un petit coup de coeur. Mélange secoué totalement improbable de Kaamelott, de Workaholics et d’humour le plus graveleux et en dessous de la ceinture possible, Plebs est une série totalement déjantée mettant en scène trois jeunes hommes, Marcus, Stylax et l’esclave Grumio (une sorte de Grumpy cat à tête de champignon) vivant dans une insula (l’ancêtre des HLM pour simplifier) avec pour ambition de gravir l’échelle sociale. Chaque épisode est prétexte à divers quiproquos, souvent autours du sexe, il faut l’avouer. D’où l’interdiction (justifiée) aux moins de 15ans.

Série inédite en France, chaque épisode tourne autours d’un sujet avec pour fil rouge : l’amour sans espoir de Marcus, une sorte de geek avant l’heure malchanceux et enchaînant les maladresses, pour la jolie mais stupide Cynthia, la bretonne débarquée fraîchement à Rome dans l’espoir de devenir actrice, les aventures sexuelles et sans prise de tête de Stylax, un obsédé sexuel, qui finissent souvent en eau de boudin et l’amour inconditionnel de Grumio pour la nourriture et la paresse. Bourrée volontairement d’anachronismes en tout genre entre le langage plutôt fleuri (hum hum) de Stylax, le proprio trafiquant de drogue, Flavia la supérieure de nos deux héros, sorte de Lisa Cuddy version romaine riche et snob, tout en reprenant les clichés habituels sur la Rome antique (les orgies, régler des problèmes cruciaux dans les latrines), la série utilise des problématiques bien actuelles comme sujet. Que ce soit sur la question de l’emploi avec les jobs sans avenir que font nos héros, l’ascension sociale basée sur l’apparence et les sorties dans les endroits branchés de Rome, l’intégration avec l’arrivée d’une joyeuse troupe de Traces vendeurs de bananes ou même les petits trafics du proprio avare et dénué de scrupules ou d’autres sujets.

Les décors et les costumes sont plutôt soignés pour une comédie qui ne se prend pas au sérieux. On sent dans le jeu des acteurs qu’ils prennent plaisir dans leurs rôles de jeunes romains décalés qui cherchent leur place dans Rome, ville grouillante de vie et frémissante de tentations en tout genre.

A découvrir si vous appréciez l’humour bien graveleux.

Chronique K-Drama – The Devil – Lucifer (version complète)

Titre alternatif : Mawang
Titre original : 마왕
Pays : Corée du Sud
Episodes : 20
Diffusion : 2007
Réalisateur : Park Chan Hong
Scénariste : Kim Ji Wu (scénariste)
Producteur en chef : Lee Deok Geon
Directeur de la photographie : Gwon Hyeok Gyun
Chaine TV : KBS2
Genres : Drame – Policier – Thriller
Acteurs : Joo Ji Hoon ,Eom Tae Wung ,Shin Mina
Diffusion VF : KazeTV

Résumé

L’inspecteur Kang Oh-soo est face à deux meurtres qu’il n’arrive pas à résoudre. Les deux affaires semblent n’avoir aucun lien et les deux meurtriers ne se connaissent pas. Pourtant, les victimes avaient chacunes reçu une carte de tarot accompagnée d’une lettre de menace juste avant leur mort, et l’avocat chargé de la défense est le même dans les deux affaires : Maître Oh Seung-ah.

Dans l’impasse, Kang Oh-soo décide de faire appel à Seo Hae-in, une jeune femme doté d’un don particulier : toucher les objets déclenche chez elle la vision des gens qui les ont eu entre les mains. Hae-in s’est découverte cette facultée douze ans au paravant, quand elle a été le témoin du meurtre d’un lycéen par un groupe de camarades de sa classe, alors qu’elle se trouvait à plusieurs centaines de mètres de la scène. Le jeune criminel n’était autre que Kang Oh-soo, aujourd’hui repenti mais toujours hanté par ce souvenir. Par ailleurs, Hae-in se révèle également être l’artiste qui a dessiné les cartes de tarot envoyée au victimes.

Dae-shik, le meilleur ami de Oh-soo reçoit à son tour une carte, puis il est assassiné et là encore, Oh Seung-Ah choisit de défendre le coupable. Il n’y a plus aucun doute quant aux raisons de ces meutres : quelqu’un essaye de venger la mort du lycéen tué il y a 12 ans en faisant assassiner toutes les personnes plus ou moins impliquées. Mais qui se cache derrière ce plan machiavélique ?

Mon avis

J’ai terminé enfin le visionnage de The Devil (après tous les orages qui m’ont coupé le courant et mes jours de travail). Et je vais vous livrer mon impression globale de ce drama.

Je peux le dire : ma première impression a été la bonne, ce drama est réellement un petit bijou. L’intrigue est complexe, le jeu des acteurs est, pour l’ensemble, plutôt réussi. Les petits défauts n’ont malheureusement pas été corrigés, en particulier les tremblements de caméra mais cela n’enlève pas la qualité de cette série, bien que sur le final, c’est un peu dommageable. Les relations entre les personnages sont particulièrement fouillées et très souvent un peu tordues, notamment entre le manipulateur et le flic. On n’est loin des séries américaines où tout le monde couche avec tout le monde au bout de deux épisodes, on voit bien qu’on est en Asie, les personnages sont dans la retenue. En tant que shippeuse, j’étais un peu triste que la relation entre le manipulateur et la jeune fille soit restée purement platonique mais ça reste une appréciation personnelle. Un autre détail, mais là aussi, très personnel, j’étais un peu perdue, n’étant pas habituée à regarder des drama coréens, dans les noms et prénoms des personnages. Par chance, chaque personnage est très caractéristique par le jeu des acteurs et le rôle que chacun joue dans le scénario.

Le manipulateur fait au début énormément penser à Light de Death Note mais, peu à peu, on découvre un personnage plus complexe et plus torturé que l’image de froideur absolue qu’il dégage. L’inspecteur nous révèle peu à peu son passé qui le tourmente (et il y a de quoi) et la recherche de son impossible rédemption. Quant à la jeune fille, j’ignore si c’est naturel, mais elle dégageait une véritable lumière dans cet univers sombre.

Les nombreuses références à l’univers de Dante et de sa divine comédie reliées à l’univers symbolique du tarot fourmillent de détails, on voit que le réalisateur s’était richement documenté pour son drama. J’ai d’ailleurs pu enrichir ma culture personnelle grâce à de nombreuses citations tirées d’ouvrages aussi divers que variés.

Le final quant à lui est à la hauteur de la série. Il n’y a pas eu de relâchement comme je l’ai craint au début. C’est d’ailleurs l’une des rares fois où la fin m’a boulversée au point que j’aurai voulu une happy end.

Certaines choses peuvent surprendre, notamment le choix de la musique en fin d’épisode, dynamique et entraînant même si c’est la mort d’un personnage. Mais ce parti pris est très intéressant. Et dès qu’on entendait cette musique, on était en haleine, dans la hâte de savoir ce que nous réservait le cliffhanger de la fin d’épisode. D’ailleurs, habituellement, dans nombre de séries, les surprises n’en sont plus. Et dans ce drama, ce n’est pas le cas. J’ai été plein de fois prise au dépourvu, qui montre pour moi une série avec du vrai suspens.

En conclusion, The Devil est un excellent drama qui mérite d’être découvert.

 

Chronique K-Drama – The Devil – Lucifer

Titre alternatif : Mawang
Titre original : 마왕
Pays : Corée du Sud
Episodes : 20
Diffusion : 2007
Réalisateur : Park Chan Hong
Scénariste : Kim Ji Wu (scénariste)
Producteur en chef : Lee Deok Geon
Directeur de la photographie : Gwon Hyeok Gyun
Chaine TV : KBS2
Genres : Drame – Policier – Thriller
Acteurs : Joo Ji Hoon ,Eom Tae Wung ,Shin Mina
Diffusion VF : KazeTV

Résumé

L’inspecteur Kang Oh-soo est face à deux meurtres qu’il n’arrive pas à résoudre. Les deux affaires semblent n’avoir aucun lien et les deux meurtriers ne se connaissent pas. Pourtant, les victimes avaient chacunes reçu une carte de tarot accompagnée d’une lettre de menace juste avant leur mort, et l’avocat chargé de la défense est le même dans les deux affaires : Maître Oh Seung-ah.

Dans l’impasse, Kang Oh-soo décide de faire appel à Seo Hae-in, une jeune femme doté d’un don particulier : toucher les objets déclenche chez elle la vision des gens qui les ont eu entre les mains. Hae-in s’est découverte cette facultée douze ans au paravant, quand elle a été le témoin du meurtre d’un lycéen par un groupe de camarades de sa classe, alors qu’elle se trouvait à plusieurs centaines de mètres de la scène. Le jeune criminel n’était autre que Kang Oh-soo, aujourd’hui repenti mais toujours hanté par ce souvenir. Par ailleurs, Hae-in se révèle également être l’artiste qui a dessiné les cartes de tarot envoyée au victimes.

Dae-shik, le meilleur ami de Oh-soo reçoit à son tour une carte, puis il est assassiné et là encore, Oh Seung-Ah choisit de défendre le coupable. Il n’y a plus aucun doute quant aux raisons de ces meutres : quelqu’un essaye de venger la mort du lycéen tué il y a 12 ans en faisant assassiner toutes les personnes plus ou moins impliquées. Mais qui se cache derrière ce plan machiavélique ?

Mon avis

Découvert totalement par hasard, ce petit bijou de drama a été un coup de coeur immédiat. Bon, je n’ai vu que deux épisodes (le douzième… oui, je suis tombée sur le douzième épisode et c’est ce qui m’a motivée à téBIIIIP la série).

J’étais souvent dans le stéréotype drama = romance scolaire (notez, je ne suis pas réfractaire à la school romance, loin de là, déjà, parce qu’en en écrivant moi-même, ce serait faire preuve de mauvaise foi et puis, c’est sympa pour se détendre, une histoire d’amour sur fond de vie lycéenne. Mais je trouvais que la plupart des drama restaient très basiques). Et là, surprise, je tombe sur The Devil, un polar rudement bien ficelé. Je ne peux juger l’ensemble de la série mais les deux épisodes (et le troisième en cours de visionnage pendant cette chronique) m’ont convaincu que ce drama est un petit bijou.

L’intrigue qui semble démarrer sur une banale histoire de tueur en série nous dévoile une sombre vengeance. Le jeu des acteurs est plutôt pas mal, notamment le mystérieux avocat qui me fait beaucoup penser à Light de Death Note par sa froideur et son côté manipulateur. La présence d’un personnage qui possède un don paranormal n’est pas récent dans un polar mais c’est plutôt rare le don de psychométrie (la possibilité de voir le passif en touchant simplement un objet.). L’inspecteur Kang est un personnage très intéressant, avec un sombre passé et des relations troubles mais qui ne l’empêche pas d’avoir des moments d’humour. Il me fait un peu penser à l’inspecteur Quentin dans le manga Cat’s Eyes.

La série regorge de symboliques et de référence à la fois à la psychatrie, à la religion et d’une façon à la spiritualité. Et chose notable, on n’oublie pas qu’on est en Corée du Sud, montrant bien que le réalisateur ne veut pas faire un copier collé des séries policières américaines.

La série n’est pas exempt de défaut dont un auquel il faut s’habituer, c’est les moments de tremblements de la caméra. Ce n’est pas toujours le cas mais, c’est un peu agaçant.

Bref, je pense que ce drama mérite d’être découvert. Et dès la fin de mon visionnage, je vous proposerai une critique plus longue.