Chronique Spectacle/Théatre – On va tâcher moyen

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Réalisation : Serge Papagalli
Genre : théatre, comédie
Sortie : 2011

Résumé

Le nouveau spectacle dauphinois écrit et mis en scène par Serge PAPAGALLI
« on va tâcher moyen »

Souvenez- vous du «Dauphiné Libéré » et de « On est pas des quand même ».
La famille Maudru, agriculteurs dauphinois en moyenne montagne se battait pour survivre face à la mondialisation mondiale et aux grandes surfaces qui n’écrasent pas que les prix !

Le père Maudru, Aimé, brave homme au caractère sanguin et sa femme Louise, petite femme nerveuse et pleine d’énergie, avaient finalement accepté de monter un gîte rural pour sauver leur ferme de la faillite.

Hé bien voilà… la saga continue et le gîte rural est né. Une chambre, une seule, mais qu’il va falloir faire fonctionner. Louise, la mère, Aimé, le chef de famille, feront ce qu’ils pourront …ils vont : « tâcher moyen ! »
Heureusement le fils, Fernand, l’éternel célibataire et soutien de famille, et Désiré, le neveu un peu simplet à cause des études qui lui ont fait « péter les boyaux de la tête », sont toujours là pour aider à faire tourner la maison.

Arriveront-ils à satisfaire la première cliente du gîte, une ancienne prof déprimée à la retraite qui s’est convertie à la culture bio zen ? Arriveront-ils à louer le champ de maïs pour une « rave-party » ? Y arriveront-ils ? On va tâcher moyen de vous y dire ! Comme nous tâchons moyen d’avancer et de tenir bon dans ce monde de plus en plus féroce et surtout, comme dirait Edmond Rostand, pour « les petits, les obscurs les sans grades » !

Mon avis

Pour cette nouvelle chronique, j’ai eu envie de changer un peu de ton et de genre en vous proposant l’un des spectacles de l’acteur Serge Papagalli, connu d’abord par les non-Dauphinois comme l’inarrable paysan Guethenoc dans la série culte (et accessoirement une de mes séries cultissimes dont je me plais à citer régulèrement et le plus totalement hors contexte possible les répliques façon Perceval) Kaamelott.

Pour la Dauphinoise que je suis, je ne peux que suivre ses spectacles et ses courtes interventions le matin sur France Bleu Isère (dont je vous invite à télécharger les podcasts, disponibles dans le catalogue de la radio). « On va tâchez moyen » est sans doute mon spectacle préféré de la famille Mandru écrit et réalisé parl’intarissable acteur à l’accent bien d’chez nous, comme dirait l’autre.

Sans vouloir faire du chauvinisme dauphinois et isérois, si pour beaucoup de spectateurs (toujours non dauphinois) ou de la grand ville comme on dit puis, nombre d’expressions, prononciations risquent d’échapper, pour les isérois fiers de leur folklore (et qui mâchent un peu de patois), c’est une heure de rigolade et de bons fous rire. Il est dommage dans la chronique de ne pas pouvoir faire ressentir tout le côté drôle et attachant de cet accent dauphinois qui, pourtant, gênait tant Stendhal (originaire de Grenoble) et, parfois, moi-même, je dois bien l’avouer. Pour vous, et rien que pour vous, j’ai agrémenté cette chronique de ces travers de langage qui se feraient étrangler bien des professeurs de français en avalant leur pétafine. Et oui et oui et oui…

On y retrouve avec une certaine tendresse l’image du Dauphinois nourri au grain, le mollet ferme dans la botte en caoutchouc, de la Mathésine jusqu’au Trièves. On pourrait même y voir un petit soupçon de nos Terres Froides. Même si tout le folklore ne peut pas être évoqué (mais où sont les noix de Grenoble?), ce spectacle est un vrai régal.

En conclusion, j’le dis bien haut : « On est pas des quand même! »

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Chronique Musique – concert/Album Live – Epica Retrospect 10th Anniversary

Sortie : 12 novembre 2013

Enregistré : 23 mars 2013 à Eindhoven (Pays-Bas)
Durée : 2h59
Genre : Metal symphonique

Retrospect est le 3eme album live du groupe de Metal Symphonique Epica, album et DVD réalisés suite au concert des 10ans du groupe à Eindhoven aux Pays-Bas, le 23 mars. A cette occasion, l’orchestre de chambre hongrois Reményi Ede et le choeur du théatre nationale de Miskolc ainsi que des invités telles Floor Jansen (Nightwish) accompagnent le groupe.

Membres du groupe

Simone Simons – chanteuse, mezzo-soprano
Mark Jansen – Guitare rythmique, chant guttual
Isaac Delahaye – guitare, choriste
Rob van der Loo – basse
Coen Janssen – synthétiseur, piano
Ariën van Weesenbeek – batterie, chant guttual

Liste des chansons (présents aussi sur les CDs)

CD 1

1. Introspect
2. Monopoly on Truth
3. Sensorium
4. Unleashed
5. Martyr of the Free World
6. Chasing the Dragon
7. Presto
8. Never Enough
9. Stabat Mater Dolorosa
10. Twin Flames

CD 2

1. Serenade of Self Destruction
2. Orchestral Medley
3. The Divine Conspiracy
4. Delirium
5. Blank Infinity
6. The Obsessive Devotion
7. Retrospect
8. Battle of the Heroes & Imperial March
9. Quietus
10. The Phantom Agony

CD 3

1. Cry for the Moon
2. Sancta Terra
3. Design Your Universe
4. Storm the Sorrow
5. Consign to Oblivion
6. Outrospect

Mon avis

Pour ce nouvel article, je vous propose une chronique un peu spéciale, dédiée à un concert, auquel je n’ai pas assisté en direct mais que j’ai pu visionner grâce au DVD.

Il n’y a pas à dire, Epica a mis les petits plats dans les grands pour son 10eme anniversaire. Le show est juste incroyable et parfaitement millimétré. 70 musiciens classiques (violonistes, violoncellistes et autres), une chorale plus le groupe, on peut dire que ceux qui ont assisté en direct au concert en ont eu pour leur argent. Epica ne s’est pas moqué d’eux.

Simone Simons est au sommet de sa forme et de sa voix même si je pense qu’elle aurait pu monter sa voix d’une octave (après, je ne critique pas, maintenir l’ambiance de fête, danser, le headbang tout ça tout ça, elle a dû ménager ses cordes vocales, ce qui se comprend parfaitement). Les autres membres du groupe ne sont pas en reste. Les musiciens classiques et la chorale sont également incroyables et les passages classiques mêlés avec de la guitare (notamment Presto qui est une interprétation de l’Eté de Vivaldi) montrent, pour moi, que Metal et musique classique sont parfaitement compatibles.

Le choix des chansons dont beaucoup sont les « tubes » du groupe comme Unleash, Sensorium, Cry for the moon ou, évidemment, le magnifique Phantom Agony sont toujours aussi magnifiques.

En conclusion, un seul regret : ne pas avoir pu m’y rendre tant le spectacle en vaut le coup d’oeil. En espérant que si je me rends à un prochain Hellfest, Epica y soit.